Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Zénitude: François Hollande réclame la présence des journalistes africains au Forum économique de Bercy

Deux médias congolais: Roger Bongos, Afrique Rédaction et Freddy Mulongo, Réveil FM International au Forum économique de Bercy, le 4 décembre dernier. Il est 16h30, lorsque le président de la République, François Hollande arrive à  Bercy, accueilli par Pierre Moscovici, Ministre des finances. François Hollande très décontracté affichant une zénitude à  couper le souffle, alors qu'il attend ses invités: Jakaya Kikwete, Président de la Tanzanie, Alassane Ouattara , Président de la Cà´te d'Ivoire) et Macky Sall, Président du Sénègal...François Hollande s'avance vers la presse et interroge: "Est-ce que les journalistes africains sont là  ?"

https://youtu.be/rf96Yn9w4kw

Et dans son discours à  la tribune de la grande salle de Bercy, François Hollande dira: "La France a besoin des investissements africains”. Le président François Hollande a abordé, lors de son allocution de clà´ture du forum économique franco-africain, le sujet sensible des visas économiques, affirmant que Paris devait faciliter les investissements africains en France.

“Doubler les échanges économiques entre la France et l`Afrique” dans les cinq ans à  venir. Tel est le cap que s`est fixé François Hollande lors de son allocution de clà´ture du Forum économique franco-africain, qui s`est déroulé à  Bercy mardi 4 décembre.

Un objectif ambitieux que le chef de l`exécutif français pense atteindre en s`appuyant, notamment, sur les recommandations du rapport Vedrine, remis plus tà´t dans la journée au ministre de l`Économie Pierre Moscovici. François Hollande a, d`ailleurs, déjà  repris à  son compte certaines idées de l`ancien ministre des Affaires étrangères, telle que la création d`une fondation franco-africaine pour la croissance qui devrait voir le jour en 2014.

à€ l`issue d`une journée de débats à  Bercy entre 600 chefs d`entreprises français et africains pour essayer de remettre la France en selle sur le continent africain, le président français a souligné que cet événement démontrait que “l`heure de l`Afrique était venu”. Pour lui, les entreprises françaises ne doivent plus hésiter à  tenter l`aventure africaine car, avec ses plus de 5 % de croissance par an, “c`est le continent de l`avenir”. Un regard tourné vers le futur adopté par la totalité des intervenants au forum.

Mais pour François Hollande, ce “nouveau partenariat” n`est pas qu`une affaire de parts de marché en Afrique, où la France est actuellement à  la traîne par rapport aux pays émergents comme la Chine et le Brésil. “La relation avec l`Afrique ne doit pas être à  sens unique”, a insisté le chef de l`État, précisant que la France “avait besoin que les entreprises africaines investissent chez nous”.

Plus de visas économiques : une priorité ?

“C`est très innovant de la part d`un chef d`État français d`appeler ainsi les groupes africains à  investir en France”, souligne Moctar Thiam, président du Club HEC du Mali. “à‡a montre que le regard change à  l`égard de l`Afrique”, ajoute Alain Kouadio, vice-président du Patronat de Cà´te d`Ivoire.

"La France ne lésine pas pour reconquérir un continent en expansion"

Pour concrétiser cet appel à  une plus grande implication des entreprises africaines en France, François Hollande s`est emparé du sensible sujet des visas économiques. Le président français a souligné que les visas accordés aux entrepreneurs, étudiants ou encore artistes africains ont déjà  augmenté de 13 % depuis le début de l`année. C`est, pour le chef de l`État, une manière de répondre au rapport Vedrine qui prà´ne l'assouplissement des conditions d`octroi pour les ressortissants africains. “C`est un point que tous nos interlocuteurs africains ont soulevé”, a expliqué Hubert Vedrine.

Mais ce n`est pas, pour autant, la priorité pour tous les Africains. “Si on avait à  hiérarchiser les priorités, la question des visas n`arriverait sà»rement pas en haut de la liste”, assure Alain Kouadio. Pour lui, avant d`aller investir en France ou ailleurs, les entreprises africaines doivent déjà  â€œconsolider leur avantage chez eux et participer à  densifier le tissu des PME pour répondre à  la demande intérieure”. C`est sur ce terrain là  qu`il attend plutà´t la France. “Elle peut nous aider à  faciliter l`accès à  une formation de qualité et nous permettre de réaliser des projets d`infrastructure au coà»t le plus bas possible”, affirme Alain Kouadio.

Même si ce n`est pas une priorité, assouplir les conditions d`octroi des visas “est nécessaire”, souligne Moctar Thiam. Si la France poursuit sur cette voie, cela pourrait être, d`après lui, un signal intéressant “envoyé à  certains pays africains qui commencent eux aussi à  imposer de longues démarches administratives pour obtenir des visas économiques”.

Même si ce n`est pas une priorité, assouplir les conditions d`octroi des visas “est nécessaire”, souligne Moctar Thiam. Si la France poursuit sur cette voie, cela pourrait être, d`après lui, un signal intéressant “envoyé à  certains pays africains qui commencent eux aussi à  imposer de longues démarches administratives pour obtenir des visas économiques”.

Partager sur : Partager