Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Le Courrier des Balkans parle de l'intervention de Freddy Mulongo, Journaliste congolais sur "La liberté de la presse et la paix en RDC" à  Faculté Catholique de Médecine à  Sarajevo !

Invité comme orateur par la société civile française pour parler de liberté de la presse en République démocratique du Congo, notre intervention a eu lieu à  la Faculté catholique de Médecine à  Sarajevo. Et sur la centaine d'activités de Peace Event 2014, des médias ont retenu notre intervention dont le Courrier des Balkans du 9 juin qui a titré "Sarajevo Peace Event : la solidarité comme anticorps" et l'Osservatoro Balkanie Caucaso l'a traduit en italien: Sarajevo Peace Event: la solidarietà  come anticorpo.

Freddy Mulongo à  la Faculté catholique de Médecine à  Sarajevo. Photos Réveil FM International

La majorité des Congolais de l'étranger, des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais connaissent, dénoncent et réfutent la balkanisation de la République démocratique du Congo dont les autorités actuelles par leur haute trahison y contribuent allègrement. A Kinshasa, un apparatchik du régime tortionnaire de Joseph Kabila, alors qu'il est à  la mangeoire, roule pour le régime, contribue à  asseoir la dictature totalitaire qui sévit au Congo, en bon roublard et fourbe Modeste Mutinga Mutuishayi, le grand requin et sénateur de Joseph Kabila fait publier une barre à  son journal Le Potentiel:"Non à  la balkanisation du Congo". Une fourberie de plus, sans doute pour tenter d'alléger sa conscience extrêmement chargée et roublarde. On est nourrit par le régime et on joue de la comédie en se proclamant indépendant. Mais les Congolais ne sont pas tous des idiots !

Freddy Mulongo à  la Faculté catholique de Médecine à  Sarajevo. Photos Réveil FM International

La balkanisation est le morcellement politique d'un pays en petites unités autonomes. Le terme de balkanisation, notion politique dérivée du toponyme Balkans, est utilisé pour la première fois par un Allemand, Walther Rathenau, en septembre 1918, dans une interview publiée par le New York Times, sans pour autant renvoyer explicitement aux réalités du sud-est de l`Europe (i-e : les Balkans). Le mot balkanisation sert à  décrire le phénomène de partition de la Yougoslavie, suite à  la mort de Tito, en un grand nombre de Républiques indépendantes dont la Bosnie-Herzégovine, avec Sarajevo comme capitale.

Freddy Mulongo à  la Faculté catholique de Médecine à  Sarajevo. Photos Réveil FM International

La liberté d'expression en République démocratique du Congo est nulle, inexistant voire caduque. La Berlusconisation des médias en République démocratique du Congo est un drame: chaque sénateur, ministre, député a son journal, sa radio et sa télévision. Cela ne choque personne. Le pluralisme médiatique est frelaté et la pluralité d'opinions castrée. impayés, la majorité des journalistes sont des "Coupagistes" ! Il faut payer pour qu'une information soit publiée. Comme les politicailleurs et incapacitaires adorent être encensés, les coupagistes se transforment en thuriféraires. Conséquence du "Coupagisme" dans les médias congolais, comme ce sont des cancres, arrivistes, situationnistes qui ont des moyens, c'est eux qu'on encense. Pas des citoyens intègres paupérisés et miséreux. Certains journalistes sont des conseillers de communication de certains ministres, tout en présentant les éditions du journal télévisé. Inadmissible dans d'autres pays mais acceptable et pas choquant à  Kinshasa, où chacun se bat pour faire bouillir la marmite le soir.

Les publicités des boissons alcooliques et les danses remplissent les grilles de télévisions du paysage audiovisuel congolais.

