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Vidéo. Sénat:"Femmes Résistantes" Roger Bongos-Afrique Rédaction et Freddy Mulongo-Réveil FM International

Jean-Pierre Bel, Président du Sénat et Brigitte Gonthier Morin, sénatrice des Hauts de seine. Photo Réveil FM International

De l'émotion dans la salle Clemenceau pleine au Sénat: émotion chez les intervenantes mais aussi du cà´té des participants.

Très facile de clamer tout haut que la résistance congolaise s'inspire de celle de la France et des Français qui ont résisté contre Hitler et le nazisme et pas choquant de briller par l`absentéisme lorsque le Sénat a organisé la "Journée nationale de la Résistance le mardi 27 mai". Pas un seul congolais n'a pris la peine de rendre au Sénat, pourtant le colloque était public, il fallait simplement s`inscrire.

Mardi 27 mai au Sénat, Roger Bongos-Afrique Rédaction. Photo Réveil FM International

Les embrouilleurs-aquatiques Mobutistes savent jouer à  la diversion. Ils sont sortis sous l'eau pour crier au loup contre l'interview que Roger Bongos-Afrique Rédaction et Freddy Mulongo-Réveil FM International ont accordé à  Vital Kamerhe mais l'objectif inavoué était de laisser un champ libre à  Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati pour sa visite à  Paris le 21 mai dernier.

D'ailleurs lorsque les accrédités de Chà¢teau Rouge-Barbès ont fait des interviews du Vuvuzélateur Lambert Mende, Françis Kalombo, le garçon de course d'alias Joseph Kabila, Jean-Marie Kasamba le Bonimenteur qui chez les Résistants-Patriotes-Combattants a levé son petit doigt pour vitupérer ? Les agitateurs-aquatiques étaient tellement dans les eaux profondes qu'ils ont manqués de bobonnes d'oxygène et de pales pour remonter à  la surface.

"Charlotte Delbo Expo" Elisabetta Ruffini, Roger Bongos et Claude Alice Peyrotte. Photo Réveil FM International

Roger Bongos et Claude Alice Peyrotte. Photo Réveil FM International

Pour n'avoir jamais été interpellé vigoureusement sur leur magouille de vendre en catimini l'île Mateba, les Mobutistes-aquatiques se croient toujours tout permis. D'ailleurs leurs odieuses rebuffades sur la vente de l'île Mateba n'ont jamais convaincu personne.

Les amphibiens-aquatiques habitués aux mensonges éhontées, rumeurs, ragots continuent d'appliquer ce qui marchent mieux chez eux: faire diversion, détourner l'attention sur les vrais problèmes et attirer l'attention ailleurs. Après l'île Mateba que comptent-ils encore vendre aux yeux et à  la barbe des congolais pour accéder au trà´ne ?

Organisé par la sénatrice des hauts de Seine Brigitte Gonthier Maurin-invitée d'honneur au Press Club lors du Forum International sur la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité-le colloque Femmes Résistantes a connu des prestigieux intervenants:

Jacques Vitel, Président de la Fondation de la Résistance et joue un rà´le actif dans la transmission de l'histoire et de la mémoire de la Résistance. Son père Alban Vitel, compagnon de la Libération, était actif dans la Résistance dans la région lyonnaise.

Claire Andrieu est professeure des universités en histoire contemporaine à  l'IEP de Paris-Sciences Po. Elle est spécialiste d'histoire politique et sociale du XXème siècle et plus particulièrement des années de guerre (1939-1945) et de Libération (1944-46), ainsi que des débuts de la Vème République. Sur la Résistance, elle a notamment publié le programme commun de la Résistance.

Danielle Tartakowsky, est professeure d'histoire contemporaine et spécialiste des mouvements sociaux en France. Elle travaille en particulier sur les manifestations et mobilisations collectives de 1934-1936 et en 1968. D'abord enseignante dans le secondaire dans les années 1970, elle devient maître de conférence à  l'Université Paris I en 1984, poste qu'elle occupe jusqu'en 1997. Elle est aujourd'hui présidente de l'Université Paris VIII-Vincennes Saint Denis.

Catherine Lacour-Astol, professeure agrégée d'histoire au Lycée Pasteur (Lille) est docteure en histoire contemporaine. En 2010, elle a soutenu une thèse de doctorat à  l'Institut d'études politiques de Paris intitulée La Résistance féminine: répression et reconnaissance (1940-fin des années 1950). L'exemple du Nord.

Guy Krivopissko historien spécialiste de la Résistance et notamment de la presse clandestine. Il est depuis 1985 le conservateur du Musée de la Résistance nationale qui regroupe plusieurs sites en France, dont le Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne.

Filles de Paul Pérès, préfet, Colette Péries-Martinez et sa sœ“ur Louise, dès le début de la guerre, suivent la formation d'aide médico-sociale de la Croix Rouge. Elles appartiennent à  un groupe qui fait parvenir des faux papiers ou des colis à  des prisonniers en Allemagne.

Fin 1942, les deux sœ“urs s'engagent dans l'équipe féminine d'agents de liaison mise en place par Antoinete Reille, sous la tutelle du commandant Valette d'Osia, chef départemental de l'Armée Secrète (AS), fonction qu'il assurera jusqu'à  son arrestation en 1943.

Colette Périès a notamment pour missions de faire passer des messages, de transporter de l'argent venant de Suisse ou de Lyon, nécessaire à  la Résistance, ou encore de venir en aide à  des fugitifs. Les deux sœ“urs et leurs camarades effectuent ainsi des missions de renseignement.

