Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Valls a mal à  sa gauche !

Le plan d'économies de 50MdsEUR a été voté hier à  l'Assemblée. Mais 41 députés socialistes se sont abstenus, ouvrant une crise au sein du parti.

Assemblée nationale (Paris VIIe), hier. Manuel Valls, qui s`est efforcé toute la journée de convaincre les récalcitrants à  voter son plan d`économies, a `` assumé les choix qui sont faits », tout en dramatisant l`enjeu du vote.

Certes, l'essentiel est sauf : le plan d'économies de 50 Mds€ concocté par François Hollande et mis en musique par Manuel Valls a été voté hier à  l'Assemblée, au bout d'un long psychodrame au PS. Mais ce vote a des allures de constat de divorce : 41 députés socialistes ont en effet choisi de s'abstenir, refusant d'apporter leur soutien à  ce `` programme de stabilité » pourtant défini par Valls comme `` un acte fondateur » pour la suite du quinquennat. Un divorce, du coup, entre, d'un cà´té, un président et son nouveau Premier ministre qui assument clairement, désormais, une ligne social-démocrate, voire social-libérale, et mènent une politique de l'offre tournée vers les entreprises. Et, de l'autre cà´té, un gros `` noyau dur » d'élus socialistes qui campent, eux, sur les canons plus classiques - certains diront archaïques - du parti de... Jaurès.

Majorités de circonstance

Ceux-là  rejettent la `` politique de droite » conduite à  l'Elysée et à  Matignon, préconisent au contraire les bonnes vieilles recettes de la gauche keynésienne consistant, face à  la crise, à  injecter dans l'économie et au profit des ménages de l'argent public afin de favoriser la relance. Pour ces mutins, le message de sanction envoyé par les Français lors des municipales n'a pas été entendu au sommet du pouvoir. Et les gestes effectués lundi en faveur des retraités modestes et des fonctionnaires de catégorie C n'auront pas suffi à  les ramener au bercail.

Il reste que le vote d'hier marque aussi une clarification : le camp Valls aura beau jeu de souligner que les 41 abstentionnistes ne représentent qu'une minorité au sein du PS, 15 à  20 % de ses 291 députés (la majorité absolue dans l'Hémicycle étant de 289). En clair, leur défection n'est pas un drame, le couple exécutif pourra poursuivre ses réformes sans eux. Vrai, mais à  cette nuance près que Valls ayant aussi perdu en grande partie le soutien des Verts, il lui faudra désormais, pour chaque vote important au Parlement, trouver des majorités de circonstance. Piochant un coup chez les centristes, voire à  l'UMP, un coup chez les écolos...

Bref, Manuel Valls, chef d'une majorité rebelle, risque de se retrouver dans la peau d'un Premier ministre de la IV e République.

Partager sur : Partager