La République démocratique du Congo a raté un grand rendez-vous avec son histoire. C'est pendant la transition 1+4=0 de 2002-2006 qu'il fallait mettre les bases de l'installation de la démocratie. Les cinq commissions d'appui à  la démocratie ont brillamment échoué. Sur base de l'Accord Global et Inclusif signé à  Pretoria le 17 décembre 2002 à  l'issue du dialogue Intercongolais, la Constitution de la Transition instituait en son article 154, cinq institutions d'appui à  la démocratie que sont :

1· La Commission électorale indépendante. Nullarde et aphone, elle n'a jamais fonctionné. Alors même qu'elle était la plus importante. Puisque le Congo venait de sortir de la première guerre mondiale africaine sur son sol, rien de plus normal de réconcilier le peuple. La Transition a été perçue par la majorité des congolais comme une blanchisserie pour les seigneurs de guerre, barbouzes et autres qui ont semé la mort auprès des paisibles citoyens et ont été récompensés avec des postes importants.

2· L'Observatoire nationale des droits de l'Homme: En effet, malgré la ratification par la République démocratique du Congo de nombreux instruments internationaux, et l`existence d`institutions de promotion et de protection des droits humains, les droits de nombreux Congolais sont quotidiennement bafoués ou violés. Au lieu d'être du cà´té des victimes pour une justice réparatrice, le Bà¢tonnier Michel Innocent Mpinga Tshibasu, président de l'ONDH et son équipe s'étaient mis à  défendre et protéger alias Joseph Kabila. Bizarre, bizarre alors même que Michel Innocent Mpinga Tshibasua fut président de la société civile du Kasaï-Oriental. A trop se rapprocher du pouvoir, Michel Innocent Mpinga Tshibasua s'était grillé les ailes.

3. La commission d'éthique et lutte contre la corruption: La corruption endémique n'a jamais mieux fonctionné que sous la Transition. Au lieu de traquer les corrompus qui avaient pris en otage les institutions républicaines, les gué-guerres intestines entre les membres de cette commission fait qu'elle est passée à  cà´té de ses missions.

4. La Commission Électorale Indépendante: placée sous la présidence d'un abbé défroqué , fraudeur et tricheur, Appolinaire Malu Malu qui fut agent à  la présidence de la République d'alias Joseph Kabila n'a fait qu'amplifier ses accointances avec l'incapacitaire de Kingakati. Malu Malu a fait voter des morts imaginaires à  l'Est de la République et a fait gagner son poulain par tricherie et fraude massives. Alias Joseph Kabila n'a jamais gagné les élections Louis Michel de 2006, et pourtant c'est lui qui a été proclamé vainqueur.

5· La haute autorité des médias: La fameuse étouffoir des libertés. Modeste Mutinga Mutuishayi dans sa fourberie légendaire et sa roublardise connue de tous, va jouer au matador contre les journalistes, opposants et médias. Prédateur de la liberté de presse, autocrate et museleur patenté Modeste Mutinga Mutuishayi va transformer la Haute Autorité des Médias organe de régulation des médias en instance de répression tous azimuts. Le Zarko national en bà¢illonnant les autres médias s'est octroyé Radio 7 et Télé 7 tout en assumant la fonction du président de la HAM. Sans gêne et roulant pour alias Joseph Kabila, contre espèces sonnantes et trébuchantes, Modeste Mutinga Mutuishayi a annulé le débat inscrit dans la Constitution de la Transition, privant 60 millions de Congolais d'un débat démocratique. Eh hop! Il a été nommé Rapporteur au Sénat pour le compte de Joseph Kabila.

Toutes les institutions avaient pour missions respectives de consolider l'unité nationale grà¢ce à  une véritable réconciliation entre congolais; de promouvoir et protéger les droits de l'Homme et de favoriser la pratique des valeurs morales et républicaines; de garantir la neutralité et l'impartialité dans l'organisation d'élections libres ; d'assurer la neutralité des médias...Les animateurs corrompus ont été placés à  la tête de ces institutions pour que rien ne puisse marcher.

