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Ukraine : un accord trouvé pour une sortie de crise

GENEVE (SUISSE), 17 AVRIL 2014. Le chef de la diplomatie américaine John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov.

Un espoir pour stopper l'escalade. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé ce jeudi à  Genève un accord avec les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Ukraine sur les étapes à  suivre pour une sortie de crise. Le texte prévoit le désarmement des groupes armés illégaux et l'évacuation des bà¢timents occupés.

En même temps l'Ukraine prend des mesures afin de limiter l'accès à  son territoire. Ainsi tous les citoyens russes de sexe masculin à¢gés de 16 à  60 ans sont interdits d'entrée dans le pays, selon la compagnie russe Aeroflot. Quelque 2.000 personnes ont manifesté jeudi pour une Ukraine unie à  Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, région où des militants pro-russes se sont emparés de bà¢timents publics et de dépà´ts d'armes. >> Suivez en direct les événements de ce jeudi :

19h40. L'OSCE chargée d'appliquer l'accord. La mission de surveillance de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) sera chargée d'aider les autorités ukrainiennes à  mettre en œ“uvre ces mesures. L'organisation ``doit jouer un rà´le dirigeant» dans l'application l'accord, déclare la diplomate en chef de l'Union européenne Catherine Ashton. Les Etats-Unis, l'UE et la Russie sont prêts à  fournir des observateurs. La diplomate assure que l'Union européenne ``allait continuer ses efforts pour soutenir l'Ukraine, économiquement, financièrement et politiquement».

19h18. ``Nous n'avons pas abandonné la Crimée», assure le secrétaire d'Etat américain, John Kerry. ``Mais nous ne sommes pas venus (à  Genève, Ndlr) pour parler de la Crimée», poursuit-il.

19h13. Le Canada envoie six chasseurs F-18 en Europe de l'Est. Le Canada va déployer six avions de chasse F-18 en Europe de l'Est pour participer au renforcement des capacités de l'Otan face à  l'aggravation de la crise en Ukraine. Selon les médias locaux, les appareils seront stationnés en Pologne.

19h10. S'il y a des progrès de la part de la Russie, il n'y aura plus de ``sanctions», déclare chef de la diplomatie américaine.

18h50. Mesures anti-juives dans l'est de l'Ukraine : ``Intolérable et grotesque», juge John Kerry.

18h41. La Russie n'a ``aucun désir» d'envoyer des troupes en Ukraine, déclare Sergueï Lavrov. ``Cela serait contre nos intérêts fondamentaux», poursuit le chef de la diplomatie russe.

18h22. Un accord sur des étapes pour une désescalade en Ukraine. C'est ce qu'annonce le ministre russe des Affaires étrangères. ``Tous les groupes armés illégaux doivent être désarmés, tous les bà¢timents saisis illégalement doivent être rendus à  leurs propriétaires légitimes, toutes les rues, les places et les autres lieux publics dans les villes ukrainiennes doivent être libérés», selon le document. Le document qui a été adopté prévoit aussi une amnistie pour ceux qui respecteront les dispositions de l'accord, à  l'exception de ``ceux qui sont coupables de crimes capitaux».

18h15. Kiev accepte la juridiction de la CPI. L'Ukraine a accepté la juridiction de la Cour pénale internationale pour des crimes présumés lors de la répression sanglante de manifestations sans précédent contre le président Viktor Ianoukovitch, annonce la CPI. Le greffier de la Cour ``a reçu une déclaration déposée par l'Ukraine acceptant la compétence de la CPI pour des crimes qui auraient été commis sur son territoire à  partir du 21 novembre 2013 au 22 février 2014», indique la juridiction dans un communiqué.

18h10. Washington va fournir une ``assistance militaire non létale». Barack Obama a donné son aval à  la fourniture d'une ``assistance militaire non létale» à  l'Ukraine, notamment des fournitures médicales et des casques, annonce le secrétaire à  la Défense Chuck Hagel.

