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Affaire Zaïr Kédadouche : le Quai d'Orsay n'est pas raciste, il est riche de sa diversité

Le diplomate Zaïr Kédadouche, a envoyé sa lettre de démission à  François Hollande. Le motif : le racisme dont il a été victime au ministère des Affaires étrangères. Ces accusations sont-elles fondées ? Quels sont les conséquences pour le Quai d'Orsay ? Des agents du ministère réagissent aux attaques de l'ancien diplomate.

Zaïr Kédadouche a démissionné de son poste au ministère des Affaires étrangères.

Profondément choqués, indignés, blessés. Nous sommes des agents du ministère des Affaires étrangères depuis peu ou depuis de nombreuses années et ce sont les premiers sentiments que nous avons ressentis après avoir lu et entendu les allégations de M. Kédadouche.

Mais si nous ne pouvons exclure à  des comportements individuels racistes susceptibles de se produire partout et qui restent une exception, nous avons la conviction intime que le Quai d`Orsay est l`une des administrations les plus ouvertes et les plus tournées vers l`universalité.

Le Quai d'Orsay est riche d'une grande diversité

Les noms et les profils les plus originaux cà´toient des noms et des profils beaucoup plus classiques.

La diversité des parcours et des expériences renforce une approche faite de compréhension et de tolérance. Cette diversité, et nous en sommes témoins, n`a cessé de croître au fil des années, reflétant, et parfois devançant, l`évolution de la société.

Si on n`aime pas la diversité, on ne choisit pas le Quai d`Orsay.

M. Kédadouche a-t-il étayé ses accusations de manière crédible auprès des instances compétentes au sein du ministère ? Nous ne le croyons pas : si racisme il y avait eu, nous ne doutons pas que des sanctions auraient été prises car cette administration tire toute sa force de la diversité et de la cohésion de ses agents qui doivent maîtriser les langues étrangères les plus variées et vivre bien souvent dans des pays très éloignés.

Notre image est salie

Ces accusations sans fondement salissent notre image et notre honneur et nous le déplorons.

Certes, les choses ne sont pas parfaites et pour les impatients, la diversité des profils doit être renforcée mais cette question dépasse très largement le ministère des Affaires étrangères.

Elle s`inscrit dans le débat récurrent sur la capacité de notre pays à  offrir les mêmes perspectives à  l`ensemble de sa population. Elle n`est en aucun cas liée au prétendu racisme d`un ministère qui a, au contraire, le souci de valoriser la diversité des parcours, des talents et des compétences.

M. Kédadouche n'a pas souffert de racisme

Il reste qu`au sein de l`administration, la règle générale pour occuper un emploi implique de passer un concours. Cela nous semble demeurer la meilleure des protections contre l`arbitraire et le racisme. Pour le Quai d`Orsay, ces concours sont bien souvent difficiles car ils requièrent des qualités et compétences spécifiques.

Il faut notamment maîtriser les langues étrangères, connaitre les autres civilisations et avoir une appétence pour l`international.

Il faut ensuite faire ses preuves tout au long d`une carrière passée en grande partie à  l`étranger dans des pays aux conditions de vie parfois difficiles, avant de pouvoir, pour certains d`entre nous, représenter la France aux plus hautes fonctions, celle de consul général ou d`ambassadeur.

M. Kédadouche, a eu la chance rare d`accéder à  ces postes après un parcours professionnel différent. Après une carrière de sportif et à  l`Éducation nationale notamment, il a, dès son entrée au ministère en 2008, occupé immédiatement les postes les plus prestigieux : consul général, puis ambassadeur…

Curieuse manière pour notre ministère de manifester son "racisme le plus abject" dont l`accuse M. Kédadouche.