En République démocratique du Congo, nous tourons au rond point puisque nous n'avions pas saisi l'opportunité de la Transition pour mieux asseoir la démocratie. Pour prendre notre destin en main, il nous faut réinventer de nouveaux chemins alternatives et démocratiques. La paix n'est pas nécessairement pas l'absence de la guerre. La paix se construit, elle est plus qu'un état d'esprit, elle résulte de l'éducation.

Sarajevo Peace Event: la solidarietà  come anticorpo

Andrea De Noni | Sarajevo 11 giugno 2014

E' un “evento di pace” ed ha aperto le celebrazioni del mese del centenario dell'inizio della Prima guerra mondiale. Quasi 6.000 persone hanno partecipato dal 6 al 9 giugno al “Sarajevo Peace Event”. Un reportage

(Tratto da Le Courrier des Balkans , pubblicato originariamente il 9 giugno 2014)

“Non abbiamo niente a che vedere con il programma ufficiale di Sarajevo nel cuore d'Europa ”, sottolinea Bernard Dreano, uno degli organizzatori, responsabile del Centro di studi ed iniziative di solidarietà  internazionale (CEDETIM) di Parigi, “e tengo molto a sottolinearlo: d'altro canto, non ci hanno per nulla sostenuto”.

La ragione, secondo Bernard, è molto semplice. Nelle conferenze e nei workshop si parla molto di guerra. Della guerra in Palestina, della guerra in Ucraina e - chiaramente - del conflitto degli anni '90 nell'ex Jugoslavia e questo non rientra per nulla nella visione degli organizzatori delle commemorazioni “ufficiali”.

“Il loro obiettivo è quello di venire a Sarajevo per parlare di pace. Non vogliono analizzare il passato, non si vogliono interrogare sui problemi del presente. Vogliono solamente visitare Sarajevo per qualche giorno per dire come si sta bene in quest'Unione europea d'oggi, finalmente pacificata... Non si tratta altro che di autocongratulazioni, di un'illusione propagandistica di pace europea...”

Per un mese intero Sarajevo ritroverà  il suo spazio su tutti i quotidiani del mondo e il nome della città  sarà , una volta ancora, legata ad un conflitto. Occorre evidentemente rassegnarsi. “Il secolo che è cominciato qui a Sarajevo è stato un secolo di crimini e distruzioni”, sottolinea Mairead Maguire, pacifista militante irlandese, premio Nobel per la pace nel 1978. E' stata invitata al Sarajevo Peace Event. Secondo Ivo Komœ¡ić, sindaco di Sarajevo, “è necessario fare di questa città  un centro di pace, cent'anni dopo l'inizio della Prima guerra mondiale”.

Se ci si riflette, è vero che questa città  ha conosciuto un destino ingiusto. Il nome Sarajevo è divenuto sinonimo di guerra senza che la città  abbia mai tentato di provocarne una sola. I colpi e le granate sono arrivate sempre da fuori. Perché allora l'Europa dovrebbe venire qui a commemorare le tragedie del ventesimo secolo? Di questo tragico ventesimo secolo portano responsabilità  le cancellerie europee. E' là  che si dovrebbero avviare riflessioni: a Berlino, a Londra, a Parigi, a Mosca o Roma. Essere pacifisti oggi

Il Sarajevo Peace Event ha avuto il grande merito di aver portato qui, nella capitale bosniaca, migliaia di persone dal mondo intero. E questo non è avvenuto senza problemi. “Non abbiamo fatto alcuna selezione delle attività  proposte” ammette Bernard. “La qualità  degli interventi è stata molto variabile. Vi sono tra i partecipanti molti idealisti, apostoli della non-violenza che sono venuti qui solo per predicare il loro vangelo, ma per fortuna vi sono anche giovani militanti molto preparati, molto seri, che provano a parlare delle loro esperienze”.

