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A Sassouville-Brazzaville, la dictature totalitaire de Denis Sassou Nguesso bat son plein !

En conflit ouvert avec des descendants du colonisateur de Brazza, le dictateur Denis Sassou Nguesso menacerait de débaptiser Brazzaville. Songe-t-il à  faire don de son nom à  la capitale ?

A Sassouville, le mausolée de Savoyard de Brazza bientà´t déboulonné ?

En tout cas, pour faire plier les descendants de Savorgnan de Brazza et la justice française qui l'avait sommé de restituer les restes mortuaires du colonisateur qu'il était allé chercher en grandes pompes à  Alger, le dictateur Denis Sassou Nguesso pratique le chantage. Il menacerait de changer le nom de Brazzaville et de débaptiser tous les lieux publics portant ce nom, à  commencer par le grand lycée de la capitale si les descendants de De Brazza ne revenaient pas à  de meilleurs sentiments.

Rappelons que la Cour d'Appel de Paris avait, dans son arrêt du 11 septembre 2013, confirmé le jugement ordonnant la restitution des restes mortuaires de De Brazza et de sa famille dans un délai de trois mois, sous astreinte de 8 000 euros par mois en cas d'inexécution. (1)

Ainsi, le seul homme au monde qui a construit (une honte que traînent tous les Congolais) à  coup de milliards un mausolée à  la gloire d'un colonisateur n`entreprendrait d'écrire l`histoire de son propre pays que parce qu`il estimerait avoir été mal payé en retour ! Pion de la Françafrique, c`est un dur métier…

Compte-t-il appeler désormais Brazzaville " Nguéléville ", le nom de Brazzaville en mbochi ou mieux, Sassouville ? Nul doute que les " Sages du Niari ", aiguillonnés par un certain Pierre Mabiala ou un Justin Koumba ont déjà  un avis sur la question. Quoiqu'il en soit, voilà  un bon sujet pour faire diversion, histoire de faire passer " sous la fumée ", la modification de la Constitution et la décision prise par le dictateur Denis Sassou Nguesso à  Oyo de mourir au pouvoir.

Le Congo condamné à  rendre la dépouille de l`explorateur Savorgnan de Brazza

Dépêche AFP du 12 septembre 2013

La justice française a ordonné la restitution par le Congo de la dépouille de l`explorateur français Pierre Savorgnan de Brazza à  ses descendants, sept ans après sa réinhumation solennelle dans un mausolée de Brazzaville, selon un arrêt consulté jeudi par l`AFP. La cour d`appel de Paris a donné mercredi raison à  quinze descendants de l`explorateur français d`origine italienne, qui reprochaient au Congo de ne pas avoir respecté des engagements pris en 2006 en échange du transfert de sa dépouille dans la capitale congolaise.

Explorateur qualifié d``` humaniste » par ses admirateurs, Savorgnan de Brazza (1852-1905) avait en 1880 permis à  la France de prendre possession du Congo à  la faveur d`un traité de paix conclu avec le roi Makoko Iloo Ier. Sa dépouille avait été ramenée d`Alger à  Brazzaville en octobre 2006 et réinhumée dans un imposant mausolée de marbre et de verre sur les bords du fleuve Congo lors d`une cérémonie en grande pompe, en présence de plusieurs présidents africains et du ministre français des Affaires étrangères de l`époque, Philippe Douste-Blazy. Ce retour était le fruit d`un protocole d`accord signé quelques jours plus tà´t à  Rome entre la République du Congo et les descendants (italiens) de l`explorateur. Les Tékés, première ethnie du Congo, souhaitaient de leur cà´té que l`explorateur repose à  Mbé -ville située à  150 km de Brazzaville- près de celle du roi Makoko. Par le protocole de 2006, les descendants de Savorgnan de Brazza acceptaient sa réinhumation dans la capitale congolaise. En contrepartie, Brazzaville prenait plusieurs engagements, comme le goudronnage de la piste menant à  Mbé, la construction d`un dispensaire dans cette localité, l`érection d`une statue du roi Makoko auprès de celle de l`explorateur, l`entretien de tous les établissements congolais portant le nom de l`explorateur...

Estimant que le Congo n`avait pas respecté ses promesses, les descendants de l`explorateur ont rapidement saisi la justice française —dont la compétence en cas de litige avait été prévue par le protocole— qui les a déboutés en première instance en 2011. La cour d`appel de Paris leur a cependant donné raison, ordonnant mercredi la restitution aux descendants des restes mortuaires dans un délai de trois mois. Contacté par l`AFP, Me William Bourdon, avocat des descendants de l`explorateur, a indiqué que ses clients réfléchissaient aux conséquences pratiques de cet arrêt. `` L`instrumentalisation politique éhontée de la mémoire et de la trajectoire exceptionnelle de Pierre Savorgnan de Brazza a été sanctionnée comme il se devait par la cour », a-t-il cependant estimé. Les avocats du Congo n`étaient pas immédiatement joignables.

(1) En clair, les Congolais paient 8 000 euros par mois (plus de 5,2 millions de FCFA, une paille pour Sassou) depuis janvier 2014 parce que Denis Sassou Nguesso refuse de rendre les restes mortuaires d'autrui...

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