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Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, inaugure "Futur en Seine"

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, a inauguré "Futur en Seine", le festival du numérique, au CentQuatre, Paris 19e, en présence de Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises, de l'Innovation et de l'Economie numérique.

Paris, jeudi 13 juin, Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre et Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises, de l'Innovation et de l'Economie numérique à  l'inauguration de Futur en Seine. Photo Réveil FM


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Paris soigne son image de capitale de l'innovation face à  Londres

La capitale multiplie les incubateurs et les pépinières à  start-up.Futur en Seine, vitrine technologique, ouvre ses portes aujourd'hui.

La Manche, qui les sépare, est devenue un océan. Entre Paris et Londres se livre une bataille sans merci pour conquérir le titre de Tech City, ville numérique de demain. Dopée par ses JO, la capitale britannique s'est offert de dispendieuses campagnes de pubs (`` technology is GREAT Britain ») pour appà¢ter les start-up. Au grand agacement de Paris, qui se revendique en tête des palmarès. Pas en reste, la ville s'offre une vitrine de choix, le festival Futur en Seine, auquel ont assisté le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, la ministre de l'Innovation, Fleur Pellerin, mais aussi les incontournables candidates aux municipales, Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo.

Jean-Marc Ayrault avant de monter sur la tribune pour son discours. Photo Réveil FM

De fait, le sujet est devenu plus sensible depuis que la candidate de la droite pour 2014 s'appelle Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne ministre de l'Economie numérique. Face à  cette candidate aguerrie, la ville soigne encore plus son bilan. `` Le pari de la mandature, c'était 1 milliard d'euros investis et 100.000 mètres ­carrés d'incubateurs. Il sera tenu », martèle Jean-Louis Missika, adjoint au maire chargé de l'innovation. Paris reste une ville attractive pour les start-up : si les loyers sont élevés - plus qu'à  Berlin -, les diplà´més sont nombreux et les salaires compétitifs. `` Le niveau de compétences est comparable à  Paris, dans la Silicon Valley et à  Londres, mais les développeurs sont moins chers à  Paris », juge Hervé Parienti, cofondateur de l'agence de marketing digital Les Nuages.

Pour aller plus loin, la ville a créé son propre dispositif financier : Paris Innovation Amorçage (PIA), géré par Oséo, est doté de 21 millions d'euros. Surtout, elle a multiplié les pouponnières : on compte 26 incubateurs municipaux presque tous rempis et abritant 550 start-up sur les 3.000 abritées par Paris. Sans compter la dizaine d'incubateurs privés. La Mairie s'est empressée d'en revoir le modèle économique : leur taux de réussite devait plus à  leur sélectivité à  l'entrée qu'à  un bon accompagnement. `` Au lieu de ­subventionner les animateurs, maintenant nous donnons directement l'argent aux start-up, qui choisissent où elles vont », explique-t-elle. Une pression supplémentaire sur les incubateurs. On en trouve désormais de toutes sortes : petits ou gigantesques (Nord Express 8.000 mètres carrés, 600 emplois), publics ou privés, low cost ou plus haut de gamme, et bien sà»r, thématiques (arts, numérique, développement durable, tourisme.) Sans parvenir encore à  satisfaire tout le monde. `` Leur nombre est très insuffisant par rapport aux besoins et aux villes étrangères », déplore Patrick Dalsace, cofondateur du site LaFourchette, également critique sur les conditions d'admission.

Jean-Marc Ayrault visitant les stands de Futur en Seine. Photo Réveil FM

Incubation sur mesure

Pour attirer les grands comptes, la Ville Lumière a même inventé le ­concept d'incubation sur mesure pour les industriels. A la mi-2012, Renault essuie les plà¢tres avec un petit incubateur dédié à  la mobilité connectée à  Paris Massena, où 10 start-up sont accompagnées par des équipes du constructeur. A l'automne dernier, JCDecaux signe à  son tour avec le laboratoire Paris Région Innovation et sélectionne 5 jeunes pousses dans les services urbains connectés. Et en mars 2013, le Comptoir de l'Innovation lance le `` Social Good Lab », dédié à  l'entrepreneuriat social technologiquement innovant. Pour avoir la main sur les nouvelles technologies liées au ­tourisme, la ville a ­convaincu Aéroports de Paris, Sodexo Prestige ou Amadeus de monter le premier ­incubateur dédié à  cette thématique chère à  la capitale, qui sera inauguré, rue de Rennes, en 2014.

Edith Cresson, l'ancienne Première ministre dans l'assistance pour écouter Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

La ville revendique aussi de devenir `` un terrain d'expérimentation grandeur nature ».

Dans ses appels d'offres, elle laisse la porte ouverte à  l'innovation. Sans cela, Autolib'n'aurait sans doute jamais été remporté par Bolloré, qui n'est pas un constructeur automobile. `` On sent évoluer les esprits. Certains ont compris que l'innovation ne se résume pas à  la technologie et qu'il y a aussi des innovations d'usage qui doivent être testées, pour lesquelles il faut coller au marché », admet Marie-Vorgan Le Barzic, déléguée générale de Silicon Sentier, une association représentant les entreprises parisiennes du numérique.

Manque de marketing

Pour l'heure, les incubateurs ont essaimé dans Paris, au gré des projets urbanistiques. Certes, il existe bien, au coeur de la ville, un `` Silicon Sentier » qui vient de lancer une opération de `` crowdfunding » pour réunir les 250.000 euros nécessaires à  l'aménagement de son futur espace. Mais rien d'aussi formel qu'à  Londres. Les choses pourraient encore évoluer avec la décision du gouvernement de faire de la halle Freyssinet (13 arrondissement) un gigantesque incubateur, lieu emblématique du numérique. Le projet inquiète certaines collectivités qui redoutent une concentration des moyens sur cette seule halle. `` Paris et la région font beaucoup de choses, et très bien, mais cela manque un peu de marketing. Pour se faire connaître à  l'étranger, il faut une tour Eiffel du numérique, une figure ou un lieu plus incarné », justifie-t-on au gouvernement.

Autre point faible, que le gouvernement cherche à  combler le manque de relais à  l'international. De quoi, peut-être satisfaire la mairie, qui peine encore à  attirer les investissements étrangers dans la capitale.

Autre point faible, que le gouvernement cherche à  combler le manque de relais à  l'international. De quoi, peut-être satisfaire la mairie, qui peine encore à  attirer les investissements étrangers dans la capitale.

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