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Valérie Trierweiler à  l'ONU, Sebastien Mutomb Mujing déclare que le viol en RDC n'est qu'un épiphénomène

Depuis que plusieurs médias dont Réveil FM International ont annoncé le déplacement de Valérie Trierweiler à  l'ONU-Genève pour la cause des femmes congolaises violées au Kivu, le régime de Kinshasa a sombré dans le négationnisme. Le chargé d'affaires de Joseph Kabila, Sebastien Mutomb Mujing, qui a encore raté une occasion pour se taire, avait reçu une mission claire: il faut brouiller les cartes, nier publiquement que les femmes ne sont pas violées au Congo. Lui dont le légendaire absentéisme est connu de tous, Sebastien Mutomb Mujing était jeudi 30 mai 2013 dans la salle de conférence de Valérie Trierweiler. Pas tout seul avec son Atalaku, un chroniqueur musical qui jouait du rabatteur pour brouiller les conférenciers sur les vraies réalités du viol en République démocratique du Congo. Fort heureusement, comprenant la manœ“uvre ni Valérie Trierweiler, ni Paul Nsapu encore moins l'ambassadeur de France auprès de l'ONU n'ont cédé à  la tentation de s'écarter de la ligne qu'ils s'étaient fixés pour atteindre leurs objectifs. Sebastien Mutomb Mujing, le chargé d'affaires ai Ad vitam à¦ternam intervenant dans le panel, a réagi négativement à  l' appel de Valérie Trierweiler contre les viol des femmes congolaises dans les kivu, qualifiant les viols "d'épiphénomène", appelant à  "considérer le problème dans sa globalité (...) une conséquence de la guerre qui nous est imposée de l'étranger".

Jeudi 30 mai, Valérie Trierweiler à  l'ONU-Genève. Photo Réveil FM

Sébastien Mutomb Mujing, le chargé d'affaires de Joseph Kabila (premier à  gauche) a qualifié le viol des femmes congolaises d'épiphénomène. Photo Réveil FM

Un épiphénomène désigne ce qui se surajoute à  un phénomène sans exercer sur lui aucune influence1. Autrement dit, c'est une manifestation pure, un aspect ou une apparence particulière d'un phénomène sous-jacent, et non une manifestation possédant une réalité indépendante capable d'exercer une rétroaction sur le phénomène qui lui a donné naissance.

On qualifie d'épiphénomène un phénomène dont on suppose ne percevoir qu'une petite partie de ce qui est à  l'œ“uvre réellement. Un épiphénomène est donc la manifestation de mécanismes dont on ne connaît qu'une partie ou que l'on ne connaît pas encore. D'où le fait que l'épiphénomène soit usuellement considéré comme mineur et sans importance.

Projection du film: "Au Kivu, on viole et on massacre dans le silence" !

A Réveil FM International, nous avons toujours dit ouvertement que la mission diplomatique de la RDC auprès de l'ONU n'est pas bien tenue. Sébastien Mutomb Mujing est plus un enseignant son ancien métier qu'un diplomatique. En tentant de banaliser le viol des femmes congolaises pour sauver le régime dictatorial de Joseph kabila, Sébastien Mujing Mutomb pousse les gens bien intentionnés à  mieux fixer leurs projecteurs sur la République démocratique du Congo, devenue, la capitale mondiale du viol. àŠtre diplomate ne veut pas dire raconter des balivernes sur la vérité limpide comme l'eau de source, mais reconnaitre les insuffisance pour mieux avancer. Sébastien Mutomb Mujing n'a qu'aller se rhabiller ! Ses mensonges n'impressionnent que ceux qui ignorent encore qu'en République démocratique du Congo, Joseph Kabila dirige par défi car non légitime et non élu. Les institutions sont prises en otage par des mammouths joséphistes !

Interrogée sur la fameuse réaction de Sébastien Mutomb Mujing, Valérie Trierweiler a souligné qu'il "y a des diplomates qui sont là  pour ça", pour faire passer une résolution. Avant de présider ce panel, Mme Trierweiler s'est entretenue avec la Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'Homme, Mme Navi Pillay.

Jeudi 30 mai, le docteur Bernard Creze et Valérie Trierweiler dans le TGV Paris-Genève.

Elle regarde les montagnes suisses encore partiellement enneigées dans le train qui file vers Genève puis revient aux quatre pages du texte de ses "élements de discours" dans son dossier jaune. Mais il ne faut surtout pas dire que Valérie Trierweiler va faire un discours à  l'ONU. "Un discours, je ne sais pas faire", jure l'ambassadrice de France-Libertés. La compagne du chef de l'Etat était donc jeudi 30 mai au siège européen de l'ONU, à  l'occasion de la 23ème session du Conseil des Droits de l'homme, pour une "simple intervention" visant à  sensibiliser la communauté internationale aux centaines de milliers de viols en République Démocratique du Congo.

Installée avec ses deux gardes du corps, Patrice Biancone, son chef de cabinet, Emmanuel Poilà¢ne, directeur de la fondation Danielle-Mitterrand-France-Libertés et le professeur Bernard Creze, Valérie Trierweiler indique que le projet a débuté cinq mois avant.

