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Jacques Chirac citoyen d'honneur de Sarajevo ! 84 Casques bleus français sont morts en Bosnie

Le Président Jacques Chirac est citoyen d`honneur de Sarajevo.

Le conseil municipal de Sarajevo, à  l`unanimité moins une voix, avait décidé de décerner à  M. Jacques Chirac le titre de citoyen d`honneur de la ville. Cette distinction honorifique a été remise, le 2 février 2011 à  Paris, à  l`ancien Président de la République par le Maire de Sarajevo, le Dr Alja Behmen en présence de l`ambassadeur de Bosnie-Herzégovine à  Paris.

Pour justifier sa décision le communiqué du conseil municipal de Sarajevo précisait que Chirac avait énormément contribué à  mettre fin à  la guerre et à  l`établissement de la paix en Bosnie-Herzégovine.

Le Président Jacques Chirac est le deuxième français à  être honoré de cette distinction depuis la fin de la guerre. Au printemps dernier, M. Francis Bueb, directeur du Centre André Malraux de Sarajevo avait reçu la même distinction pour son engagement en faveur de Sarajevo et de la Bosnie.

A Sarajevo, 84 soldats français sont morts en ex-Yougoslavie, engagés dans les casques bleus ou autres forces d'interposition.

En effet, dans les guerres yougoslaves qui ont fait près de 100.000 morts civils et militaires, les Casques bleus et autres observateurs internationaux ont aussi payé un prix lourd. La France en tête. Souvent par faute de courage politique et avec un mandat étriqué. Imposer la paix sans tirer ou répliquer face à  des enragés qui jouaient avec leurs adversaires à  la roulette slave était impossible à  tenir.

Ambassade de France à  Sarajevo. Photo Réveil FM International

"On tire ou on se tire"

Il y a quelques années Lors de son passage à  Sarajevo en juin 2010, pour le Sommet UE-Balkans, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, avait tenu à  déposer une gerbe devant la stèle placée à  proximité de l'ambassade de France et qui commémore ces soldats morts pour la paix. Un certain moment d'émotion au moment de la minute de silence (plusieurs militaires français engagés étaient là ) et une sorte d'engagement personnel pour celui qui fut de 1989 à  1995, le "conseiller diplo" de Jacques Chirac à  la Mairie de Paris.

La stèle en hommage aux Casques bleus français morts pour la Bosnie près de l'Ambassade de France. Photo Réveil FM International

Quand il se rappelle cette époque, Lellouche en frémit encore `` J'étais vert. Et j'en suis encore malade de voir ce qui se passait à  l'époque : les sacs de riz des uns, les envolées lyriques des BHL et autres. Alors que nos types se faisaient proprement tirer comme des lapins. J'ai été un de ceux à  conseiller à  Chirac: "on tire, ou on se tire". »

Quand Jacques Chirac arrive au pouvoir, en mai 1995, il rompt avec la politique mitterandienne d'équilibre et décide de rendre coup pour coup. `` Le temps de l`impuissance est fini » déclare-t-il. Il obtient l'accord des Britanniques `` En quelques semaines, avec l'appui de John Major, c'était réglé » se rappelle Pierre Lellouche. Et effectivement, quelques semaines plus tard, les Casques bleus français passent à  l'action, sans le feu vert du commandement onusien.

C'était, juste, il y a 19 ans maintenant... Le 27 mai 1995, l'histoire bascule dans les Balkans. Les hommes du 3e Rima, engagés dans la FORPRONU, viennent de se faire prendre en otages 12 des leurs qui gardaient le pont de Vrbanja (Verbania) à  Sarajevo. Ce ne sont que quelques uns des 300 casques bleus pris en otages par les Serbes en réaction des premiers bombardements d'ampleur de l'ONU. Mais c'est trop pour les Français.

Le général français Gobilliard qui commande le secteur de Sarajevo des casques bleus décide de répliquer, sans attendre une quelconque autorisation du QG de la FORPRONU et même de Paris, il lance une section du 3e Rima `` Les Forbans » à  l`assaut. Les `` marines » ont 2 tués et 17 blessés. Mais les Serbes acceptent l`échange "otages contre prisonniers". Cette victoire tactique constitue un des tournants de la guerre...

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