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Européennes: Manuel Valls refuse de démissionner mais promet des baisses d'impà´ts

Manuel Valls, le Premier ministre !


Manuel Valls : "Je ne changerai pas de feuille... par rtl-fr

POLITIQUE - Dès le soir des élections européennes, l'Elysée avait donné le ton: "des leçons doivent être tirées" du scrutin qui a vu six Français sur dix bouder les urnes et un électeur sur quatre choisir de voter pour le Front national. Invité ce lundi 26 mai sur RTL, Manuel Valls a précisé quelle sera la nature de ces enseignements: pas de démission mais plus de baisses d'impà´ts.

"Il faut de nouvelles baisses d'impà´ts, notamment de l'impà´t sur le revenu parce que cette fiscalité pèse lourdement sur les couches populaires et sur les classes moyennes", a en effet déclaré le premier ministre. Une réponse similaire à  celle qui avait suivi la déroute des élections municipales.

Après le scrutin de mars dernier, Manuel Valls avait annoncé dans un premier temps un geste fiscal destiné à  faire sortir 650.000 ménages de l'impà´t sur le revenu. Depuis, ce chiffre a grimpé et ce sont 1,8 million de ménages qui seront finalement exemptés dès cette année 2014. Une réunion de crise était prévue ce lundi à  8h30 à  l'Elysée pour faire le point sur les "séisme électoral" des élections européennes.

A demi-mots, l'ancien député-maire d'Evry a reconnu que ni la majorité ni son gouvernement n'étaient parvenus à  combler le fossé qui les séparent désormais de leur électorat. "Il y a eu l'abstention massive, une nouvelle fois, des électeurs socialistes" et "c'est ça qui est évidemment préoccupant car, tant que nous n'avons pas réussi à  les convaincre que nous sommes sur la voie du redressement, ils continueront à  émettre des doutes", a-t-il concédé.

Mais alors que le Front national, auréolé de sa victoire aux européennes, l'appelle à  la démission et réclame la dissolution de l'Assemblée nationale, Manuel Valls a réclamé "du temps" ce lundi pour faire ses preuves. "Un mandat a été confié au président de la République pour 5 ans", a-t-il répondu, écartant de fait toute dissolution de l'Assemblée nationale. Que faire? "Descendre de la voiture, arrêter, provoquer une dissolution et faire en sorte que l'extrême droite s'empare des rênes du pays ?", a-t-il encore insisté.

"Il y a une feuille de route qui a été tracée, et moi je ne veux pas changer cette feuille de route", a-t-il ajouté, précisant qu'il "fa(llait) que le quinquennat aille à  son terme". "Nous n'allons pas rajouter à  la crise d'identité, la crise morale que la France traverse, en plus, le désordre par des élections, par un pays qui serait ingouvernable", a tranché le premier ministre.

Pas de concession à  l'aile gauche du PS

Cette réponse est également un "non" appuyé aux députés de l'aile gauche du PS qui, dès dimanche soir, réclamaient une inflexion de la politique gouvernementale.

"Pendant des mois, nous avons cherché l`antidote au doute. Il faut aujourd`hui trouver l`antidote à  la déroute. Nous demanderons au président de la République un changement de politique.", résumait sur son blog le député aubryste Christian Paul.

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