Leur moyen de transport privilégié est la bicyclette, ce qui permet notamment d'éviter les contrà´les, très fréquents dans les gares et les trains. Ces contrà´les sont particulièrement dangereux car les jeunes filles mènent souvent leurs actions sous leur véritable identité: en cas d'arrestation, toute leur famille se trouverait menacée. Colette et sa sœ“ur sont donc habituées à  parcourir chaque jour de grandes distances à  vélo, parfois plus d'une centaine de kilomètres.

Colette Périès, comme sa sœ“ur Louise, est décorée de la médaille de la Résistance. Elles ont reçu ensemble la Croix de Guerre avec citation commune, dont voici un passage: "Mesdemoiselles Périès, agents de liaisons intelligentes, courageuses, ont su avec un total mépris du danger, assurer tantà´t ensemble, tantà´t en se relayant, un service de plus en plus difficile, tant dans la clandestinité qu'au cours des opérations de Libération".

Un salon de la préfecture de haute-Savoie porte le nom des deux sœ“urs résistantes depuis le 4 mai 2013. La préfecture a rendu hommage à  "deux femmes exemplaires et, à  travers elles, de toutes celles, trop méconnues, qui après s'être engagées dans la Résistance avec courage et abnégations sont rentrées dans l'ombre avec humilité une fois la liberté reconquise"

Colette Lacroix, en 1940, son père est prisonnier de guerre. Élève au Lycée Quinet de Bourg-en-Bresse, elle entre en contact avec Raymond Sordet, lui-même élève au lycée Lalande. Avec d'autres camarades, ils forment un groupe dès la fin de 1940; ils sont en lien avec "l'intelligence service et lui font parvenir des renseignements.

En avril 1941, tous sont dénoncés et arrêtés Colette Lacroix, probablement du fait de son jeune à¢ge, est rapidement libérée. Le groupe est dissout mais elle souhaite poursuivre son activité dans la Résistance et prend contact avec Paul Pioda, pionnier de la Résistance qui rejoint le mouvement "Libération-Sud". A ses cà´tés, elle distribue des tracts et vend des photos du Général de Gaulle. Elle quête également au profit des maquisards. En 1944, alors que le débarquement allié est annoncé en Provence, elle est chargée de surveiller Klaus Barbie.

Corinne Bouchoux est sénatrice écologiste de Maine-et-Loire depuis septembre 2011. Elle siège à  la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, à  la délégation aux droits des femmes et à  l'égalité des chances entre les hommes et femmes et à  la commission pour le contrà´le de l'application des lois. En octobre 2013, elle a été co-auteure avec le sénateur Jean-Claude Lenoir d'un rapport intitulé: L`indemnisation des victimes des essais nucléaires français: une loi qui n'a pas encore atteint ses objectifs.

Claudine Lepage

a été élue sénatrice représentant les français de l'étranger en septembre 2008. Membre du groupe socialiste, elle siège à  la commission des affaires culturelles, où elle est rapporteuse pour avis des crédits de l'audiovisuel extérieur, et à  la délégation aux droits des femmes; elle préside le groupe interparlementaire d'amitié France-Canada au Sénat et est présidente déléguée pour le Togo du groupe interparlementaire d'amitié France-Afrique de l'ouest.

Claudine Lepage est l'auteure de la proposition de la loi visant à  indemniser les personnes victimes de prises d'otages, adoptée par le Sénat le 9 octobre 2013.

Corinna von List a fait des études d'histoire, de français et de relations internationales à  la freie Università¤t Berlin et à  l'université Lyon III (Jean Moulin). Sa thèse de doctorat a porté sur le thème suivant: "La Résistance au féminin-service de liaison-aide à  l'évasion-presse clandestine". Ce travail a été récompensé en 2006, à  Paris, par le prix du Comité Guillaume Fichet-Octave Simon. Aujourd'hui, Corinna von List est chercheure indépendante pour la Fondation de la Résistance et l'Institut historique allemand de Paris.

Marie-José Chombart de Lauwe est étudiante en médecine à  Rennes au début de la guerre. Sur l`île de Bréhat, ses parents fondent un petit groupe de renseignement "la bande à  Sidonie", intégré début 1941 au réseau "31 Georges France", spécialisé lui aussi dans les évasions. En mars 1942, les responsables du réseau sont arrêtés à  Rennes; dénoncés par un agent double, Marie-José, ses parents et quatorze amis sont arrêtés par la Gestapo. Elle a alors 19 ans. En mars 1945, elle est évacuée à  Mauthausen, puis libérée par la Croix rouge le 24 avril 1945. Elle a 22 ans quand elle regagne la France. Après la guerre, elle reprend ses études et passe un doctorat d'Etat en psychologie infantile. En 1983, elle publie Complots contre la démocratie, les multiples visages du fascisme aux éditions de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes. Marie-José Chombart de Lauwe est Commandeur de la Légion d'honneur, titulaire de la Croix de Guerre, de la Médaille de la Résistance, officier du Mérite national et Chevalier des Arts et lettres.

Il y a eu aussi des interventions de Rose-Marie Antoine, Christine Bard, Sabrina Tricaud, Laurence Cohen, Christiane Demontès, Alain Gournac, Françoise Laborde, Joà«lle Garriaud-Maylam.

Nous avons quitté le Palais de Luxembourg la tête pleine des anecdotes des femmes résistantes...françaises. La majorité est médaillée de la Croix de guerre pour le courage dont elles ont manifesté dans une France sous occupation. La France sait reconnaître les mérites de ses enfants. Bien qu'avancée en à¢ge, elles sont prêtes encore aujourd'hui à  entrer en Résistance. Dans la diaspora congolaise, les invisibles aquatiques n'ont qu'à  bien se tenir !

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