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Laurent Fabius en visite à  Cuba, `` amie » de la France

Laurent Fabius lors d'une cérémonie sur Revolution Square à  La Havane (Cuba), le 12 avril.

Pour marquer lÂ’'évènement, Laurent Fabius a eu droit à  un entretien d'Â’une heure trente avec le président cubain Raoul Castro. Samedi 12 avril, le ministre des affaires étrangères était le premier chef de la diplomatie française à  se rendre à  Cuba depuis Claude Cheysson il y a 31 ans.

Laurent Fabius est aussi le premier des ministres européens à  faire le déplacement depuis que lÂ’'Union européenne a ouvert la porte, en février, à  une normalisation de ses relations avec le régime communiste de l'Â’île, gelées depuis dix ans.

`` NOMBREUSES CONVERGENCES »

`` Les relations entre nos deux pays vont pouvoir sÂ’'amplifier », a déclaré M. Fabius au terme de sa visite, devant les représentants de la petite communauté française de La Havane.

Pour la diplomatie française, le changement de pied de l'Â’UE se justifie par les petits signes dÂ’'ouverture donnés ces dernières années par le régime cubain, comme la suppression de lÂ’'autorisation de sortie du territoire pour les Cubains, la libération de prisonniers politiques, la non application de la peine de mort ou encore de petites réformes économiques.

`` Des progrès importants restent à  accomplir » en matière de droits de l'Â’homme, a toutefois reconnu M. Fabius.

`` Débloquer le dialogue politique, cela ne veut pas nécessairement dire qu'on est d'accord sur tout. Il y a eu des évolutions en matière des droits économiques et sociaux. Cuba a réalisé des avancées spectaculaires, par exemple dans le droit à  l'éducation et le droit à  la santé, mais nous pensons que les droits politiques sont également indispensables. (...) S'il existe des différences entre la France et Cuba, les convergences sont également très nombreuses. Entre amis, on peut parler de tout. »La Haye veut faire plus d`affaires avec Cuba

“Il est temps que l`Europe révise sa position face à  Cuba au regard des développements en cours”. Voilà  le message lancé par le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Frans Timmermans, à  l`issue de deux jours de visite officielle à  La Havane. “Je crois que le dialogue entre l`Union européenne, les Pays-Bas et Cuba est extrêmement important pour le développement de toute la région”, a-t-il justifié après avoir rencontré son homologue Bruno Rodriguez, lui-même très enthousiaste devant la perspective de renforcer les relations économiques avec le vieux continent : “le processus qui se déroule dans le système économique cubain constitue une opportunité pour les entreprises néerlandaises, a-t-il déclaré. Dans le même temps, je répète la volonté de notre ministère des Affaires étrangères de maintenir un échange permanent sur les questions pour lesquelles nous avons des intérêts communs.” L`Union accepte de dialoguer avec La Havane depuis 2008 sous réserve d`avancées en matière des droits de l`homme sur l‘île. La Haye, qui fait partie des principaux partenaires commerciaux de Cuba, plaide pour un assouplissement de ces critères afin d`accélérer le renforcement des relations économiques en profitant des réformes entamées il y a trois ans par le gouvernement de Raàºl Castro.

SOIXANTE ENTREPRISES FRANà‡AISES

Laurent Fabius a aussi étrenné à  La Havane sa nouvelle casquette de chef du commerce extérieur. L'Â’un de ses interlocuteurs a été Rodrigo Malmierca, le ministre du commerce extérieur et de lÂ’'investissement étranger, auteur de la nouvelle loi approuvée mais pas encore publiée.

Le régime cubain est en effet en train de modifier sa législation pour attirer davantage d'Â’investisseurs étrangers. Si une soixantaine d'Â’entreprises françaises sont présentes dans l'Â’île, la France nÂ’'est qu'Â’au neuvième rang des partenaires commerciaux de Cuba.

Le dynamisme économique cubain reste à  inventer (sa croissance a plafonné à  2,7 % en 2013 et la prévision n'Â’est que de 2,2 % pour cette année), mais les perspectives offertes par les réformes en cours et la future zone de développement économique spéciale autour du port en eau profonde de Mariel, en cours de construction, laissent entrevoir des possibilités.

LÂ’'investissement à  Cuba est cependant un exercice rendu difficile par les effets de l'Â’embargo décrété par les Etats-Unis à  l'Â’encontre de sociétés qui commercent avec l'Â’île. `` Alors que des discussions sur un accord de libre échange entre les Etats-Unis et lÂ’'UE ont lieu, il est très souhaitable que cette situation évolue », a déclaré Laurent Fabius à  La Havane.

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