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Municipales : Ce qu'il faut retenir du premier tour

Une victoire de la droite, une forte poussée du FN et une gauche en net recul : tels sont les principaux enseignements de ce premier tour des élections municipales. 44,8 millions d'électeurs - dont plus de 280 000 ressortissants de l'Union européenne - ont été appelés aux urnes dans les quelque 36 700 communes de France, ce dimanche, pour le premier tour du scrutin.

Abstention record. Facteur-clé de la consultation, le taux d'abstention a battu un record avec plus de 38%, ce qui constitue une nouvelle marque de la désillusion des électeurs à  l'égard de la politique.

Spectaculaire poussée du FN. Le parti de Marine Le Pen a, semble-t-il, surfé sur l'abstention record et les effets délétères des affaires qui ont secoué la classe politique ces dernières semaines. Pour la première fois de son histoire, le parti d'extrême droite a gagné dès le premier tour une ville de plus de 10.000 habitants : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où Steeve Briois l'a emporté dimanche. Ailleurs, dans plus d'une quinzaine de villes (Perpignan, Avignon, Forbach, Béziers, Fréjus), le FN est arrivé en tête du premier tour.

La gauche sanctionnée. La gauche a subi de plein fouet un exécutif au plus bas dans les sondages. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a appelé ``les forces démocratiques et républicaines» à  faire barrage au FN au second tour, alors que l'inquiétude, la déception, voire la colère, étaient perceptibles dans les rangs de la majorité.

Résultat spectaculaire : Niort a basculé à  droite après près de 60 ans de gouvernance de la gauche, tandis que les sorts de Strasbourg et Toulouse, que le PS avait enlevés à  la droite en 2008, sont très incertains. Marseille semble devoir échapper à  Patrick Mennucci (PS), les premières estimations le donnant devancé par le FN de Stéphane Ravier, avec un Jean-Claude Gaudin (UMP) faisant la course en tête. A Paris, la candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet a fait mentir les pronostics en se classant en pole position sur l'ensemble de la capitale devant Anne Hidalgo (PS). A Limoges, le maire sortant PS Alain Rodet subit un séisme politique en s'effondrant à  30%, ce qui le contraindra à  affronter un second tour pour la première fois depuis 1995, alors que le FN perce à  près de 17%. La gauche risque aussi de perdre Amiens, Angers, Reims, Saint-Etienne et Laval.

L'UMP fidèle au ``ni PS, ni FN». Le président de l'UMP, Jean-François Copé, réélu dès dimanche à  Meaux, a appelé les électeurs du FN à  reporter leurs voix sur les candidats de son parti au second tour, estimant que ``les conditions d'une grande victoire» de la droite étaient réunies. ``Nous nous sommes tous mis d'accord à  l'UMP pour refuser toute alliance avec le Front national et refuser le front républicain», a annoncé Henri Guaino, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy et député des Yvelines. L'ex-Premier ministre UMP François Fillon a confirmé : ``Aucun désistement» en faveur de la gauche, ni ``alliance» avec le FN.

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