18 heures. La Pà¢que juive gà¢chée à  Donetsk. Un tract distribué lundi par ``trois hommes non identifiés portant des cagoules et portant le drapeau de la Fédération de Russie» a mis la communauté juive de Donetsk en émoi. A la veille de la Pà¢que juive, il appelait les juif à¢gés de 16 ans et plus à  se présenter aux autorités pour se faire recenser et à  déclarer leur patrimoine. Le président du gouvernement temporaire de Donetsk a démenti tout lien avec le tract, affirmant qu'il s'agit d'un faux grossier et le qualifiant de ``provocation», selon i24newstv. De nombreuses attaques antisémites ont été constatées depuis le début de la crise, alors que près d`un million et demi de Juifs d`Ukraine ont été assassinés durant la Seconde Guerre mondiale.

17h43. Les restrictions aux frontières ukrainiennes jugées ``absurdes» par Moscou. Alors qu'Aeroflot a indiqué avoir reçu un ``avis officiel» du gouvernement ukrainien interdisant l'entrée de tout homme russe de 16 à  60 ans, le vice-président de la Douma russe, Sergueï Jelezniak, qualifie ces restrictions ``de preuve claire que les décisions que prend le pouvoir de Kiev n'ont rien à  voir avec les principes démocratiques des droits de l'Homme et de la liberté». ``L'absurdité même des restrictions par genre et à¢ge imposées démontrent encore une fois le niveau de professionnalisme de ceux qui prétendent être au pouvoir en Ukraine», a-t-il ajouté.

17h30. L'hymne ukrainien retentit à  Donetsk. Quelque 2.000 personnes manifestent pour une Ukraine unie à  Donetsk, où des militants pro-russes se sont emparés de bà¢timents publics et de dépà´ts d'armes.Les autorités municipales ayant refusé la tenue de la manifestation au centre ville, le rassemblement a eu lieu dans un parc excentré. Les manifestants arborent des petits drapeaux ukrainiens, chantent l'hymne national.

17h10. Le Parlement veut rétablir la conscription. Une résolution pour demander au président par intérim d'étudier un retour à  la conscription, face à  ``l'agression» russe contre le territoire ukrainien est votée au Parlement. L'Ukraine a supprimé la conscription plus tà´t cette année, au terme d'une loi adopté en 2013 sous la présidence de Viktor Ianoukovitch. Les forces armées ukrainiennes sont fortes de quelque 130.000 hommes. Elles souffrent toutefois d'un manque chronique d'équipements, selon les responsables.

17 heures. Les partisans d'une Ukraine unie se rassemblent à  Donetsk.

16h35. Les séparatistes se sont emparés de l'aéroport de Donetsk. C'est ce que déclarent des témoins sur ``Russia Today».

16h15. Une centaine de séparatistes pro-russes à  l'aéroport de Donetsk. Quelque 100 séparatistes se dirigent vers l'aéroport de Donetsk portant des drapeaux de la ``République Donetsk», rapporte Novosti Donbassa.

16h15. L'Ukraine interdit son territoire aux hommes russes de 16 à  60 ans. Dans le cadre de ``l'opération anti-terroriste», la compagnie aérienne russe Aeroflot indique avoir reçu un ``avis officiel» du gouvernement ukrainien interdisant l'entrée sur le territoire de ce pays à  tout homme russe de 16 à  60 ans. Egalement interdits d'entrée les hommes ukrainiens à¢gés de 16 à  60 ans et les femmes ukrainiennes à¢gées de 20 à  35 ans ``domiciliés sur le territoire de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol».

15h40. Le FSB a réclamé au ``Facebook» russe les données du groupe Euromaïdan. Le Service fédéral de sécurité russe (FSB, ex-KGB) a réclamé au réseau social russe VKontakte de lui remettre les données personnelles des organisateurs du groupe Euromaïdan, central dans la contestation pro-européenne en Ukraine. C'est ce que révèle son fondateur qui assure avoir refusé de répondre favorablement à  cette demande.

15h15. Tensions à  Marioupol. Plusieurs centaines de personnes manifestent contre le pouvoir pro-européen de Kiev à  Marioupol, dans le sud-est, où une attaque pendant la nuit contre une unité de la garde nationale a fait trois morts.

