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Voeux à  la presse à  Matignon: Jean-Marc Ayrault toujours là  et s`assume social-démocrate ``depuis longtemps» !

Jean-Marc Ayrault a indiqué lundi 20 janvier 2014 lors des vœ“ux à  la presse qu`il s`assumait ``totalement et depuis longtemps» social-démocrate. ``J`ai eu à  me plaindre d`une certaine forme de "bashing", pas le "Ayrault bashing" mais plutà´t le "France bashing"», a lancé le Premier ministre.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault lors de ses voeux à  la presse le 20 janvier 2014 à  l'hà´tel Matignon à  Paris

Assurant vouloir ``sauvegarder le modèle français» en le réformant, M. Ayrault a décrit une ``conception sociale-démocrate qu'(il) assume totalement et depuis longtemps». François Hollande a également assumé l`étiquette à  l`occasion de se conférence de presse du 14 janvier. Selon M. Ayrault, la politique de son gouvernement commence à  porter ses fruits. ``Il n`y a plus grand monde pour dire comme il y a un an que le gouvernement fait totalement fausse route». ``Aujourd`hui, la tonalité est plus raisonnable», a ajouté le chef du gouvernement, sans répondre au président de l`Association de la presse ministérielle, Benjamin Sportouch, qui l`interrogeait sur son avenir à  Matignon. ``On se disait avant la conférence de presse (de M. Hollande) que c`est trop peu, que ça ne va pas assez vite», a rappelé M. Ayrault, qui affirme prendre ces doutes ``comme un encouragement». ``La seule issue c`est l`action, l`action, toujours l`action», a-t-il conclu.


Les voeux du Premier ministre pour l'année 2014 par Matignon

Depuis qu'il a été nommé à  Matignon, Jean-Marc Ayrault subit les rumeurs sur son éventuel remplacement. De Manuel Valls à  Claude Bartolone, les prétendants à  sa succession sont nombreux. Et pourtant, depuis 18 mois, il tient bon. Et en présentant ses vœ“ux à  la presse ce lundi soir, il peut se sentir conforté à  Matignon en ce début d'année.

Ses rivaux ne désarment pas. Leurs bons amis l'assurent : ce soir, Jean-Marc Ayrault présente ses vœ“ux à  la presse pour la troisième et dernière fois. C'est d'ailleurs ce matin que l'un de ses potentiels successeurs, Claude Bartolone, se voit accorder les flatteuses pages d'ouverture du quotidien Libération. Mais, depuis 20 mois qu'il réside à  Matignon, le Premier ministre en a vu d'autres. A peine avait-il été nommé, qu'un certain Jérà´me Cahuzac était supposé lui voler la vedette. Ce fut ensuite le tour de Manuel Valls, puis de Claude Bartolone, d'apparaître mieux armés que lui pour le poste. A en croire ses contempteurs.

Pourquoi cette défiance vis-à -vis de Jean-Marc Ayrault ?

Il n'a pas le profil classique du Premier ministre. Un Premier ministre, ou un ministre, normalement constitué, c'est un responsable politique qui pense à  la marche suivante. Or il est difficile d'imaginer Jean-Marc Ayrault se préparant pour l'Elysée. Du coup, les observateurs en déduisent qu'il n'a pas d'ambition, donc pas d'autorité, donc pas de légitimité. En réalité, la principale difficulté de Jean-Marc Ayrault, c'est qu'il ressemble trop à  François Hollande. Il apparaît plus complice du président, que complémentaire. C'est inhabituel, et cela déconcerte.

Et est-ce que cela peut durer encore longtemps ?

Pendant tout le début de son quinquennat, à  chaque fois que ces rumeurs de remaniement lui parvenaient, François Hollande répondait la même chose : on change de Premier ministre quand on change de politique. Or, aujourd'hui, depuis le 31 décembre dernier, François Hollande assume une " évolution " de sa politique (il récuse le terme de virage ou tournant). Le chef de l'Etat s'assume social-démocrate, sans pour autant avoir changé de Premier ministre. Social-démocrate, Jean-Marc Ayrault admet l'être depuis longtemps. Il serait logique de penser que le Premier ministre a été conforté par l'accélération présidentielle. Or, cette conclusion n'apparaît pas dans les commentaires politiques, Jean-Marc Ayrault ne l'a soufflée à  personne.

Il se contente d'être là , et d'y rester. Peut-être encore longtemps.

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