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De la Mairie de Paris à  la Francophonie, Bertrand Delanoà« futur Secrétaire Général de l'OIF !

Bertrand Delanoà« futur Secrétaire Général de l'OIF

Les dictateurs africains assoiffés de pouvoir avaient tenté de "Boutiquer" l`affaire, en proposant à  Abdou Diouf de postuler pour un troisième mandat alors qu'il est Secrétaire de l'OIF depuis 11 ans, et qu'il aura connu trois président français: Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et maintenant François Hollande. Deuxième Secrétaire Général de l'Organisation International de la Francophonie après Boutros Boutros Ghali, Abdou Diouf est en fonction depuis le 1er janvier 2003, à  79 ans il a une retraite bien méritée. L'Afrique a tenté d'abord la carte Pierre Buyoya, l'ancien président Burundais. Ce dernier s'est vite rétracté et a vite décliné la proposition en déclarant qu'il n'était candidat à  rien. Henri Marie Joseph Lopes, a beau s'agiter, il ne sera jamais Secrétaire général de l'OIF (Organisation internationale de la francophonie). En effet, l'actuel ambassadeur du Dictateur Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville a vu ses chances de succéder à  Abdou Diouf s'amoindrir. Comment un écrivain aussi talentueux peut servir un régime dictatorial, se faire complice et devenir taiseux sur les exactions dont sont victimes ses compatriotes au Congo-Brazzaville ?

Bertrand Delanoé futur Secrétaire Général de l'OIF Le bruit de couloir pressent qui nous parvient à  la rédaction de Réveil FM International est de plus en plus audible: Le futur successeur d'Abdou Diouf au poste de Secrétaire général de l'OIF (Organisation internationale de la francophonie) s'appelle Bertrand Délanoe, l'ex-Maire de Paris qui vient de quitter son poste ! Avec des élections municipales, de ce mois de mars 2014, Bertrand Delanoà« quitte définitivement la mairie de Paris après treize années où il aura progressivement remodelé le visage de la capitale française.

Bertrand Delanoé futur Secrétaire Général de l'OIF

Bilan élogieux à  la Mairie de Paris

Tout a commencé par un tintement de clefs. Celles agitées par la foule massée sous les fenêtres de l'hà´tel de ville, au soir du second tour de l'élection municipale. Ce dimanche 18 mars 2001, les portes du pouvoir parisien s'ouvrent devant la gauche pour la première fois de son histoire. Quasi inconnu un an auparavant, Bertrand Delanoà« vient d'être élu maire de Paris sur un programme de rupture avec vingt-quatre ans de Chiraquie.

Rupture avec les affaires et une gestion opaque, jugée trop éloignée des préoccupations des habitants. Rupture avec le tout automobile, qui voit la voiture régner en maître absolu dans les rues d'une capitale asphyxiée par la pollution. Rupture avec une politique d'investissement trop frileuse (c'est ce que constatait, fin 2001, un audit commandé par la ville aux cabinets indépendants Andersen et SCET) qui, faute de construction de crèches et de logements sociaux en nombre suffisant, provoque la fuite des jeunes et des familles. "Une nouvelle ère" : voilà  ce que promet le successeur de Jean Tiberi dans son "Contrat d'alternance".

Bertrand Delanoé futur Secrétaire Général de l'OIF

Avec Delanoà«, Paris "s'est mise en mouvement"

Deux mandats plus tard, à  l'heure de dresser son propre bilan, Bertrand Delanoà« ne cache pas une certaine satisfaction. "Je ne veux pas dire que tous les problèmes sont résolus, affirme-t-il à  L'Express. Mais la ville n'a plus rien à  voir avec cette cité figée, recroquevillée sur elle-même et n'osant pas prendre de risques, que nous avons trouvée en 2001. Elle s'est mise en mouvement." En treize ans, Paris a effectivement changé. En mieux, soutiennent les partisans du maire, qui évoquent la place nouvelle accordée aux piétons, vélos et transports en commun, la barre - bientà´t atteinte - des 20 % de logements sociaux ou la multiplication des places en crèche... En pis, critiquent ses détracteurs, qui citent l'augmentation des impà´ts, la congestion automobile ou encore l'exode des classes moyennes...