15h05. Le Parlement européen demande la préparation de sanctions économiques contre la Russie. Le Parlement européen demande un ``renforcement» de ses sanctions ciblées contre des personnalités russes, et ``se prépare à  lancer» des sanctions économiques contre Moscou, en raison de la détérioration de la situation en Ukraine. La résolution, non contraignante, a été adoptée par 437 voix contre 49, et 85 abstentions.

15 heures. La France enverra des avions de chasse. La France va déployer d'ici fin avril plusieurs avions de chasse dans le cadre d'une mission de l'Otan de surveillance aérienne des pays baltes, en raison des tensions liées à  la crise ukrainienne, selon le ministère de la Défense.

14 heures. Et bientà´t manifestation pro-Kiev à  Donetsk. Les organisateurs, soutiens du pouvoir pro-Européens de Kiev, espèrent dans l'après-midi environ 10 000 personnes qui, pour la première fois depuis l'occupation du Maïdan, vont manifester en faveur de l'Ukraine. Mais les chefs de file de ce rassemblement craignent aussi que nombre de pro-ukrainiens ne viennent pas à  cause d'éventuels affrontements avec les pro-Russes.

13h55. Manifestation à  Marioupol contre Kiev. Plusieurs centaines de personnes manifestent contre le pouvoir pro-européen de Kiev à  Marioupol (sud-est), où une attaque nocturne contre une unité de la garde nationale a fait trois morts parmi les 300 assaillants. 63 d'entre eux ont été interpellés.

13h45. Prochaine étape, la Moldavie? Ce que quelques observateurs craignaient est-il en train de se passer? Le président russe Vladimir Poutine estime que la Transdniestrie devait pouvoir ``décider de son propre sort», au lendemain de l'appel lancé par le Parlement de ce territoire séparatiste pro-russe de Moldavie pour qu'il reconnaisse son indépendance. ``Nous allons y travailler avec nos partenaires», ajoute Poutine, soulignant qu'il fallait notamment ``un dialogue avec la Moldavie et l'Ukraine».

13h30. Les pro-russes attendent le soutien militaire de Poutine. ``On attendait que Poutine fasse entrer ses troupes dans le sud-est de l'Ukraine pour repousser les attaques de l'armée ukrainienne», lance, manifestement déçu, un membre masqué des groupes d'auto-défense du Donbass (région de l'est de l'Ukraine), devant le siège de l'administration régionale occupé par des militants pro-russes.

13h05. Hollande menace ``d'élever le niveau de sanctions» contre Moscou. ``Nous pourrons élever le niveau de sanctions s'il n'y avait pas de solution qui se dégageait (à  Genève), mais ce n'est pas notre volonté», explique François Hollande. Pour le Chef de l'Etat français, la solution de cette crise internationale passe par ``le respect de l'agenda politique» ukrainien avec une élection présidentielle, le 25 mai, qui doit permettre ``une sortie de crise». Et d'ajouter : ``Faut-il encore que ce vote puisse avoir lieu sur l'ensemble du territoire et puisse se tenir dans des conditions de transparence et de totale liberté».

13 heures. Poutine n'a ``pas peur» de l'Otan. ``Nous n'avons pas peur. Je n'ai pas peur et personne ne doit avoir peur», répond à  un journaliste vedette, le président russe, qui décrivait, elle, l'Alliance comme une ``tumeur cancéreuse».

13 heures. L'UE envisage d'étoffer les sanctions contre la Russie, faute de solution à  Genève, déclare François Hollande.

12h55. Poutine donne un mois à  l'Ukraine pour régler la question du gaz sinon... La semaine dernière déjà , le président russe avait brandi cette menace. Kiev a accumulé 2,2 milliards de dollars en factures de gaz russe impayées et refuse l'augmentation de 80% du tarif décidée début avril par Moscou. Vladimir Poutine donne ce jeudi un mois à  l'Ukraine pour régler son différend avec Moscou sur le gaz, menaçant de passer d'ici-là  à  un système de prépaiement des livraisons.

12h50. L'inflation revue à  la hausse par Poutine. Le président Vladimir Poutine table désormais sur une inflation d'environ 6,5% en 2014 en Russie, plus élevée donc que la prévision du gouvernement d'une inflation à  6%.

