Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Lausanne: Des journalistes étrangers visitent le Comité International Olympique "CIO"

Thème d'étude du voyage annuel: le Sport ! Organisé par le Département des affaires étrangères DFAE fédérale, une quinzaine de journalistes étrangers avaient répondu présents pour découvrir le sport en Suisse, le 30 et 31 aoà»t 2013. Lausanne abrite le siège du Comité international olympique (souvent abrégé en CIO) qui est une organisation créée par le Français Pierre de Coubertin en 1894, pour réinstaurer les anciens Jeux olympiques antiques, puis organiser cet événement sportif tous les quatre ans (désormais tous les deux ans, en alternant Jeux olympiques d'été et Jeux olympiques d'hiver). Depuis 1981, le CIO est une `` organisation internationale non gouvernementale à  but non lucratif à  forme d`association dotée de la personnalité juridique dont le siège est à  Lausanne ». C'est une association dotée de la personnalité juridique, à  durée limitée dont le statut est reconnu par la Confédération suisse par arrêté du Conseil fédéral du 17 septembre 1981. Depuis sa création, aucun pays africain n'a encore eu la chance d'organiser les jeux olympiques sur ses terres.

Arrivée des journalistes au siège du CIO à  Lausanne dans le domaine du chà¢teau de Vidy.. Photos Réveil FM

Session olympique aux enjeux multiples

Qui de Madrid, Tokyo ou Istambul sera la ville -hà´te des jeux d'été 2020 ? Qui sera le successeur de Jacques Rogge à  la tête du Comité international Olympique (CIO) ? Des questions qui fourmillent dans notre esprit en visitant le siège de la CIO à  Lausanne.

Deux décisions clés que l'assemblée générale des membres du CIO devra prendre lors d'ici la fin de la semaine. Si aucune ville ne fait figure de favorite, l'élection du 9e patron de l'Olympe de l'ère moderne paraît moins indécise. Ce n'est pas l'ex-sauteur à  la perche ukrainien Sergei Bubka qui tient la corde, mais l'Allemand Thomas Bach, actuel vice-président du CIO. A moins que le Suisse Denis Oswald, président de la Fédération Internationale d'aviron ne déjoue les pronostics.

Patrick Chollet du CIO. Photos Réveil FM

Histoire du CIO

à€ Paris, le 23 juin 1894, en clà´ture du premier congrès olympique, le baron Pierre de Coubertin fonde le Comité international olympique afin de faire revivre les anciens Jeux olympiques après une absence de plus de 1500 ans2. Il voulait ainsi contribuer à  bà¢tir un monde pacifique au moyen du sport en promouvant la communication, le fair-play et l'entente entre les peuples. Le CIO est une organisation dont le but est de localiser l'administration et l'autorité pour les jeux, ainsi que de fournir une seule entité légale qui détient tous les droits et les marques. Par exemple le logo olympique, le drapeau, la devise et l'hymne olympique sont tous administrés et possédés par le CIO. Le président du Comité olympique représente le CIO dans son ensemble, et les membres du CIO représentent le CIO dans leurs pays respectifs.

Fonctionnement du CIO

Le CIO est composé de 115 membres qui se réunissent au moins une fois par an, et élisent un président pour une durée de 8 ans. Les membres sont tous des personnes physiques. Le CIO comprend notamment parmi ses membres, des athlètes actifs, d'anciens athlètes, ainsi que des présidents ou dirigeants au plus haut niveau de fédérations internationales de sports, d'organisations internationales reconnues par le CIO. Le CIO recrute et élit ses membres parmi les personnalités qu'il juge qualifiées. Les moyens financiers proviennent d'une part des droits de retransmission télévisée et d'autre part des partenariats avec des sociétés multinationales. La présidence de Juan Antonio Samaranch (1980 à  2001) a vu une explosion des droits télévisés et de parrainage des Jeux. En décembre 1998, éclate le scandale de corruption qui a entouré la désignation de Salt Lake City comme ville organisatrice des Jeux olympiques d'hiver de 2002.

Le CIO, autorité suprême du Mouvement olympique, désigne lors de sa session annuelle les villes hà´tes pour les Jeux olympiques d'été comme d'hiver. L'élection de la ville hà´te requiert la majorité absolue des suffrages exprimés. Si à  un tour donné, aucune ville n'obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, un nouveau tour est effectué en éliminant la ville ayant reçu le moins de voix. Lors du dernier tour s'il y a lieu, les deux finalistes sont convoqués pour assister au résultat final du vote. Le vote est secret et n'ont pas le droit de vote les membres du CIO ayant la même nationalité qu'une ville encore en lice. Le CIO se réunit également en congrès exceptionnels.

