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L`Allemand Thomas Bach est le nouveau patron du CIO

L`Allemand Thomas Bach a été élu mardi à  Buenos Aires à  la tête du Comité international olympique, dont le siège est à  Lausanne. Il succède ainsi au Belge Jacques Rogge.

Agé de 59 ans, l'Allemand Thomas Bach est le neuvième président du Comité international olympique (CIO) où il succède au Belge Jacques Rogge en poste depuis 2001. (Mardi 10 septembre 2013)

Le Comité international olympique (CIO) a choisi l'Allemand Thomas Bach comme nouveau patron, avec lequel il va entrer dans une nouvelle ère après douze ans de présidence Jacques Rogge. A 59 ans, M. Bach accède ainsi pour un premier mandat de huit ans à  la fonction suprême du mouvement sportif, qu'il convoitait en coulisses depuis des années.

Sans surprise, les membres du CIO ont confié au Bavarois, champion olympique de fleuret par équipes aux Jeux de Montréal en 1976, les clés de la maison aux cinq anneaux, fondée il y a 119 ans par le baron Pierre de Coubertin, et ce sans nuance. Malgré six candidats en lice, le conclave olympique n'a eu besoin que de deux tours de scrutin pour faire apparaître la fumée blanche.

Une heure plus tard, sous l'hymne olympique, Jacques Rogge, tout sourire, venait décacheter l'enveloppe recelant le nom de son successeur.

``Je veux diriger selon mon mot d'ordre 'l'unité dans la diversité'. Je veux être le président pour tous», a déclaré Thomas Bach, après avoir dit ``merci» dans près d'une dizaine de langues. ``Le CIO est un grand orchestre universel, alors jouons ensemble en harmonie pour l'avenir radieux du mouvement olympique», a lancé celui qui préside également le comité olympique allemand.

Cinq voix pour Denis Oswald

``Je connais les grandes responsabilités qu'a un président du CIO et j'en suis heureux», a ajouté le nouvel homme fort du mouvement sportif. ``Cher Jacques (Rogge), je tiens à  vous dire merci. Vous laissez un bel héritage et de solides fondations. J'espère que nous continuerons avec vous à  bà¢tir ensemble l'avenir du CIO», a déclaré l'impétrant.

Thomas Bach peut mesurer sa popularité au sein de l'instance. Sur plus de 90 votants, il a obtenu une majorité suffisante de 49 voix au second tour, tandis que le banquier portoricain Richard Carrion, le Monsieur Finances du CIO, en ramassait 29.

Les quatre autres se partageaient les miettes: 6 pour le Singapourien Ng Ser Miang, 5 pour le Neuchà¢telois Denis Oswald, et 4 pour l'Ukrainien Sergueï Bubka, la légende de la perche. Le Taïwanais Ching-Kuo Wu avait été mis hors jeu au premier tour.

La ``non-élection» du candidat suisse Denis Oswald n'est pas une surprise. L'avocat et professeur de droit (66 ans) n'était qu'un outsider dans cette course. Denis Oswald, ancien champion d'aviron et homme du sérail, avait axé son programme sur les valeurs du sport et la transparence, admettant qu'il n'était pas un lobbyiste ni un homme de coulisses.

De manière rare dans le milieu de l'olympisme, il avait dénoncé avant l'élection l'opportunisme de son principal rival. Il a reproché à  l'avocat allemand, qui avait travaillé pour Siemens, d'être ``impliqué dans des affaires commerciales et d'utiliser avantageusement sa position pour passer des contrats avec les sociétés qu'il représente».

Freddy Mulongo et les confrères journalistes au siège du CIO à  Lausanne. Photo Réveil FM

Caisses pleines et image redorée

Si le CIO demeure encore sous la baguette d'un Européen, c'est en revanche la première fois que son chef d'orchestre a déjà  goà»té aux grands honneurs de l'or olympique même si ce n'est pas dans une discipline de premier plan.

Avec l'avocat d'affaires, qui était jusqu'à  mardi vice-président du CIO, ce ne sera pas la révolution mais un changement de philosophie sous les anneaux olympiques.

Contrairement à  Jacques Rogge, l'ancien skipper belge qui avait pris la barre d'une institution au bord de l'explosion après le scandale de corruption de Salt Lake City, des lendemains bien plus tranquilles attendent Thomas Bach.

L'avocat d'affaires hérite d'une institution redorée, tant sur le plan de la crédibilité que dans le domaine financier, dont il maîtrise quasiment chaque recoin pour y frayer depuis plus de vingt ans. Avec un trésor de 900 millions de dollars (840 millions de francs) en caisse, la petite entreprise est bien à  l'abri de la crise, et pourrait faire face sans menacer sa survie à  une annulation des Jeux olympiques.

Avec un trésor de 900 millions de dollars (840 millions de francs) en caisse, la petite entreprise est bien à  l'abri de la crise, et pourrait faire face sans menacer sa survie à  une annulation des Jeux olympiques.

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