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Journée mondiale des réfugiés: L'ACAT publie "Paroles de réfugiés"

Le 20 juin, est célébrée partout dans le monde la Journée mondiale des réfugiés visant à  faire connaître la situation particulière et l`urgence dans laquelle se trouvent les dizaines de millions de réfugiés dans le monde. à€ cette occasion, l`ACAT vous invite à  découvrir le livre `` Je n`avais plus le choix, il fallait fuir. Paroles de réfugiés », qu`elle publie aux éditions Les Petits Matins.

Chaque année, l`ACAT accompagne plus de 200 personnes dans leurs démarches pour obtenir l`asile. `` Parmi tous ces récits, certains nous ont davantage frappés ou émus. Au-delà  des souffrances endurées, les paroles des réfugiés ont forcé notre admiration par leur volonté de résister ou celle de survivre » explique Florence Boreil, responsable des programmes France de l`ACAT en introduction de cet ouvrage. L`occasion de revenir sur les multiples embà»ches qui attendent les réfugiés dans leur parcours d`exil mais aussi d`examiner la situation du droit d`asile dans notre pays : un droit garanti par les conventions internationales et qui connaît pourtant d`inquiétantes restrictions, plaçant de nombreuses personnes en situation de grand danger.

L`asile, c`est l`ultime liberté qui reste lorsque l`on a perdu toutes les autres. Les hommes et les femmes qui témoignent dans cet ouvrage ont subi des persécutions en raison de leurs convictions politiques ou religieuses, de leur orientation sexuelle, pour avoir voulu s`opposer à  une injustice, parce qu`ils n`avaient pas la `` bonne » nationalité au bon endroit… Quelle que soit la cause de leur exil, tous le disent : ils n`avaient pas le choix, ils ont dà» fuir.

`` Je n'avais plus le choix, il fallait fuir » rassemble les témoignages de vingt réfugiés : ils racontent les persécutions de leur pays d'origine, la route pour atteindre l'Europe, et la survie en France pendant la demande d'asile. Florence Boreil, responsable `` Programmes Asile et Lieux d'enfermement » à  l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT)-France a coordonné la conception de cet ouvrage.

Florence Boreil, responsable `` Programmes Asile et Lieux d'enfermement » à  l'ACAT. Photo Réveil FM

Le changement de regard : une première étape pour améliorer le système

Le livre s'adresse à  un public large pour `` se défaire des idées reçues sur les réfugiés » et alerter sur `` les conditions d'accueil et sur le système de protection des personnes ».

`` Tout n'a pas été écrit car il est difficile de revenir sur le détail des persécutions et des actes de torture, précise Florence Boreil. Les réfugiés viennent de Guinée, du Cameroun, de Bangladesh, de Syrie... Ils ont fuit leur pays pour des raisons politiques, religieuses, d'orientation sexuelle, de mariage forcé ou d'esclavage. Ces récits aident à  poser un état des lieux sur la situation. Ils sont corroborés par les chercheurs de l'ACAT. »

Le service juridique de l'ACAT est présent auprès des réfugiés pour : leur expliquer la procédure, écrire leur histoire, les préparer à  la raconter, exercer les recours en cas de rejet de la demande, faire venir leur famille une fois la protection obtenue.

Un allègement des procédures à  la préfecture pour les demandeurs d'asile

Depuis quatre ans, la refonte des textes pour un régime d'asile européen commun (RAEC) est en projet. Le Parlement a approuvé ces règles le 12 juin 2013 : le nouveau système entrera en vigueur à  partir du second semestre 2015.

La procédure de demande d'asile peut durer parfois jusqu'à  trois ans. `` C'est très humiliant de savoir que vous dites vrai, que vous ne mentez pas, mais de n'être pas crue ». Les réfugiés, souvent fragilisés psychologiquement et physiquement, ne parlant pas la langue, ont des difficultés à  comprendre les démarches administratives compliqués et longues qui les attendent. Et ils n'ont pas toujours d'adresse fixe et ne peuvent travailler.

La durée de traitement d'un dossier devrait être limité à  six mois. `` Nous constatons que les gens sont de moins en moins aidés. En cas de rejet de sa demande par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), le réfugié ne reçoit aucune aide pour le recours », s'inquiète Florence Boreil.

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