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Guadeloupe : Rendre ses armes illégales "sans crainte d'être poursuivi"

La nouvelle opération "Déposez les armes" débutera le 20 octobre après une campagne de sensibilisation ouverte ce vendredi et durera cinq semaines. La préfète, Marcelle Pierrot, et la procureure générale de la Guadeloupe, Catherine Champrenaud, ont annoncé vendredi 13 septembre, le lancement d'une nouvelle campagne "Déposez les armes" destinée à  réduire le nombre d'armes à  feu détenues illégalement par des particuliers en leur permettant de les remettre "sans crainte d'être poursuivis."

La Guadeloupe (Gwadloup en créole) est à  la fois une région monodépartementale de l'Outre-mer français et une région ultrapériphérique européenne, située dans les Amériques ; son code départemental officiel est le `` 971 ».

Une première campagne, inspirée de ce qui se fait aux Etats-Unis, avait été menée du 2 février au 31 mars alors que l'opinion insulaire s'inquiétait déjà  d'une criminalité meurtrière qui n'a, depuis, cessé de s'accroître. Selon les derniers décomptes officiels, 37 meurtres ont été commis en Guadeloupe depuis le début de l'année, ce qui place l'île devant Marseille et la Corse.

La nouvelle opération "Déposez les armes" débutera le 20 octobre après une campagne de sensibilisation ouverte ce vendredi et durera cinq semaines, "trois semaines préventives et deux semaines répressives" a précisé la procureure générale, lors d'une conférence de presse vendredi. Elle concerne, a-t-elle précisé, "les armes illégalement détenues ou dangereuses". "La première campagne était encourageante, mais on peut faire mieux", a-t-elle estimé.

"Le chiffre noir" des armes détenues dans l'île

Cette campagne avait permis de récupérer, en trois semaines, 89 armes et 459 munitions selon les chiffres officiels actuels et, selon les chiffres officiellement rendus publics à  l'époque, un total de "63 armes et de 300 cartouches et munitions diverses". Cet arsenal hétéroclite allait du "revolver non classé" au "pistolet à  poudre noire calibre 44", du fusil à  pompe au fusil de chasse, du pistolet d'alarme au revolver 9 mm.

Selon la préfète de la Guadeloupe, l'île ne compte "que 1 200 armes déclarées". Interrogée sur l'évaluation du nombre réel d'armes à  feu détenues dans l'île, elle a évoqué "le chiffre noir" : "nous ne sommes pas en capacité de l'estimer", a répondu Mme Pierrot, au cours de la même conférence de presse.

"Il est certain que nous souhaitons lutter contre la prolifération des armes en Guadeloupe, eu égard au caractère très violent de notre délinquance", a poursuivi la préfète en soulignant que "c'est une fausse sécurité que de penser que, en ayant une arme chez soi, on assure sa protection".

La préfète et la procureure générale ont lourdement insisté sur la nouvelle réglementation faisant d'un délit, passible du tribunal correctionnel, le transport d'une arme de chasse par une personne non titulaire du permis de chasser. Mme Champrenaud a précisé à  ce sujet que, à  l'issue des "trois semaines préventives" de la nouvelle campagn, "il y aura beaucoup de contrà´les, et on fouillera les véhicules".

Mme Champrenaud a précisé à  ce sujet que, à  l'issue des "trois semaines préventives" de la nouvelle campagn, "il y aura beaucoup de contrà´les, et on fouillera les véhicules".

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