Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Valls, 36 heures pour convaincre...les socialistes frondeurs !

Paris (VIIe), le 9 avril. Manuel Valls, ici à  l`Assemblée nationale au lendemain du vote de confiance, connaîtra sa première épreuve politique demain face, notamment, à  des députés socialistes rétifs à  son plan d`économies sur lequel ils doivent se prononcer.

Pacte de stabilite. A la veille d'un vote à  haut risque sur son plan qui prévoit 50 milliards d'économies et la baisse du coà»t du travail, le Premier ministre continue de mettre la pression sur les frondeurs du PS.

Gonflé à  bloc, Manuel Valls n'entend pas rater sa première véritable épreuve politique depuis qu'il est à  Matignon. Le vote de confiance qui avait suivi son discours de politique générale, le 8 avril, avait été sans suspense. Même si onze députés socialistes s'étaient abstenus.. . Curieusement, tout se jouera demain sur un vote en principe consultatif. Il porte sur le programme de stabilité du gouvernement, avec à  la clé les fameux 50 milliards d'économies à  réaliser sur trois ans.

Sonnés par la cuisante défaite des municipales, inquiets des possibles effets récessifs de la purge prescrite par le gouvernement, certains socialistes doutent du bien-fondé du plan. A quoi il faut ajouter une bataille souterraine pour le leadership sur la gauche du parti, qui brouille un peu plus les cartes. D'où l'avertissement très net lancé samedi par le Premier ministre aux frondeurs déterminés du PS, en marge de son déplacement à  Rome : `` Ce vote n'est pas un vote indicatif, c'est un vote très important, il engage la France. »

Fixer le curseur du montant des petites retraites

S'il se dit `` serein et confiant », Valls, qui a grandi dans le sillage de son prédécesseur à  Matignon Michel Rocard - quand ce dernier devait négocier texte après texte pour obtenir une majorité à  l'Assemblée -- sera omniprésent durant ces trente-six prochaines heures.

Ce matin, à  9 h 30, il reçoit à  nouveau une délégation du groupe PS à  l'Assemblée conduite par Bruno Le Roux. Saisi, aussi bien par le PS que par les députés socialistes, de plusieurs demandes d'assouplissement de son plan, le Premier ministre doit leur annoncer très précisément ce qu'il s'apprête à  là¢cher.

Il est acquis que les petites retraites ne devraient pas être impactées par le plan. Encore faut-il définir ce qu'on entend par `` petites retraites » : 800 €, 900 €, `` autour de 1 000 € », comme l'a laissé entendre Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, ou encore 1200 €, comme l'estiment les radicaux de gauche ? Valls devrait donc fixer le curseur. Il rappellera aussi son engagement de revoir le gel du point d'indice des fonctionnaires en fonction de l'évolution de la conjoncture. Enfin, dans le cadre du plan anti-pauvreté, il doit également répondre à  la demande du PS de ne pas retarder de dix-huit mois la revalorisation du RSA.

Bien que Matignon reste très évasif sur le sujet, il n'est pas impossible que le Premier ministre présente lui-même publiquement ses propositions devant les caméras à  la sortie de sa rencontre avec les députés ce matin. A moins qu'il ne le fasse demain matin après qu'il se sera adressé à  l'ensemble des députés du groupe PS, réunis à  partir de 10 h 30.

Entre-temps aura eu lieu, aujourd'hui à  17 heures, un bureau national du PS sans doute animé (lire ci-dessous) auquel Manuel Valls, combatif mais prudent, préfère s'abstenir de participer.

Partager sur : Partager