Les signataires :

ABED Majdi, sous-directeur de la communication;

ALEXIS Tudor, conseiller à  l'ambassade de France à  Rabat ;

BATTEFORT Yann, chargé de mission au protocole ;

BAUMGARTH Stéphane, numéro deux de l`Ambassade de France à  Jakarta ;

BEN KRAIEM Inès, conseillère de presse à  l'ambassade de France au Caire ;

BODONYI Claire, conseillère au cabinet du ministre des Affaires étrangères et du développement international ;

BOIKO Didier, chef du bureau du budget ;

BOZZI Marie-Laure, chef de section consulaire à  l`ambassade de France à  Sarajevo ;

BROCHET Olivier, numéro deux à  l`ambassade de France à  Addis Abeba ;

BUCHWALTER Bertrand, Chargé de mission au centre d'analyse, de prévision et de stratégie ;

CASABONNE-MASONNAVE Jean-François, consul général de France à  Toronto ;

CAUSSE-TISSIER Florence, chef de la mission des conventions et de l'entraide judiciaire ;

CORM-KAMMOUN Catherine, conseillère à  l'ambassade de France à  Ankara ;

CURMI Brigitte, chargée de mission au centre d'analyse, de prévision et de stratégie ;

CVACH David, adjoint au chef du centre d'analyse, de prévision et de stratégie ;

DA SILVA Olivier, délégué des affaires générales à  Nantes;

DHARMADHIKARI Jay, conseiller à  la représentation permanente de la France auprès de l'Union européenne à  Bruxelles ;

DIEBOLT Alexandre, conseiller de presse à  l`ambassade de France à  Rabat ;

DONA PEREZ Sonia, chargée de mission à  la direction d`Afrique du nord et du Moyen-Orient ;

FANTON Nadia, rédactrice à  la sous-direction d`Afrique occidentale ;

FEUILLET Catherine, sous-directrice de la direction de la déconcentration ;

FORGERON Loan, ambassadeur désigné auprès du Sultanat de Brunei ;

GHONEIM Jean-Paul, numéro deux à  l'Ambassade de France à  Manama ;

GRENET Salina, conseillère à  l'Ambassade de France à  Rome ;

GRIFFON Mikaà«l, chef de pà´le à  la Sous-Direction du contrà´le des armements et de l'OSCE ;

HAGUENAUER Laurence, directrice adjointe à  la direction des Français de l`étranger ;

HAJLAOUI Nabil, conseiller à  l'ambassade de France à  Alger ;

JACQUIN Samuel, conseiller à  l'ambassade de France à  Abou Dabi ; LACHAUSSEE Patrick, Inspecteur à  l`inspection générale des affaires ; LAPEYRE DE CABANES Xavier, ambassadeur de France à  Sofia ; LY-BATALLAN Emmanuel, directeur adjoint de la direction des entreprises et de l'économie internationale ;

MIHRAJE El Mostafa, numéro deux à  l'ambassade de France à  Amman ;

MIRAILLET Michel, ambassadeur de France à  Abou Dabi ;

NGUYEN BINH Eva, conseillère de coopération et d'action à  l'Ambassade de France à  Hanoi ;

OLLAGNIER Guillaume, chargé de mission au Secrétariat général du Ministère des Affaires étrangères ;

POUILLE Ludovic, numéro deux de l`Ambassade de France à  Rabat ; REIGNEAUD Christian, chef de la mission de gestion administrative et financière à  la direction des Français de l`étranger ;

REYMOND François-Xavier, numéro deux de l`ambassade de France à  Kuala-Lumpur ;

RISPOLI Luciano, conseiller à  l'ambassade de France à  Bagdad ;

SAFA Jean-Marie, numéro deux de l`ambassade de France à  Doha ;

TABTAB Lydia, rédactrice à  la sous-direction du contrà´le des armements et de l'OSCE ;

TANG Minh-di, numéro deux à  la représentation permanente à  la conférence du désarmement à  Genève ;

TRAPP Raphaà«l, conseiller à  l`Ambassade de France à  Rabat ;

VANBAELINGHEM Marjorie, chef de pà´le à  la mission du soutien aux entreprises ;

VOSGIEN Daniel, sous-directeur des droits de l'homme et des affaires humanitaires.

Zaïr Kédadouche a démissionné de son poste au ministère des Affaires étrangères.

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