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L'UMP tourne la page Copé

Là¢ché par les ténors du parti, le maire de Meaux a dà» démissionner. Une direction collégiale, avec Juppé, Raffarin et Fillon, le remplacera à  la mi-juin.

Paris, Mardi. Jean-François Copé quitte son domicile pour se rendre à  la réunion du bureau politique de l`UMP où il annoncera sa démission.

La pression était devenue trop forte pour Jean-François Copé, surtout après les révélations de Jérà´me Lavrilleux, son directeur de cabinet, sur de fausses factures pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. A contrecoeur, Copé a dà» démissionner hier matin de la présidence de l'UMP à  laquelle il s'accrochait tant. Cette démission sera effective le 15 juin et une direction collégiale, composée d'Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon, assurera l'intérim. Pour Fillon, c'est une revanche qui met un terme au psychodrame de l'élection ratée à  la présidence du parti fin 2012.

La scène qui s'est jouée hier dans le huis clos du bureau politique témoigne de cette violence si caractéristique du monde politique, notamment à  droite. Mais à  gauche, on s'est néanmoins gardé de pavoiser, surtout après le calamiteux score des européennes (13,9 %).

Une page se tourne, indéniablement, pour l'UMP. Mais le départ de Copé ne règle pas tout pour autant. D'abord, le parti est très endetté et les affaires judiciaires vont continuer à  peser au cours des prochains mois. Et si l'UMP a réussi les municipales, le parti doit aujourd'hui renouer avec ses électeurs, voire avec une partie de ses adhérents, qui se disent écoeurés. Alors que le FN est arrivé en tête aux européennes, l'UMP devra aussi clarifier sa ligne politique. Certains, comme Juppé, souhaitent un retour des centristes pour reconstituer une UMP telle qu'elle avait été créée en 2002, après le 21 avril. D'autres estiment que l'UMP doit au contraire affirmer ses valeurs de droite pour contrer le FN. Un débat que devra trancher le congrès prévu en octobre, en plus de la question du successeur de Copé à  la tête du parti.

Cet automne, les adhérents seront donc très probablement sollicités pour aller aux urnes et choisir leur chef. Un président qui, certains l'exigent déjà , ne devra pas être candidat à  la primaire devant désigner le candidat pour l'Elysée en 2017. A moins que d'ici là , le parti ne retombe dans les démons familiers de la division...

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