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Mort de Jean-François Probst, chiraquien et commentateur acerbe !

Décès d'une figure de la chiraquie, dotée d'un humour féroce, ce fin connaisseur de la droite française jamais avare de vacheries contre ses adversaires, s'amusait à  brosser des portraits au vitriol de ses amis. Jean-François Probst, 65 ans, est décédé ce matin des suites d`un infarctus. C`est une figure de la Chiraquie et du RPR qui s`est éteinte.

Jean-François Probst, 65 ans, est décédé ce matin des suites d`un infarctus. Il avait commencé sa carrière en 1974 au cabinet de Jacques Chirac à  Matignon, avant de le suivre dans ses différentes fonctions, notamment à  la mairie de Paris. Ce fils d`un père banquier chez Lazard, avait également collaboré avec Charles Pasqua, Michèle Aliot-Marie et Alain Juppé dans les années 90.

Grande gueule de la politique, ce passionné de l`Afrique a toujours usé de la liberté de ton : ``Je fais un bras d`honneur à  tous ceux qui courent après les honneurs et les hochets de la République». Il avait été exclu du RPR à  la fin de l`année 2000 pour avoir soutenu la dissidence de Jean Tibéri à  la mairie de Paris.

Depuis, il s`était progressivement retiré de la vie politique, tout en gardant son affection pour Jacques Chirac : ``Il aime les gens, la bouffe, les femmes, tous ce que j`aime», disait-il de lui.

Dans un ouvrage paru en 2002 "Chirac et dépendances", il a raconté 25 années au cà´té de l'ancien patron de la droite, pour lequel il éprouvait une grande admiration mêlée d'une certaine déception de ne pas avoir été davantage considéré.

En Jacques Chirac, Jean-François Probst voyait un gaffeur, un homme "pudique voire secret", dont "le caractère amoral et guilleret fait qu'il n'est pas humiliable". Mais il le jugeait coupable d'avoir laissé tomber Jean Tiberi et trop écouté "ce jobastre" de Dominique de Villepin. Pour M. Probst, Jacques Chirac "aura été un peu le Johnny Halliday tel qu'on l'aime de la politique française. On a tous en nous quelque chose de Johnny ou de Chirac".

Mai 2009, Jean François Probst et Freddy Mulongo au siège de la Francophonie à  Paris. Photo Réveil FM International, archive

Cruel, il qualifiait son épouse Bernadette Chirac de "mère supérieure de l'Elysée", Marie-France Garaud de "Mata-Hari de la politique", Jérà´me Monod de "parpaillot" à  "l'humour grinçant et aux propos austères". Il était particulièrement sévère envers "cette demi-sotte de (Michèle) Alliot-Marie" à  qui il en voulait de ne pas l'avoir gardé à  ses cà´tés après avoir œ“uvré à  la faire élire présidente du RPR.

Très hostile à  Nicolas Sarkozy, il avait démenti publiquement l'avocat Robert Bourgi, qui avait assuré que la distribution d'argent noir de la Françarique avait pris fin avec l'arrivée de ce dernier à  la présidence. "Bourgi s'est dépensé sans compter pour Sarkozy auprès de nombreux chefs d'Etats africains lors de la présidentielle de 2007", avait-il accusé, évoquant notamment un "deal" avec le président gabonais Omar Bongo.

Il avait appelé à  voter pour François Bayrou en 2012. Ce dernier, qui l'avait vu il y a une dizaine de jours, a salué quelqu'un de "très original et très créatif avec une vaste expérience politique" et qui avait "beaucoup de distance et d'ironie à  l'égard du monde politique". Il s'est dit "très triste" de cette disparition soudaine. Dominique Tiberi, fils de Jean Tiberi et maire-adjoint du Ve arrondissement de Paris, a réagi sur Twitter.

Il avait fait un précédent malaise cardiaque il y a trois jours.

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