Il marchio di fabbrica del Peace event sembra essere stato quello di un certo caos. In questi tre giorni era molto difficile riuscire a partecipare agli eventi a cui ci si era proposti di prendere parte. A volte erano gli stessi organizzatori a non sapere più dove tenevano i loro seminari... Ho dovuto rinunciare alle conferenze che mi interessavano di più per seguire i dibattiti sulla repubblica democratica del Congo o sul processo di pace in Palestina.

Questa confusione ha le sue virtù: sabato mattina ho fatto conoscenza con Freddy Mulongo, militante congolese, fondatore di Réveil FM international , obbligato a fuggire dal suo paese e che ora vive in Francia. Poi ho potuto parlare con alcuni militanti di Gezi Park in Turchia e Euromaidan in Ucraina, della primavera araba in Tunisia, senza dimenticare gli amici dei plenum bosniaci di Tuzla e Sarajevo...

Questa è forse la scoperta più interessante che è stata fatta giorno dopo giorno, poco a poco, da un dibattito all'altro: il pacifista, oggi, è sempre meno un militante che si occupa di far terminare le guerre tra stati o differenti forze armate. Al contrario mi ritrovo a parlare con persone che lottano innanzitutto contro le persecuzioni di cui è responsabile il loro stesso governo. La “pace” nel 2014 non è più la colomba bianca con il ramoscello d'ulivo. E', piuttosto, un concetto attivo, che include le nozioni di giustizia, di diritti sociali, di solidarietà . Il pacifista moderno è, innanzitutto, qualcuno che cerca di far valere i suoi diritti di fronte al proprio governo. L'isolamento di questi militanti e la loro debolezza non diminuiscono la legittimità  della loro lotta.

Faccetta nera

Benché questa lotta possa sembrare idealista o naïve, mantiene tutta la sua attualità , anche nel 2014. Domenica sera, dopo essere tornato a casa, ricevo una telefonata da mia sorella, che vive ancora nella mia città  natale in Italia. “Non ci crederai” mi dice “ma alla nostra festa di paese, 5 minuti fa, hanno suonato Faccetta nera” . Al telefono è ancora sotto choc. Faccetta nera è una canzone popolare italiana dell'epoca della conquista fascista dell'Etiopia, nel pieno del mito della virilità  latina (mai confermata) che s'accompagna al razzismo del colonialismo italiano (bene documentato, perlomeno dal punto di vista storiografico).

Durante la guerra d'Etiopia gli italiano introdussero pratiche militari poi divenute tristemente diffuse durante il XX secolo, tra questi l'abitudine a trattare gli abitanti civili dei villaggi come obiettivi militari o ancora l'utilizzo di armi di distruzione di massa (il gas) contro popolazioni disarmate.

Quindi, a casa mia, in Italia, in una festa di paese, nessuno sembra più sapere cosa significhi Faccetta Nera . Questa propensione all'oblio collettivo non è esclusivamente italiana. La destra estrema e radicale sta avanzando in tutta Europa. Eppure abbiamo studiato la storia. La pace, nel 2014, è sicuramente un tema sul quale tutto il mondo dovrebbe concordare. Forse questo è il risultato della crisi economica. Siamo tutti belli e buoni finché le nostre pance sono sazie, abbiamo un lavoro e qualcuno che ci ama. Ma togliete tutto questo e sarà  più difficile ricordare le cose che noi tutti dovremmo conoscere bene: per esempio che il rispetto dell'essere umano è fondamentale e che nessuna violenza o discriminazione è mai giustificata.

“A volte mi dico che se c'è qualcosa che abbiamo in comune è quella di essere soli”, mi dice Valeria, una delle militanti che ho icontrato al Sarajevo Peace Event. La presenza di questi idealisti nella capitale bosniaca produce degli anticorpi di fronte a questo individualismo sempre più aggressivo e a questo silenzio crescente e ostile che ci circonda.

http://www.balcanicaucaso.org/aree/Bosnia-Erzegovina/Sarajevo-Peace-Event-la-solidarieta-come-anticorpo-153154

Partager sur : Partager