12h45. L'UE accepte des discussions avec Moscou après les menaces sur le gaz. ``L'Union européenne accepte votre proposition de consultations avec la Fédération de Russie et l'Ukraine en matière de sécurité des approvisionnements en gaz et de transit», déclare José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, dans une lettre adressée au président russe Vladimir Poutine, qui avait menacé il y a une semaine de cesser de livrer du gaz à  l'Ukraine si ce pays ne réglait pas sa dette.

12h30. Ianoukovitch n'a pas fui, il était en ``déplacement». Vladimir Poutine défend l'ex-président ukrainien, assurant qu'il était en ``déplacement professionnel lorsque la pouvoir a été pris à  Kiev», comme l'indique le Kremlin sur son compte Twitter.

11h25. Poutine ``espère fortement» ne pas avoir à  envoyer l'armée russe en Ukraine. Une menace à  peine voilée alors que se tient au même moment les pourparlers entre Américains, Européens, Russes et Ukrainiens. ``Je tiens à  rappeler que le Conseil de la Fédération russe (chambre haute) a octroyé au président le droit d'utiliser les forces armées en Ukraine. J'espère fortement que je ne serai pas obligé de recourir à  ce droit», lance Poutine.

11h20. Poutine veut ``des garanties» sur les droits des russophones en Ukraine.

11 heures. La brigade de Kiev qui s'est rendue aux pro-russes dissoute pour ``là¢cheté». Le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov fait savoir que la 25e brigade parachutiste de l'armée ukrainienne, dont une unité a rendu les armes mercredi devant des insurgés séparatistes pro-russes, sera dissoute. Les responsables ce cette unité ``dont les militaires ont fait preuve de là¢cheté et rendu les armes» rendront des comptes ``devant les tribunaux», précise Tourtchinov.

10h50. Début des pourparlers à  quatre. Comme prévu, Sergueï Lavrov (Russie), Catherine Ashton (UE), John Kerry (Etats-Unis) et Andrïï Dechtchitsa (Ukraine) entament leurs discussions à  Genève.

10h40. Une banque russe accusée de ``financer le terrorisme» en Ukraine. Le parquet ukrainien a ouvert une enquête contre la banque publique russe Sberbank aux termes de l'article du code pénal sur le ``financement du terrorisme», précise le procureur général Oleg Makhnitski. Selon lui, ``Le financement de 14 banques qui finançaient le séparatisme a été interrompu. Plus de 300 affaires criminelles ont été soumises aux tribunaux».

10h30. Officiellement, Poutine prà´ne le ``dialogue». ``Ce n'est que par le dialogue, lors de procédures démocratiques, et non en utilisant les forces armées, les tanks et l'aviation que l'on peut mettre de l'ordre dans le pays», affirme le président russe lors de sa séance annuelle de questions-réponses télévisées.

10h27. Poutine utilise-t-il la même tactique qu'en Crimée? ``On se demande si Poutine va désormais toujours envoyer ses soldats pour assurer les élections libres...» ironise sur Twitter le volet français du collectif qui était au centre des manifestations de Kiev, EuroMaïdan.

10h25. En revanche, en Crimée... Poutine admet finalement l'implication russe. Le président russe reconnait pour la première fois que des forces armées russes étaient présentes en Crimée lors du référendum en mars qui a permis le rattachement de la péninsule ukrainienne à  la Russie. ``Derrière les forces d'auto-défense de Crimée, bien sà»r, se trouvaient nos militaires. Ils se sont comportés de manière très correcte. (...) Il fallait protéger les gens. (...) Je n'ai jamais caché à  mes collègues étrangers que notre objectif était d'assurer les conditions pour un vote libre».

10h20. Soupçons d'implication russe: ``Foutaises», répond Poutine. Quelques minutes plus tà´t, son ministre de la Défense avait lui parlé de ``paranoïa» avant de se lancer dans une étrange explication, très ambigà¼e sur la présence ou non de forces armés russes dans l'Est de l'Ukraine.