Les listes ne sont pas exhaustives. Mais au-delà  du nécessaire inventaire des réussites et des échecs de la politique municipale, Bertrand Delanoà« a-t-il transformé Paris en profondeur ? Dans le style et la gestion, cela ne fait presque aucun doute. D'abord parce que après les années de tempêtes judiciaires de l'ère chiraquo-tibériste, son règne a ressemblé à  un long fleuve tranquille. Ensuite parce que en troquant son fauteuil de sénateur contre celui de maire, ce soldat laboureur du pavé parisien s'est totalement consacré à  la capitale. A son corps défendant, parfois, comme quand ses ambitions nationales se fracassèrent sur l'écueil du congrès de Reims en 2008. Mais avec une omniprésence jamais démentie.

Bertrand Delanoé futur Secrétaire Général de l'OIF

Centralisant tous les dossiers, habitué des coups de gueule homériques, il a occupé, seul ou presque, le devant de la scène. Au prix d'une "communication hypertrophiée qui coà»te cher aux Parisiens", déplore Jean-François Legaret, président du groupe UMP au Conseil de Paris. Ou d'une "mise sous tutelle de ses adjoints", affirme Yves Contassot, chef de file des Verts de 2001 à  2008. En tout cas, indéniablement, il est difficile, après lui, d'imaginer un maire de Paris à  temps partiel.

Bertrand Delanoé futur Secrétaire Général de l'OIF

De sa "révolution des déplacements" aux prémices du Grand Paris

Sur le plan urbain, Bertrand Delanoà« laissera, là  aussi, son empreinte sur la capitale. Certes, son legs architectural est limité. Malgré la mise en chantier de nombreux quartiers - selon la mairie, 10 % du territoire parisien auraient été concernés par des travaux - et des opérations jugées "pharaoniques et dispendieuses" par l'opposition, Paris n'a pas vu émerger un nouveau Beaubourg. "Il y a eu ici et là  de vraies audaces, note l'architecte Roland Castro, mais rien de franchement révolutionnaire." De la même manière, sa tentative d'opérer un rééquilibrage entre les arrondissements populaires de l'Est et ceux, plus bourgeois, de l'Ouest s'est soldée par un demi-échec : si les premiers ont bénéficié d'un net rattrapage en matière d'équipements publics, l'ambition d'implanter plus de logements sociaux dans les seconds n'a triomphé ni de l'hostilité des élus et des habitants, ni de la flambée des prix du foncier dans les quartiers chics.

Bertrand Delanoà« restera l'homme qui "a définitivement tourné la page du "tout bagnole "pour faire entrer la ville dans l'ère de la cohabitation des mobilités", reconnaît le conseiller de Paris (MoDem), Jean-François Martins. Très contestée par la droite et les automobilistes, menée parfois à  la hussarde comme sur le boulevard Magenta, sa "révolution des déplacements" a effectivement permis de réduire la place de la voiture au profit d'autres modes de transport. Qu'on le déplore ou qu'on s'en félicite, on ne circulera plus dans Paris comme avant.

Enfin, Bertrand Delanoà« a tenté de faire sortir Paris des limites étriquées du périphérique. En renouant les liens longtemps rompus avec les maires de la première couronne, en finançant les transports régionaux à  hauteur de 350 millions d'euros par an ou en amorçant le rassemblement d'une centaine de collectivités franciliennes au sein d'une même institution (Paris Métropole), il a préparé l'émergence d'un Grand Paris qui ne se résumerait pas aux transports. Peut-être "ni assez vite ni avec assez de force", comme le déplore le conseiller de Paris (UMP) Jérà´me Dubus. Mais suffisamment pour imposer à  une ville longtemps recroquevillée sur elle-même et jalouse de sa toute-puissance l'idée que ses problèmes de logement, de transport ou de développement économique ne peuvent se résoudre que sur un périmètre plus large que celui hérité de la fin du XXe siècle. Une nouvelle frontière dont son successeur devra prendre la mesure.

Mais suffisamment pour imposer à  une ville longtemps recroquevillée sur elle-même et jalouse de sa toute-puissance l'idée que ses problèmes de logement, de transport ou de développement économique ne peuvent se résoudre que sur un périmètre plus large que celui hérité de la fin du XXe siècle. Une nouvelle frontière dont son successeur devra prendre la mesure.

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