Freddy Mulongo dans la salle du Conseil du CIO. Photo Réveil FM

Congrès olympique

Chargé d'organiser les Jeux olympiques, il en délègue l'organisation matérielle à  un Comité local d'organisation des Jeux olympiques (COJO) et l'organisation technique des épreuves retenues au programme de chaque olympiade aux fédérations internationales compétentes. Il gère les Jeux olympiques d'été depuis 1896, ceux d'hiver depuis 1924 et depuis 2010 les Jeux olympiques de la jeunesse organisés pour la première fois à  Singapour. Ses membres sont également impliqués dans l'organisation des Jeux régionaux ou continentaux, reconnus par le CIO et gérés par des comités olympiques ad hoc : jeux asiatiques, jeux africains, jeux panaméricains, jeux méditerranéens, jeux du Pacifique.

Siège social du CIO

De sa création en 1894 jusqu'au 10 avril 1915, le siège du CIO est à  Paris. à€ cette date Coubertin décide de le mettre à  l'abri des hostilités en le localisant en Suisse à  Lausanne. Le CIO s'installe d'abord au casino de Montbenon puis à  la villa Mon-Repos et depuis 1968, son siège principal est le chà¢teau de Vidy sur les rives du lac Léman. En 1986, le CIO inaugure la Maison olympique. Pour la première fois de son histoire, celui-ci possède un bà¢timent qui centralise l'essentiel de ses activités dans le monde. Le musée olympique, fondé sous l'impulsion de Juan Antonio Samaranch, est inauguré le 23 juin 1993. Il est situé au bord du lac Léman sur le quai d'Ouchy. C'est le deuxième musée le plus visité de Suisse et il a reçu le Prix du musée européen de l'année en 1995.

Devise olympique

Citius-Altius-Fortius : expression latine signifiant plus vite, plus haut, plus fort . Coubertin l'a empruntée au père Henri Didon qui utilisait la formule Citius-Fortius-Altius — exprimée pour la première fois le 7 mars 1891 — pour décrire le parcours éducatif du collège Albert-le-Grand d'Arcueil dont il était recteur : plus vite (athlétiquement), plus fort (intellectellement et mentalement), plus haut (spirituellement). Cette expression latine était gravée dans la pierre au-dessus de l'entrée principale de l'établissement et reproduite sous cette forme au frontispice des premières Revue olympique avant de prendre sa forme actuelle.

Anneaux olympiques à  Lausanne. Photo Réveil FM

Credo olympique

Le plus important aux Jeux olympiques n'est pas de gagner mais de participer, car l'important dans la vie ce n'est point le triomphe mais le combat ; l'essentiel, ce n'est pas d'avoir vaincu mais de s'être bien battu. Il s'agit de la forme actuelle du credo tel qu'il apparaît sur le panneau d'affichage à  la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. Pierre de Coubertin a repris puis adopté ce credo après avoir entendu le sermon de l'évêque de Pennsylvanie, Ethelbert Talbot, prononcé à  la cathédrale Saint-Paul le 19 juillet 1908, au cours des Jeux de la IVe Olympiade à  Londres. Les paroles exactes de Talbot étaient : L'important dans ces Olympiades n'est pas tant d'y gagner que d'y prendre part.

Drapeau olympique

Conçu par Pierre de Coubertin lui-même en 1913, le drapeau olympique est présenté officiellement en juin 1914 au congrès de Paris. Mais du fait de la Grande Guerre, il ne flotte pour la première fois qu'aux Jeux d`Anvers en 1920. Les 5 anneaux entrelacés représentent les cinq continents réunis par l`olympisme et les six couleurs (en comptant le blanc du fond) rappellent les drapeaux de toutes les nations car au moins une d'elles se retrouve dans celui de celles présentes à  la création des Jeux en 1896. Ce symbole est donc celui de l`universalité de l`esprit olympique. Depuis, une opinion courante associe un continent à  chaque couleur des anneaux (le bleu représentant l'Europe, le noir l'Afrique, le jaune l'Asie, le vert l'Océanie et le rouge l'Amérique).

Serment olympique

`` Au nom de tous les concurrents, je promets que nous prendrons part à  ces Jeux olympiques en respectant et suivant les règles qui les régissent, dans un esprit de sportivité, pour la gloire du sport et l'honneur de nos équipes. » Écrit par Coubertin, ce serment est prononcé par un athlète du pays hà´te tenant le pan du drapeau olympique de sa main gauche. C'est en 1920 à  Anvers que l'escrimeur belge Victor Boin a prononcé le serment olympique pour la première fois. Depuis, un juge et un entraîneur du pays hà´te prononcent également chacun un serment dont l'énoncé est légèrement différent.

