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Jeux de la Francofuite? Trois pays médaillés d'or de la fugue: La RDC, le Djibouti et la Cà´te d'Ivoire !

Treize sportifs congolais, sept artistes djiboutiens et six Ivoiriens sont dans la nature Jeux de la Francofuite? La septième édition des Jeux de la Francophonie tire à  sa fin et le nombre des athlètes se réduit comme une peau de chagrin… La seule délégation de la République démocratique du Congo (RDC) aurait vu treize de ses membres prendre la poudre d`escampette, souvent même avant leur compétition. Ainsi se seraient volatilisés des joueuses de l`équipe de basket, des cyclistes, footballeurs et sprinteurs. Ces "évasions" d`Africains dans la nature niçoise désolent d`autant plus les populations africaines que leurs autorités critiquaient le manque d`entrain de la France à  accorder des visas.

La seule délégation de la République démocratique du Congo (RDC) aurait vu treize de ses membres prendre la poudre d`escampette, souvent même avant leur compétition.

Six Ivoiriens-Ivoiriennes sont dans la nature Jeux de la Francofuite?

Depuis le début des Jeux de la Francophonie à  Nice, au moins 24 compétiteurs ont fait défection, un phénomène "courant" dans les grandes compétitions se déroulant dans des "pays du Nord", relativisent les organisateurs de cet événement qui mêle sport et culture. Au moins 24 jeunes venus de République démocratique du Congo (RDC), de Djibouti et de Cà´te d'Ivoire, sur quelque 2.500 participants, se sont évanouis dans la nature depuis le début des Jeux, le 6 septembre, selon un dernier décompte de la préfecture des Alpes-Maritimes.

Le chef d'une délégation africaine parlant sous couvert d'anonymat fait état de "34 ou 35 défections touchant quatre ou cinq pays". Le Togo serait aussi touché par ces défections, selon cette même source.

Un artiste burkinabè a également déserté lundi, "laissant toutes ses affaires derrière lui", a déclaré Barthélémy Akwandambou, un des responsables de sa délégation. Si ces athlètes et artistes portés manquants par leurs délégations "sont toujours sur le territoire, ils ne sont cependant pas en situation irrégulière car chaque membre a reçu un visa d'un mois", a précisé mercredi lors d'un point-presse Jehan-Eric Winckler, directeur de cabinet du préfet.

Pour l'instant, aucun des compétiteurs manquants n'a été retrouvé, a-t-il ajouté. Aucune demande d'asile n'a par ailleurs été enregistrée.

Le chef de la délégation congolaise, Barthélémy Okito Oleka, a accusé des agents sportifs indélicats, agissant "en bande organisée" d'avoir "fait miroiter" aux jeunes sportifs une entrée hypothétique dans de grands clubs européens.

"Pas un phénomène nouveau"

Après la défection de participants de RD Congo, la sécurité a été "renforcée autour des hébergements où logent les compétiteurs", a dit Bernard Maccario, directeur du Comité national des Jeux de la Francophonie (CNJF).

Selon lui, "il faut relativiser les choses: depuis une vingtaine d'années, tous les grands événements sportifs à  rayonnement mondial vivent ce type de situation". Il cite notamment à  l'appui les derniers Jeux de la Francophonie dans un "pays du Nord", à  Ottawa, en 2001, où "106 participants" avaient déserté et fait des demandes d'asile.

"C'est triste, mais pas dramatique" et ce n'est "pas un phénomène nouveau", estime elle aussi Yamina Benguigui, la ministre déléguée chargée de la Francophonie, jointe par l'AFP. "Ces jeunes ne sont pas en situation irrégulière et j'espère vraiment qu'ils vont rejoindre rapidement leurs délégations et leurs familles", a-t-elle ajouté.

Surtout, "il faut remettre tout cela en contexte: pour les JO de Londres, on avait 300 défections, pour Sydney, c'est à  peu près les mêmes chiffres. Pour les JMJ (Journées mondiales de la jeunesse) de 1997 (à  Paris), c'est pareil: des centaines de jeunes se sont évanouis dans la nature", a dit la ministre.

"Il ne faut pas que ces défections assombrissent ces Jeux qui restent à  ce jour le plus grand rassemblement de la jeunesse francophone", a encore déclaré Mme Benguigui, trouvant "dommage qu'on ne parle que de ces chiffres".

"Dans cette période particulière" de pré-campagne pour les municipales de 2014, "on fait peur aux Français avec ça", estime-t-elle. "A force de focaliser, on montre un mal français qui est la peur de l'autre".

Quelque 2.500 jeunes de 18 à  35 ans, venus de 54 nations, participent à  ces Jeux. L'épreuve mêle compétitions sportives et concours culturels notamment.

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