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Syrie: Américains et Russes négocient le cadre de la rencontre Kerry-Lavrov à  Genève

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry va rencontrer jeudi à  Genève son homologue russe Sergueï Lavrov pour évoquer la situation en Syrie, a-t-on appris mardi auprès d'un responsable américain. Quelques jours à  peine après être rentré d'une tournée qui l'a mené en Lithuanie, en France et au Royaume-Uni, John Kerry retournera très prochainement en Europe, a expliqué ce responsable. La décision en a apparemment été prise après un entretien téléphonique avec son homologue russe.

Sergueï Lavrov et John Kerry

Les uns voudraient que la rencontre ait lieu au Palais des Nations, les autres souhaitent que les chefs de la diplomatie américaine et russe se rencontrent dans un endroit plus neutre comme un grand hà´tel. En 2009, Sergeï Lavrov et Hillary Clinton avaient mené leurs pourparlers sur la Géorgie dans les salons de l‘hà´tel intercontinental.

Le choix de l`endroit où doit avoir lieu, demain, la rencontre entre John Kerry et Sergeï Lavrov faisait, ce mercredi matin encore, l`objet de tractations. De son cà´té, Lakhdar Brahimi, le médiateur de l`ONU sur la Syrie, actuellement en déplacement à  Paris, essaie d`être associé d`une manière ou d`un autre à  cette rencontre qu`il avait estimé être, il y a quinze jours, un préalable utile et nécessaire avant l`organisation d`un Genève 2.

La Russie a annoncé avoir proposé à  ses alliés syriens de placer leur stock d'armes chimiques sous contrà´le international et de le détruire, une proposition acceptée par Damas mardi.

M. Lavrov a "des idées intéressantes sur les moyens par lesquels nous pourrions parvenir à  cela", a également affirmé John Kerry, qui s'exprimait lors d'un forum de discussion en ligne organisé par Google +: "Si nous pouvons réellement sécuriser toutes les armes chimiques de la Syrie par ce biais, c'est clairement le moyen préférable, et de loin, et cela serait un véritable exploit".

L'accueil favorable réservé par Washington à  cette initiative semble éloigner la perspective de frappes contre le régime syrien, accusé d'être responsable d'une attaque chimique perpétrée le 21 aoà»t près de Damas, qui a fait plusieurs centaines de morts.

Mais John Kerry a insisté sur le fait que le processus de contrà´le et des destruction des armes chimiques syriennes devait "pouvoir être constamment contrà´lé" avec un accès international à  tous les sites en question. Il a également mis en avant la nécessité d'"une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU pour être sà»r qu'il y aura les moyens nécessaires".

Mais, a-t-il averti, "il doit également y avoir des conséquences, si l'on nous joue des tours ou si quelqu'un essaye de saper le processus. Le monde entier doit pouvoir s'investir dans cela".

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