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Infographie: De Cahuzac à  Morelle, le tableau de chasse de Mediapart

Avec la démission du conseiller politique du président, le site d'investigation peut se prévaloir d'avoir fait tomber une nouvelle tête politique.

Mediapart a beau se défendre de vouloir "tuer" quiconque, le site internet d'investigation peut se vanter d'avoir fait tomber une nouvelle tête politique. Vingt-quatre heures seulement après la publication d'une enquête l'accusant de conflit d'intérêts, vendredi 18 avril, Aquilino Morelle, proche conseiller de François Hollande à  l'Elysée, a été contraint de démissionner à  la suite des révélations le concernant.

Cahuzac, Tapie, Karachi, Bettencourt, Libye... Depuis sa création en 2008, Mediapart s'est, à  coups de scoops et de révélations, forgé l'image d'un pourfendeur anticorruption de la droite comme de la gauche, malgré les critiques des politiques et d'une partie de la presse. L'annonce de la démission d'Aquilino Morelle, vendredi, vient conforter la réputation de ce média, vilipendé pendant la présidence de Nicolas Sarkozy pour sa proximité supposée avec la gauche, et qui a toujours défendu son image de contrepouvoir indépendant.

Ils ont démissionné...

1. Ministre du Budget, Jérà´me Cahuzac est accusé, en décembre 2012, par Mediapart d'avoir détenu un compte en Suisse non-déclaré. Après avoir nié pendant des semaines, Cahuzac finit par avouer, et démissionne en mars 2013. Il est actuellement mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale.

2. Conseiller de François Hollande à  l'Elysée, Aquilino Morelle est accusé en avril 2014 de s'être rendu coupable de conflit d'intérêts sept ans plus tà´t. Au lendemain de l'article de Mediapart, l'intéressé annonce sa démission.

3. Soupçonné de financement politique illégal dans le cadre de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, Eric Woerth démissionne de son poste de trésorier de l'UMP en juillet 2010, un mois après les premières révélations de Mediapart. Il est évincé du gouvernement quelques mois plus tard. Dans cette affaire, il a été renvoyé en correctionnelle en octobre 2013. La date de son procès n'est pas encore connue.

4. En février 2011, Mediapart publie une enquête assurant, comme Le Canard Enchaîné, que Michèle Alliot-Marie, alors ministre des Affaires étrangères, a voyagé dans un jet privé appartenant à  un homme d'affaires qualifié de proche du clan Ben Ali, au tout début de la révolution tunisienne. Face à  la polémique, MAM finit par démissionner, tout en assurant avoir "le sentiment de n'avoir commis aucun manquement".

5. Accusé d'avoir fait profiter son ex-compagne d'un emploi fictif au sein du groupe Suez, Christian Spiry, conseiller municipal PS à  Strasbourg, démissionne de ses fonctions en avril 2014. Mais il se déclare "parfaitement innocent". Une enquête est en cours.

La justice enquête sur eux...

1. En septembre 2013, Mediapart accuse Serge Dassault d'avoir payé des électeurs pour assurer la victoire de son successeur désigné à  la mairie de Corbeil-Essonnes. Le sénateur UMP est actuellement mis en examen dans une enquête sur des achats de votes présumés et pour complicité de financement illicite de campagne électorale.

2. L'ancienne ministre de l'Economie a-t-elle aidé Bernard Tapie au détriment de l'Etat dans le règlement de l'affaire Adidas-Crédit Lyonnais ? C'est ce que laissent penser plusieurs enquêtes de Mediapart, documents à  l'appui. Une enquête est en cours, Christine Lagarde bénéficiant du statut de témoin assistée.

3. Secrétaire générale de l'UMP et maire du Cannet (Alpes-Maritimes), Michèle Tabarot est accusée par Mediapart, depuis juin 2013, d'avoir pu bénéficier d'un financement politique illégal découlant d'une vaste escroquerie immobilière dont se serait rendu coupable son frère en Espagne. Une enquête est menée depuis 2008.

4. Ces dernières années, Mediapart a publié de nombreuses révélations sur Nicolas Sarkozy, de l'affaire Bettencourt à  l'affaire Tapie en passant par l'affaire Kadhafi ou l'affaire Karachi. Plusieurs enquêtes sont en cours.

5. En octobre 2013, Mediapart a publié des révélations sur Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, s'interrogeant la légalité de son financement. Une enquête préliminaire a été ouverte en avril 2014.

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