Des horreurs de femmes violées du Kivu étaient décrites dans une tribune publiée le 25 décembre dans Le Monde intitulée "Au Kivu, on viole et on massacre dans le silence". Valérie Trierweiler raconte comment elle a récolté la signature de Jacques Chirac "via Claude Chirac", énumère fièrement les autres signataires - Robert Badinter, Yamina Benguigui, Abdou Diou ou encore Muhammad Ali - et lance, catégorique, "si on avait eu plus de temps, on en aurait eu beaucoup plus". Mais pendant que Valérie Trierweiler plaisante - "J'ai hérité du don du président qui est de faire pleuvoir" - les hommes chargés de la protéger sont sur les dents. Ils se lèvent fiévreusement à  chaque arrêt en gare, craignant une nouvelle confrontation avec les opposants au mariage homosexuel.

Arrivés à  la gare de Genève, pas un T-shirt "manif pour tous" en vue. Direction le palais des Nations.

Début de la 23ème Session du Conseil des Droits de l'Homme, co-organisée par la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme(FIDH).

L'ambassadrice de France-Libertés pose devant la dizaine de photographes. Son chef de cabinet s'installe derrière elle et tweete une photo de sa rencontre, en arrivant, quelques minutes plus tà´t, avec la Haut-Commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme. "Je voudrais d'abord dire combien je suis fière et heureuse d'être avec vous", commence d'une toute petite voix la Première dame venue demander le vote d'une résolution "pour mettre fin à  l'impunité" devant une cinquantaine de délégations internationales. Dont "un nombre impressionnant d'ambassadeurs qui ne seraient pas venus sans elle", selon l'appréciation de la FIDH.

Valérie Trierweiler poursuit en rappelant son voyage en RDC, en octobre 2012, et les mots de François Hollande : "Le corps des femmes est le nouveau champ de bataille des groupes et des forces armées.""Il s'agit de détruire leur appareil génital", précise-t-elle. Quelques minutes plus tard, illustration dans une vidéo volontairement choquante. L'horreur. Des images insoutenables de vagins perforés par des bà¢tons et des témoignages sur des viols de femmes et d'enfants. Certains à¢gés de trois ans. La salle grimace.

Le jeune représentant de Grande Bretagne devient blême. Chacun adopte un Chacun adopte une stratégie pour détourner les yeux. L'ancienne présentatrice de Direct 8 distribue ensuite la parole à  ceux assis à  ses cà´tés puis aux différentes délégations. Celle de la République Démocratique du Congo, assise au premier rang. La Belgique, l'ancienne puissance coloniale. Le Canada - "Merci madame la présidente, merci de votre leadership" et la mission permanente de la France à  Genève. Carambolage visuel étonnant. Alors que la salle évoque horrifiée les fistules, ces séquelles du viol, un projecteur diffuse une sélection automatique de tweets mentionnant @valtrier. Et l'on peut donc voir des tweets sarcastiques de la "manif pour tous" se moquant de "Pépère et la @Valtrier" défilant juste derrière la tête de Valérie Trierweiler pendant qu'elle s'exprime sur l'inextricable conflit congolais. Fin de "l'évènement parallèle".

Après un conciliabule avec trois ambassadeurs, la petite délégation française traverse l'immense palais des Nations.

Valérie Trierweier est attendue pour l'enregistrement d'une interview diffusée en début de soirée sur la radio télévision Suisse. Dernier rendez-vous avant de reprendre la route, une conférence de presse devant une quinzaine de journalistes. Outre les médias français, la presse suisse et plusieurs médias internationaux entendent Valérie Trierweiler répéter les mots de son compagnon - qu'elle appelle toujours très formellement "le président de la République" - et ajouter : Je crois qu'en commençant avec la RDC, on montrera l'exemple à  toute la planète. [...] Ce sont des femmes qui sont violées, dont on détruit l'appareil génital, pour qu'elles ne puissent pas se reproduire. Cela s'appelle un génocide. Interrogée sur son rà´le, l'ambassadrice de France-Libertés qui annonce une visite "prochainement"à  l'hà´pital de Panzi, en RDC - avec Yamina Benguigui et préconise la nomination d`un "expert indépendant", répond : Si ma petite voix peut apporter quelque chose... [...] Je n'arriverai pas à  moi seule à  mettre fin à  ce conflit qui dure depuis 20 ans. Il faut le relayer. Je suis là  pour être le porte-parole des femmes que nous n'entendons pas.

Quelques minutes plus tard, les policiers suisses ouvrent le convoi de voitures qui ramène Valérie Trierweiler à  la gare de Genève. Et les policiers suisses sont fà¢chés avec les feux rouges. Alors que l'ambassadeur disparaît à  l'horizon, petit point sur le quai de la gare, dans le train du retour, les gardes du corps sont beaucoup plus zen qu'à  l'aller. Leur patronne n'a pas été confrontée directement à  la poignée d'opposants au mariage homosexuel qui espéraient la rencontrer. Ils lui ont fait remettre une lettre.

"Vous pouvez tweeter qu'on arrive bientà´t à  Bellegarde si vous voulez", s'amusent-ils. Mais c'est Valérie Trierweiler qui dégaine l'un de ses deux iPhones et tweete pour ses 235.000 abonnés la vidéo de sensibilisation de France Libertés projetée plus tà´t: "Au Kivu, on viole et on massacre dans le silence" !

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