La flamme et son relais, symboles forts de l'Olympisme

La flamme olympique est un symbole qui nous vient des Jeux olympiques de l'antiquité au cours desquels une flamme sacrée brà»lait en permanence sur l'autel de Zeus. La flamme a été allumée pour la première fois aux Jeux de la IXe Olympiade en 1928 à  Amsterdam puis à  nouveau pendant les Jeux de la Xe Olympiade en 1932 à  Los Angeles. La flamme est allumée dans l'antique stade olympique à  Olympie dans la région grecque du Péloponnèse au cours d'une cérémonie par des femmes vêtues de tuniques similaires à  celles portées par les Grecs de l'antiquité. La flamme est allumée naturellement par les rayons du soleil d'Olympie, réfléchis à  l'aide d'un miroir parabolique. La grande prêtresse remet ensuite le flambeau au premier relayeur.

En 1936, Carl Diem, président du comité d'organisation des Jeux de la XIe Olympiade à  Berlin, propose d'allumer la flamme en ancienne Olympie et de la transporter jusqu'à  Berlin via un relais du flambeau. Son idée est adoptée et la tradition se perpétue depuis lors.

Les dirigeants du CIO immortalisés sur un mur à  Lausanne. Photo Réveil FM

Les dirigeants olympiques

1896 : le premier Comité international olympique Liste des présidents du Comité olympique.

Demetrius Vikelas, Grèce, de 1894 à  1896,

Baron Pierre de Coubertin, France, de 1896 à  1925,

Comte Henri de Baillet-Latour, Belgique, de 1925 à  1942,

Sigfrid Edstrà¶m, Drapeau de la Suède Suède, de 1946 à  1952,

Avery Brundage, États-Unis, de 1952 à  1972,

Baron de Killianin, Irlande, de 1972 à  1980,

Marquis Juan Antonio Samaranch, Espagne, de 1980 à  2001,

Comte Jacques Rogge, Belgique, de 2001 à  2013

Le président représente le CIO et préside toutes ses activités. Il est élu par la Session au scrutin secret. Autrefois illimitée, la durée du mandat présidentiel est fixée à  huit ans depuis le 12 décembre 1999, renouvelable une fois pour quatre ans. L`article 20 de la Charte olympique définit le rà´le du président, notamment sa fonction de représentation.

Opacité et perte des valeurs olympiques

Le CIO étant une organisation non-gouvernementale ses membres, choisis par cooptation par le reste du comité, ne représentent aucun des pays dont ils sont ressortissants. Ce fonctionnement atypique, souvent mal compris, est assimilé à  un manque de transparence dans le fonctionnement. Sont le plus souvent visés :

le choix des membres en lui-même ressenti comme le fait du prince ou de réseaux plus ou moins occultes. En outre le passé de quelques-uns d'entre eux n'est pas toujours des plus clairs. Certains - dont l'ancien président Avery Brundage - restent suspects de sympathies avec le régime nazi avant la guerre alors que l'ancien président Juan Antonio Samaranch est assurément secrétaire des sports du régime de Franco en 1967 ;

la désignation des villes olympiques (vote à  bulletins secrets). Pour exemple à  propos du choix du lieu des Jeux olympiques d'hiver de 2014, le chancelier autrichien, Alfred Gusenbauer, a déclaré : `` Si c'est une question de pouvoir politique et de gros sous, alors Salzbourg n'avait aucune chance. Je suis persuadé que le concept que nous présentions était absolument le meilleur. » ;

la gestion des fonds. Des critiques sont émises tant sur d'éventuelles compromissions avec les sponsors qui semblent parfois dicter le programme même des jeux que sur l'usage qui est fait de l'argent récolté. Pour la période 2001-2004 le mouvement olympique a généré un revenu de plus de 4 milliards de dollars.

Depuis Albertville en 1992, la participation des athlètes des pays tropicaux aux jeux d'hiver semble impactée par l'instauration de minima drastiques. L'argument du CIO : les Jeux olympiques d'hiver sont une manifestation quelque peu particulière, étant donné que - pour des raisons tout simplement climatiques et géographiques - ils ne conviennent pas à  certains pays du monde, que ce soit au niveau de l'organisation ou de la participation ne semble pas satisfaire tous les détracteurs.

Le choix de Pékin pour les Jeux olympiques de 2008 - qui a entraîné des expulsions massives de populations (1,5 million selon l'ONG COHRE) - a été vigoureusement critiqué par les associations de défense des droits de l'homme, et entraîné dans certains pays des manifestations spectaculaires lors de leur traversée par le relais de la flamme.

Plus grave encore : en 2004 un reportage de la BBC montre que certains membres du CIO, dont Ivan Slavkov, président du Comité olympique, bulgare sont près à  monnayer leur soutien lors de divers votes. D'autres soupçons de corruptions ont été établis, notamment lors des jeux de Salt Lake City et de Sotchi. Le CIO a pris des mesures disciplinaires dans les cas avérés.

Partager sur : Partager