Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Tshivis Tshivuadi de JED:"La RDC n'a pas besoin de discours mais de la justice qui est un rempart contre l'impunité"

`` Naviguer est une activité qui ne convient pas aux imposteurs. Dans bien des professions, on peut faire illusion et bluffer en toute impunité. En bateau, on sait ou on ne sait pas. » de Eric Tabarly, extrait de Mémoires du large. La justice, ce sont des règles, principes et lois que chacun doit respecter pour le vivre ensemble dans l'harmonie. L'impunité contre les atteintes massives des droits de l'homme est un mal qui ronge la République démocratique du Congo. Ne pas en parler, c'est être démissionnaire ! Le 27 mars 2014 à  Paris au Press Club est organisé le Forum International sur la liberté de presse, les droits de l'homme et contre l'impunité en République démocratique du Congo.

Paris, 5 mars 2014, Tshivis Tshivuadi, Secrétaire Général de Journaliste en Danger (Jed) et Freddy Mulongo.

Après avoir travaillé ensemble de 1999 à  2007 au Congo, des retrouvailles à  Paris avec Tshivis Tshivuadi, le secrétaire général de Journalistes en danger (JED) sont une aubaine. Durant des heures, nous avons parlé de la liberté de presse en République démocratique du Congo. JED de notre époque, c'était un duo de pitbull qui aboyaient contre les atteintes de la liberté de la presse en RDC: Donat Mbaya (président) et Tshivis Tshivuadi (Secrétaire Général). Le premier s'est retiré pour raison de santé et Tshivis Tshivuadi continue de mener la barque...Cela fait Quinze ans que cela dure ! Comme quoi on peut être journaliste mais n'est pas militant qui veut. A Paris se prépare le Forum International sur la liberté de presse, droits de l'homme et contre l'impunité pour le 27 mars 2014 au Press Club.

En quinze ans, JED est devenu une institution en République démocratique du Congo. Dans un pays démocratique les journalistes participent et contribuent au changement de la société. En France, par exemple, on ne compte plus le nombre d'affaires publiés dans la presse, sans que des journalistes soient jetés en prison: Les diamants de Bokassa avec Giscard D'Estaing, Mazarine la fille de François Mitterrand, Jérà´me cahusac et ses comptes en Suisse,la relation Hollande et Julie Gayet, les écoutes de Sarkozy par son conseiller Patrick Buisson, les menteries de Copé...Toutes les affaires sorties par la presse ont contribué à  prendre des mesures pour changer la marche du pays. Aujourd'hui, les différents présidents français refusent des gros cadeaux, les personnes nommés comme ministres doivent déclarer leur patrimoine, le statut de première dame n'existe pas...Dans un pays c'est la justice indépendante et impartiale qui est le rempart contre les abus et l'impunité. En République démocratique du Congo comme dans la majorité des pays africains, la présidence de la République, le gouvernement et la justice font 1 et en face il n'y a rien. La presse est-elle le quatrième pouvoir au Congo ? Pas du tout, elle est comme le poisson qui suit le cour de la rivière. Chaque journaliste congolais pense d'abord à  faire bouillir la marmite le soir en rentrant chez lui. Et les politiques l'ont bien compris donc ils instrumentalisent certains. Des politiques font assassiner des journalistes parce qu'ils se croient au dessus des lois.

Quels sont les médias au Congo qui parlent des vrais problèmes qui touchent les congolais ? L'assassinat du vaillant Colonel Ndala. Ce sont les médias congolais de la diaspora et quelques médias occidentaux qui en ont parlés. Qui sont ces journalistes congolais sur place qui ont fait de l'investigation pour donner une autre version que celle du Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga ? Personne ! En prenant en otage la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), le fieffé menteur et Goebbels de Joseph Kabila est Premier ministre, ministre de la défense, ministre de santé...Pour sauver la corporation en RDC, il ne faudrait plus que les gens viennent au journalisme par mimétisme ou parce qu'ils ont échoué ailleurs. Le métier est infecté des coupagistes et moutons noirs. Comment un journaliste peut-il en même temps être directeur de cabinet d'un ministre et le soir présentateur d'un journal à  la télévision ? Où est l'indépendance et l'impartialité dans tout ça ? Si les médias congolais continuent de se comporter comme des échoppes où les plus offrants payent et se font encenser, c'est un vrai recule.

La République démocratique du Congo n'a pas besoin de discours ni de morale mais d'une justice indépendante non inféodée. On ne devrait pas attendre l'assassinat d'un confrère pour protéger des journalistes et leurs sources.

Jed assure au quotidien la mission de surveillance de la liberté de la presse, conformément aux engagements internationaux de la RDC et pour faire en sorte qu'aucun cas d'atteinte au travail des journalistes et médias ne passe inaperçu.

Ce travail de monitoring des atteintes à  la liberté de la presse, JED le fait en diffusant régulièrement des communiqués appelés "Alertes", sur des cas d'arrestations, d'emprisonnement, d'agression ou de menaces contre les journalistes. mais également en envoyant des lettres de protestation aux auteurs ou responsables de ces atteintes.

Depuis plusieurs anées aussi, JED s'est engagé dans la défense légale des journalistes poursuivis devant les Cours et tribunaux, en mettant à  leur disposition, de manière gracieuse, des avocats pour les défendre.

Le 27 mars 2014 au Press Club à  Paris, Forum sur la liberté de presse, les droits de l'homme et contre l'impunité en République démocratique du Congo.

Partager sur : Partager