9h50. Lavrov (Russie) et Dechtchitsa (Ukraine) vont se rencontrer pour la première fois. Le ministre russe est arrivé à  Genève alors qu'une bilatérale a eu lieu peu avant entre le Secrétaire d'Etat John Kerry et la diplomate en chef de l'Union Européenne Catherine Ashton. Une session à  quatre est prévue à  10h45 avec le ministre ukrainien des Affaires Etrangères Andrii Dechtschitsa. Il s'agira de la première fois que Lavrov et Dechtchitsa se rencontrent.

9h35. Des soldats russes en Ukraine? L'étrange réponse du ministre de la Défense. Après avoir expliqué que l'implication russe dans l'Est de l'Ukraine était de la ``paranoïa», le ministre de la Défense déclare: ``Il est difficile de chercher un chat noir dans une pièce sombre, en particulier s'il n'y est pas. C'est a fortiori idiot si ce chat est intelligent, audacieux et aimable.» Cette dernière phrase très ambiguà« fait référence aux surnoms de ``gens aimables» ou ``hommes verts» par lesquels ont été désignés les hommes en armes qui avaient pris sous leur contrà´le fin février des lieux stratégiques de Crimée. Moscou n'a jamais reconnu explicitement que ces hommes étaient des militaires russes, ce qu'affirmaient nombre d'observateurs, ainsi que Kiev et les Occidentaux.

9h30. L'implication russe, de la ``paranoïa»? C'est ce que dénonce Moscou alors que les Occidentaux ne cessent de voir l'ombre de la Russie dans les attaques et les confiscations de blindés ukrainiens par ces mystérieux ``hommes verts» cagoulés, sans insigne. ``Nous sommes très étonnés au ministère de la Défense des affirmations du chef des services de sécurité ukrainiens selon lequel des unités des forces spéciales russes sont impliquées dans les événements du sud-est de l'Ukraine. Ces affirmations ressemblent à  de la paranoïa», s'offusque le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

8h50. Le réseau social russe justifie son refus. ``La juridiction russe ne s'applique pas aux utilisateurs ukrainiens de VKontakte. Transmettre des données personnelles sur des Ukrainiens aux autorités russes aurait été non seulement contraire à  la loi, mais aussi une trahison de tous ces millions d'habitants de l'Ukraine qui nous ont fait confiance», explique le fondateur du réseau social VKontakte a qui, selon lui, le nouveau KGB a demandé des informations sur les manifestants du Maïdan. C'est via ce réseau qu'un groupe central de la contestation s'était formé.

8h45. Le nouveau KGB tente d'obtenir du Facebook russe des infos sur les Ukrainiens. Selon le fondateur du réseau social VKontakte, équivalent de Facebook, le Service fédéral de sécurité russe (FSB, ex-KGB) lui a demandé le 13 décembre de lui remettre les données personnelles des organisateurs du groupe Euromaïdan, central dans la contestation pro-européenne en Ukraine et la chute du président Viktor Ianoukovitch. ``Notre réponse a été et reste un refus catégorique», assure aujourd'hui le fondateur du réseau.

8h20. Les forces pro-Russes continuent leur avancée. Par groupes armés, ayant parfois réquisitionné des blindés ukrainiens, les forces pro-Russes continuent de se déployer dans l'Est, notamment en direction de la mer dans le Sud-Est.

8 heures. Début des pourparlers. Sergueï Lavrov (Russie), John Kerry (Etats-Unis), Catherine Ashton (UE) et Andriï Dechtchitsa (Ukraine) entament leurs discussions à  Genève (Suisse) en pleine tension sur le terrain.

7h55. L'ombre de la Russie plane encore sur cette dernière attaque. Après avoir annoncé une attaque ayant fait trois morts parmi les assaillants, le ministère de l'Intérieur ukrainien précise que les forces spéciales sont toujours à  la poursuite d'un ``groupe armé» dont des armes ont été saisies ainsi que des ``téléphones d'opérateurs russes».

