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Ayrault "va continuer à  se battre" pour Marseille

Mardi 20 aoà»t 2013, cinq ministres et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault se rendent à  Marseille après la mort d'une 13e personne dans un règlement de comptes en 2013 et l'agression au couteau de deux passants en centre-ville ainsi que d'un infirmier aux urgences.

Refusant de délivrer un "message d'espoir virtuel", Jean-Marc Ayrault a répété, mardi lors d'une conférence de presse, la détermination du gouvernement à  "répondre à  l'urgence, à  savoir l'insécurité à  Marseille". Annonçant sa décision d'affecter 24 policiers "d'investigation" et une compagnie de CRS, le Premier ministre a souligné qu'"il y a des résultats".

Il y a un peu moins d'un an, le 6 septembre 2012, Jean-Marc Ayrault réunissait un comité interministériel consacré à  la ville de Marseille. Mardi, le Premier ministre revenait sur les lieux - "un peu plus tà´t que prévu", a-t-il reconnu devant la presse -, après une vague de faits divers mortels. Lors d'un discours, entouré de plusieurs de ses ministres dont Manuel Valls et Christiane Taubira, il a martelé "la détermination du gouvernement à  faire reculer la violence" dans la ville.

Jean-Marc Ayrault a également rappelé avoir déjà  défini, il y a un an, une "stratégie" pour "répondre à  l'urgence, à  savoir l'insécurité à  Marseille". "C'est une exigence légitime des citoyens", a-t-il reconnu avant d'insister sur le fait que cette stratégie, "qui est en oeuvre actuellement", portait déjà  ses fruits. "Il y a des résultats", a-t-il assuré avant de citer une série de statistiques. "La petite délinquance qui pourrit la vie des gens est en baisse", a-t-il encore martelé.

L'exécutif veut "secouer le cocotier"

Si la vague de faits divers, du meurtre sans préméditation au règlement de compte, éclipse ces résultats, le Premier ministre a reconnu qu'il "faut des mois pour mettre en œ“uvre" toutes les mesures décidées en septembre 2012. Pour renforcer les moyens déjà  débloqués l'an dernier, Jean-Marc Ayrault a toutefois annoncé avoir affecté 24 policiers d'investigation, "pour faire de l'enquête et trouver les coupables", ainsi qu'une compagnie de CRS supplémentaire.

"Vous croyez que par un coup de baguette de magique, nous allons régler des problèmes d'une telle ampleur? Non, mais nous nous y consacrons à  bras le corps", a-t-il ainsi assuré avant de lancer : "Le gouvernement va continuer à  se battre." C'est dans cette optique que le Premier ministre veut "secouer le cocotier", à  savoir "s'attaquer aux racines du mal", "aux portefeuilles des trafiquants". Plus généralement, il a assuré que "si Marseille a besoin de la France, mais la France a besoin de Marseille". "Marseille est une ville qu'on aime et qui peut jouer un rà´le extrêmement important", a-t-il encore insisté. Et de promettre qu'il reviendra, d'ici à  deux mois pour conclure un projet avec la métropole phocéenne et parler d'autre chose que d'insécurité.

Et de promettre qu'il reviendra, d'ici à  deux mois pour conclure un projet avec la métropole phocéenne et parler d'autre chose que d'insécurité.

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