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Le Salon du livre inauguré par Jean-Marc Ayrault et Christina Kirchner

La présidente argentine Cristina Kirchner et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault inaugurent le Salon du livre à  Paris le 20 mars 2014

L'Argentine, creuset de l'une des littératures les plus prolifiques actuellement, est l'invitée d'honneur de la 34e édition du Salon du livre.

Jean-Marc Ayrault et la présidente argentine Cristina Kirchner ont inauguré jeudi à  Paris la 34e édition du Salon du livre, dont l'Argentine, creuset de l'une des littératures les plus prolifiques d'aujourd'hui, est l'invitée d'honneur. Le Premier ministre, accompagné de la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, et Mme Kirchner ont parcouru les allées du Salon, porte de Versailles, au milieu des professionnels de l'édition et d'une nuée de journalistes.

Dans une courte allocution, Jean-Marc Ayrault a célébré les "valeurs communes", l'"affinité intellectuelle" qui lie la France et l'Argentine. "La France soutient, comme l'Argentine, les acteurs de la chaîne de l'édition : auteurs, éditeurs, libraires", a assuré le chef du gouvernement. Selon lui, la France "aide ceux qui sont engagés dans la révolution numérique, sans sacrifier les points essentiels comme le prix unique du livre (...) et le taux de TVA identique". "Le principe de neutralité technologique impose que le livre numérique soit traité de la même façon que le livre classique", a-t-il fait valoir.

Le Salon, qui a reçu près de 200 000 visiteurs en 2013, sera aussi l'occasion de fêter le centenaire de la naissance de Julio Cortà¡zar, figure emblématique des lettres argentines, mort en 1984 à  Paris où il a longtemps vécu. Un hommage sera aussi rendu à  l'auteur de BD Quino, créateur de la petite héroïne Mafalda il y a cinquante ans. Forte d'une quarantaine de romanciers, essayistes, scénaristes, auteurs de BD ou dramaturges, la sélection officielle a créé une controverse dans la presse argentine, qui dénonce des choix dictés par des considérations politiques, écartant des auteurs marqués dans l'opposition, ce que réfutent le commissaire général du Salon Bertrand Morisset et le secrétariat à  la Culture argentin.

`` Ce qui nous unit, ce sont d'abord une histoire commune et des valeurs partagées, l'héritage des Lumières a inspiré l'émancipation de l'Amérique latine, et l'Argentine contemporaine en conserve toute l'empreinte », a commencé le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Ces valeurs, a-t-il souligné, permettent de protéger la liberté d'expression, de combattre les disparitions forcées et la peine de mort. `` Cette latinité que nous avons en partage s'appuie aussi sur la vivacité de nos échanges » : 400.000 Français se sont exilés en Argentine entre 1880 et 1910, et certains ont laissé d'importantes traces sur leur passage. Le Premier ministre cite ainsi Jean-Baptiste Charcot, marin et explorateur, mais aussi Clémenceau, Jaurès ou `` l'aérospatiale (sic) de Mermoz et Saint-Exupéry ».

Pendant les années de la dictature militaire, la France est à  son tour devenue `` terre d'accueil pour les exilés argentins ». Le Premier ministre n'oublie pas la littérature : `` Je pense bien sà»r à  Jorge Luis Borges, si proche d'Henri Michaux ou de Roger Caillois, Julio Cortazar, qui sut si bien rendre l'atmosphère intellectuelle et artistique du Paris des années 1950, Joseph Kessel, né et éduqué en Argentine. »

Et, bien sà»r, `` le père d'Astérix, René Goscinny, qui passa son enfance à  Buenos Aires. Ernesto Sabato, qui vécut à  Paris dans les années 30 ». `` Français et Argentins se ressemblent fort », rappelle-t-il en citant le Général de Gaulle. Le Premier ministre s'est ensuite fait le promoteur du Salon, en promettant `` des débats passionnants ».

Jean-Marc Ayrault a également eu un mot pour l'autre célébration, en cette année 2014 : `` Le Festival de la BD d'Angoulême a récemment été l'occasion d'honorer Quino, et d'élever Malfada (sic bis), qui fête 50 ans d'une éternelle jeunesse, au rang d'Officier de la Légion d'Honneur. » Une bonne occasion d'écorcher son nom avec la médaille, probablement.

Par ailleurs, le Programme d'Aide à  la Publication Victoria Ocampo, du nom de la célèbre éditrice argentine, fête également ses 30 ans. `` Vous avez créé de votre cà´té le programme Sur, qui favorise le rayonnement de votre littérature à  l'étranger », rappelle Jean-Marc Ayrault en s'adressant à  Cristina Kirchner.

Le chef du gouvernement a souligné que la France aidait `` ceux qui sont engagés dans la révolution numérique, sans sacrifier des points essentiels : le prix unique du livre, qu'il soit vendu sous une forme classique ou numérique, avec un taux de TVA identique », selon le principe de neutralité technologique. `` La France défend d'ailleurs le droit d'auteur dans les instances européennes et internationales », a-t-il ajouté, sans oublier l'importance des librairies indépendantes.

La présidente Cristina Kirchner a ensuite enchaîné sur un discours, en espagnol, qui n'était pas traduit.

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