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ONU, la courageuse Valérie Trierweiler "Pour briser le silence du drame des femmes violées en RDC"

La compagne de François Hollande a présidé jeudi un panel en marge de la session du Conseil des droits de l`Homme de l`ONU, à  Genève. ``J`espère faire sortir du silence ce drame, un drame dont on ne parle pas, qui dure depuis plus de 20 ans: 500.000 femmes ont été violées», a-t-elle déclaré, entourée de Paul Nsapu Mukulu, le secrétaire général de la Fédération internationale des droits de l`Homme (FIDH).

Paul Nsapu Mukulu, le secrétaire général de la Fédération internationale des droits de l`Homme (FIDH) et Valérie Trierweiler, Présidente de France Libertés. Photo Réveil FM

Devant de nombreux ambassadeurs de pays occidentaux et de pays africains, elle a demandé que le Conseil des Droits de l'Homme "dans sa prochaine session en septembre adopte une résolution pour mettre fin à  l'impunité", alors qu'elle présidait un panel en parallèle à  la session du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU."La France soutiendra cette résolution de façon active", a-t-elle ajouté. "J'espère faire sortir du silence ce drame, un drame dont on ne parle pas, qui dure depuis plus de vingt ans, 500.000 femmes ont été violées", a-t-elle déclaré. Mme Trierweiler intervenait comme "ambassadrice" de la Fondation France Libertés, co-organisatrice de l'évènement avec la FIDH, la Fédération Internationale des Droits de l'Homme.

Valérie Trierweiler, Présidente de France Libertés. Photo Réveil FM

"Si ma petite voix peut apporter quelque chose", a commenté pour les journalistes la Première dame en rappelant qu'elle s'était rendue en RDC en octobre avec le président François Hollande à  l'occasion du Sommet de la Francophonie. Elle y avait rencontré des victimes de viols.

Pour France-Libertés il s'agit de soutenir les différentes mesures et initiatives déjà  prises par la communauté internationale face à  ce drame qui a fait du viol et des mutilations des femmes "une arme de guerre" dans les conflits qui ravagent l'est de la RDC.

Mais il faut aussi créer des "gardes fous afin d'éviter davantage de dommages infligés aux civils" avec un mécanisme onusien, comme un expert indépendant, pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme et des victimes des violations.

"Nous espérons que votre engagement personnel va permettre de créer un espace de dialogue pour nous battre ensemble", a souligné un représentant de l'organisation Onusida, rappelant que 20% de ces femmes violées sont atteintes du sida et que les enfants qu'elles mettent au monde sont également atteints.

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