7h50. Attaque à  la bombe. Selon Kiev, les assaillants ont attaqué l'unité de la garde nationale à  Marioupol (sud-est) avec des bombes incendiaires et des cocktails molotov tout en ouvrant le feu sur les postes de garde. Après les sommations d'usage, les gardes nationaux ont répliqué, avec le renfort de toutes les unités du ministère de l'Intérieur de la ville.

7h44. Trois morts et treize blessés parmi les pro-Russes. Selon Kiev, une attaque nocturne contre des loyalistes ukrainiens, une unité de la garde nationale à  Marioupol (sud-est), a fait trois morts parmi les assaillants et au moins treize blessés. Selon le ministre ukrainien de l'Intérieur, Arsen Avakov, l'attaque, menée par environ 300 hommes, a été repoussée et les forces de Kiev. Ces dernières n'ont pas subi de pertes et quelque 63 assaillants ont été capturés.

7h30. La Russie mise en garde. Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry, arrivé mercredi soir à  Genève, espère aider à  établir ``un vrai dialogue entre la Russie et l'Ukraine». L'objectif de Washington est que la Russie cesse de soutenir et d'encourager les séparatistes et qu'elle retire ses troupes de la frontière avec l'Ukraine. Le président Barak Obama ``a été très clair, si la Russie ne saisit pas cette opportunité pour une désescalade, le prix à  payer va augmenter», prévient un haut responsable américain.

7h15. Tensions à  l'ONU. Quelques heures avant la réunion de Genève, Occidentaux et Russes ont échangé au Conseil de sécurité (New York) des accusations autour d'un rapport de l'ONU sur les droits de l'homme en Ukraine. Moscou l'a estimé biaisé alors que Washington, Londres et Paris ont appelé la Russie à  cesser de s'immiscer en Ukraine. Soulignant ``le risque d'une vraie guerre civile», l'ambassadeur Vitali Tchourkine a affirmé que les autorités de Kiev ``devaient entamer un dialogue» avec les séparatistes russophones.

Dans ``Le Parisien - Aujourd'hui en France» de ce jeudi, la spécialiste de la Russie, Anne de Tinguy, assure que ``le grand projet de Poutine, c'est une Union eurasienne». Selon cette chercheuse à  Sciences-po, le rêve du président russe consiste en une Europe à  deux têtes, `` un pà´le à  l'ouest, l'Union européenne, l'autre à  l'est, mené par la Russie ». Ainsi, `` perdre l'Ukraine serait perçu à  Moscou comme très sérieux avec d'immenses implications ». Ce serait véritablement un signe de faiblesse qu'aurait du mal à  supporter Poutine.

7 heures. Plusieurs rencontres prévues. La tentative de dialogue s'annonce très difficile, d'autant que les participants se sont accordés peu de temps: après plusieurs bilatérales tà´t ce jeudi matin, Sergueï Lavrov (Russie), Catherine Ashton (UE), John Kerry (Etats-Unis) et le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrïï Dechtchitsa ont prévu de se retrouver vers 10 heures, de déjeuner ensuite et de s'adresser à  la presse vers 15 heures avant de repartir.

6h35. Qui sont les mystérieux ``hommes verts» ? Selon Kiev et les Occidentaux, ces groupes armés ayant pris possession des blindés, ironiquement baptisés ``hommes verts» en Ukraine, sont en fait des soldats d'élite russes, comme ceux qui étaient à  l'oeuvre en Crimée avant le rattachement de la péninsule ukrainienne à  la Russie en mars. De son cà´té, Moscou nie avoir des soldats ou des agents en territoire ukrainien. Les Russes ``ont, au minimum, soutenu des milices non étatiques dans le sud et l'est de l'Ukraine», a accusé le président américain Barak Obama.

6h30. Les forces de Kiev en déroute. Mercredi soir, la balance penchait clairement vers les pro-Russes. Une colonne de quinze blindés légers a ainsi été désarmée à  Kramatorsk, alors qu'elle entendait se rendre à  Slaviansk, une ville sous contrà´le des séparatistes pro-russes. Dès la matinée, des centaines de personnes ont acclamé les mystérieux soldats encagoulés, sans insignes, ayant pris possession des véhicules ukrainiens. Certains blindés s'étaient alors retrouvés avec des drapeaux russes.

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