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Affaire Benguigui : ouverture d'une enquête préliminaire

Yamina Benguigui dans la tourmente. Photo Réveil FM International

Affaire Benguigui : la Haute autorité saisit le parquet, l'intéressée dément toute "fraude". Le parquet de Paris a ouvert mercredi une enquête préliminaire sur les déclarations de patrimoine faites par l'ancienne ministre de la Francophonie Yamina Benguigui.

Une enquête préliminaire sur les déclarations de patrimoine faites par l'ancienne ministre de la Francophonie Yamina Benguigui a été ouverte ce mercredi. Cette enquête fait suite au "doute sérieux quant à  l'exhaustivité, l'exactitude et la sincérité" exprimé le 31 mars par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique qui avait porté ses interrogations à  la connaissance du procureur de la République de Paris, François Molins.

Selon le communiqué du parquet, les doutes de la Haute Autorité portaient sur les "déclarations de situation patrimoniale et d'intérêt de Mme Yamina Benguigui, reçues les 19 juillet 2012, 11 avril 2013 et 29 janvier 2014 et des omissions et évaluations mensongères qu'elle a constatées et qui sont susceptibles de constituer des infractions pénales au sens des dispositions" des lois sur la transparence de la vie politique de 2011 et 2013. En conséquence, "le parquet de Paris a décidé ce jour d'ouvrir une enquête préliminaire confiée à  l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF)" de la police judiciaire, selon le communiqué.

Benguigui nie tout "enrichissement personnel"

Yamina Benguigui a réfuté toute "fraude de quelque nature que ce soit" ou tout "enrichissement personnel". La maire de Paris Anne Hidalgo lui a toutefois demandé de démissionner du Conseil de Paris. La Haute Autorité reproche à  l'ex-ministre d'avoir omis de déclarer qu'elle était depuis 2005 copropriétaire d'une société anonyme de droit belge, G2. Cette holding est actionnaire à  99% de sa société de production Bandits productions. Elle aurait même dà» déclarer ces parts dès 2008 quand elle est devenue adjointe à  la mairie de Paris, mais cela n'était pas un délit à  l'époque, a-t-on expliqué à  la Haute Autorité.

L'ex-ministre de la Francophonie a vendu ses parts en janvier 2014 pour 430.000 euros, mais elle avait indiqué dans un communiqué "n'avoir perçu aucun produit de cette cession compte tenu de l'insuffisance de trésorerie de la société G2". Selon la nouvelle loi sur la transparence de la vie politique, adoptée en octobre 2013, ces "manquements", s'ils étaient avérés, sont susceptibles d'être punis de trois ans de prison, 45.000 euros d'amende et dix ans d'inéligibilité.

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a été créée en 2013 à  la suite de fausses déclarations de l'ancien ministre du Budget Jérà´me Cahuzac, affirmant qu'il n'avait pas de compte bancaire caché à  l'étranger. Cette affaire avait été à  l'origine du premier scandale du quinquennat de François Hollande et avait conduit à  la démission de ce ministre, pourfendeur à  son poste des fraudes fiscales et qui a finalement admis avoir possédé un compte à  l'étranger.

Yamina Benguigui dans la tourmente. Photo Réveil FM International

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