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Nantes: Le Maillé-Brézé (D627), premier musée naval à  flot de France

Le Maillé-Brézé est un escorteur d'escadre de la Marine nationale française de la classe T 47, baptisé du nom du célèbre marin Jean Armand de Maillé, marquis de Brézé. Il s'agit du troisième navire portant ce nom. Le Maillé-Brézé fait l`objet d`un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 28 octobre 1991. Mis sur cale à  Lorient, le 9 octobre 1953 et lancé le 2 juillet 1955, il fut admis au service actif le 4 mai 1957. L'essentiel de sa mission a alors été le soutien à  la Force océanique stratégique (FOST). Il fut désarmé le 1er avril 1988. Caractéristiques initiales (avant refonte Malafon): Longueur hors tout : 128 m Largeur : 12 m Tirant d'eau : 5 m Poids : 3 750 tonnes Puissance : 63 000 ch Vitesse maxi : 32 nœ“uds (il a établi le 27 mars 1956 le record de vitesse de toute la série des escorteurs d'escadre : 39 nœ“uds soit 72 km/h) Autonomie : 5 000 nautiques à  18 nœ“uds Armement : 3 tourelles doubles de 127 mm anti surface et antiaériennes 3 pseudo tourelles doubles de 57 mm antiaériennes 4 pièces simples de 20 mm antiaériennes 4 plateformes triples de tubes lance-torpilles de 550 mm Détection aérienne et sous-marine : 1 radar de veille aérienne 1 radar de veille surface 1 radar de veille combinée 1 sonar DUBV (Détection Ultrasonore Bà¢timent Veille) 1 sonar DUBA (Détection Ultrasonore Bà¢timent Attaque) Après sa refonte (1967-68), il fut équipé notamment de : 1 rampe de missiles porte-torpille Malafon. Classé monument historique, le Maillé-Brézé est depuis 1988 le premier musée naval à  flot de France et participe à  la mise en valeur d`un patrimoine qui sinon risquerait de sombrer dans l`oubli.

Le Maillé-Brézé (D627). Photos Réveil FM international

Face à  la rapidité du développement urbain contemporain, nous pourrions oublier que Nantes est née et s`est développée grà¢ce à  son fleuve. Pourtant, `` tout attestait encore au milieu du XX° siècle que la construction navale était l`un des pà´les de la vie nantaise. Il ne reste plus aujourd`hui que la station du tramway, Chantiers Navals, et le Maillé-Brézé fièrement ancré à  Nantes ».

De cette époque, nous avons gardé le souvenir, parfois teinté de nostalgie, du nom de Dubigeon. Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, Nantes est le premier constructeur de navires marchands.

Dans ce contexte, Julien Dubigeon crée, en 1760, son premier chantier à  la Chézine (quelques mètres en amont de l`emplacement actuel du Maillé-Brézé ). Le chantier est transféré dans le milieu du XIXème siècle à  Chantenay où est construit, en 1896, le Belem, dernier rescapé de cette époque.

En 1916, une mésentente des héritiers conduit au rachat du chantier par les Chantiers de la Loire. Plusieurs fusions se font au XXème siècle pour maintenir une activité de construction navale sur Nantes. Ainsi, le chantier devient le chantier Dubigeon-Normandie après sa fusion avec les ateliers et chantiers de Bretagne où ont été construits, entre 1952 et 1956, trois escorteurs de la même série que Maillé-Brézé (le Cassard, le Guépratte et le Tartu).

Après 1969, le Chantier Dubigeon-Normandie, situé sur l`àŽle de Nantes à  la Prairie aux Ducs, s`étend sur quatorze hectares et lance, le 3 octobre 1986, le dernier navire construit à  Nantes : le Bougainville.

L`association Nantes Marine Tradition a été fondée en 1983, sous l`impulsion de François-Régis Bouyer, avec l`objectif de transmettre la mémoire des ouvriers des chantiers et des marins. En 1988, l`association N.M.T fait venir à  Nantes le Maillé-Brézé qui est alors classé monument historique.

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