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Kiev: A l'Elysée, Hollande et Merkel promettent des sanctions

Angela Merkel et François Hollande à  l'Elysée, le 19 février 2014.

François Hollande et Angela Merkel ont uni leurs voix pour condamner, mercredi 19 février, des `` actes inqualifiables, inadmissibles, intolérables », en Ukraine et la répression `` venant du pouvoir », assurant que leurs auteurs seraient `` sanctionnés ».

`` La chancelière et moi-même, avec nos deux gouvernements, nous avons condamné tous ces actes et la répression venant du pouvoir », a déclaré le président Hollande à  l'occasion d'une conférence de presse commune après un conseil des ministres conjoint à  l'Elysée.

`` Notre premier appel c'est que ça cesse et que le calme, la sérénité, l'apaisement puissent être de retour », a-t-il martelé.

A la demande de la diplomatie européenne, le ministre des affaires étrangères polonais, Radoslaw Sikorski, était mercredi en route vers Kiev. Le ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, a pour sa part annoncé qu'il se rendrait en Ukraine jeudi avec ses homologues allemands et polonais pour faire le point sur la situation, avant la réunion extraordinaire des ministres européens des affaires étrangères, prévue jeudi à  Bruxelles.

LA RUSSIE APPELÉE à€ SE JOINDRE AU DIALOGUE

`` Ceux qui ont commis des actes, ceux qui se préparent à  en commettre d'autres doivent savoir qu'ils seront sanctionnés », a martelé le chef de l'Etat français. Les deux dirigeants ont aussi souligné que la Russie devait être impliquée dans la recherche d'un dialogue et d'une solution politique en Ukraine. `` Nous cherchons tous les contacts possibles notamment en direction de la Russie, a indiqué Mme Merkel. Ces contacts sont en cours au moment où je vous parle et il continuera d'y en avoir. »

La question des sanctions, de `` leur graduation et de leur ciblage », sera évoquée jeudi lors de la réunion des ministres européens des affaires étrangères. M. Hollande a fixé trois objectifs : `` un : faire cesser le plus rapidement possible les violences ; deuxième objectif : définir des sanctions ciblées, spécifiques et graduelles pour peser sur le processus ; troisièmement : ouvrir un dialogue politique en Ukraine et avec également tous les pays concernés par la question ukrainienne », autrement dit surtout la Russie, `` de manière à  ce que chacun ait à  prendre ses responsabilités ».

`` On ne peut pas rester passif par rapport à  ce qui se passe en Ukraine. L'Ukraine n'est pas dans l'Europe, mais l'Ukraine est en Europe. Et à  partir de là  - ce n'est pas la seule raison -, nous sommes encore plus mobilisés », a souligné le chef de l'Etat.

ÉVITER DE NUIRE à€ LA POPULATION CIVILE

La chancelière allemande a quant à  elle assuré que les discussions se feront `` tout autant avec les partis d'opposition qu'avec les représentants du gouvernement », assurant souhaiter discuter avec le président ukrainien, `` pour autant qu'il y soit disposé ». Quant aux sanctions, la chancelière a précisé qu'elles devaient toucher `` précisément les fauteurs de violences » et éviter de frapper la population civile.

De son cà´té, la Russie a vivement rejeté la position des Occidentaux : `` Nos partenaires européens ont suffisamment fait les médiateurs », a déclaré le ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui a qualifié les évènements actuels à  Kiev de `` tentative de coup d'Etat ». Selon lui, les Occidentaux ont `` honteusement » omis de reconnaître les actes extrémistes, `` y compris néonazis, antisémites », commis par les manifestants.

La contestation ukrainienne, qui a mobilisé des centaines de milliers de personnes ces derniers mois, a pris un nouveau tournant, mardi 18 février. De très violents affrontements ont éclaté aux abords de la place de l`Indépendance, Maïdan, épicentre de la contestation. Le ministère de la santé a fait état d'un nouveau bilan mercredi 18 février : 25 morts et 241 blessés ont été hospitalisés, dont 79 policiers.

Aux abords de la place de l`Indépendance. Les violences menaçaient de s'étendre au reste de l'Ukraine : à  Lvov, un bastion de la contestation dans l'Ouest, les manifestants ont pris d'assaut les sièges de l'administration régionale et de la police, ainsi que de bà¢timents militaires.

Un groupe de policiers est la cible de cocktails Molotov.

Sur une des barricades tenues par les opposants au gouvernement. Plusieurs étages de la Maison des syndicats, transformée en QG de la contestation, étaient en feu, a constaté un journaliste de l'AFP. Des opposants quittaient ce bà¢timent, certains évacués sur des brancards.

Maïdan, au soir du 18 février. Pour se protéger des forces de l'ordre, les contestataires ont dressé un mur de feu. Un blindé a été incendié par des cocktails Molotov.

Un opposant provoque les policiers. Le pouvoir a imposé dès mardi une sorte d'état d'urgence qui ne dit pas son nom : le métro de la capitale a été fermé et les autorités ont annoncé que le trafic routier en direction de Kiev serait `` limité » à  partir de minuit, afin d'éviter `` l'escalade des violences ».

Parmi les barricades. Dans son adresse à  la nation diffusée en pleine nuit, après une rencontre sans résultat avec les chefs de l'opposition, le président Ianoukovitch les a accusés d'avoir `` franchi les limites » en appelant, selon lui, à  une `` lutte armée » pour prendre le pouvoir.

Les forces de l'ordre, sur Maïdan. A l'issue d'affrontements, quelque 5 000 manifestants ont pris le contrà´le des dépà´ts d'armes.

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