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Juppé: Sarkozy a fait une "mise en scène très théà¢trale" mais il ne faut pas "vilipender" la justice

Alain Juppé maire de Bordeaux et membre du triumvirat à  la tête de l'UMP

Alain Juppé a estimé jeudi que la mise en examen de Nicolas Sarkozy avait donné lieu à  une "mise en scène très théà¢trale", espérant qu'il pourrait faire valoir son bon droit, estimant cependant qu'il ne fallait pas "vilipender" l'institution judiciaire.

"Nicolas Sarkozy a donné les raisons qui lui font affirmer qu'il est dans son bon droit et je souhaite de tout coeur qu'il puisse faire prévaloir ce bon droit tout au long de l'instruction qui commence maintenant", a-t-il dit à  des journalistes Gradignan en Gironde.

"Il y a eu une mise en scène très théà¢trale de cette mise en examen. On aurait sans doute pu procéder autrement. Cela dit, vilipender une institution de la République, à  savoir l'institution judiciaire, comme le font certains responsables politiques, ne me paraît pas de bonne méthode", a déclaré Alain Juppé, membre du triumvirat à  la tête de l'UMP et maire de Bordeaux.

"Quand on est mis en examen, je sais de quoi je parle, on est présumé innocent", a-t-il dit sans vouloir se prononcer sur la possibilité pour l'ancien chef de l'Etat de briguer la présidence de l'UMP. "On verra quelles sont les candidatures qui se déclareront", a-t-il ajouté.

Pour le porte parole du PS, Sarkozy est dans une "stratégie bien connue" de la "contre-attaque"

Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a évoqué jeudi la "stratégie bien connue" de la "contre-attaque" déployée par Nicolas Sarkozy, qui s'est livré à  un violent réquisitoire contre l'exécutif et la justice après sa mise en examen.

"Il a, dans une stratégie bien connue, joué la contre-attaque ou l'attaque: dans une position défensive, j'attaque. J'attaque et je porte des accusations de manière assez générale. Je peux comprendre qu'après une garde à  vue, il y ait quelque chose qui touche l'individu et la personne de Nicolas Sarkozy mais au delà , il y a des sujets sur la table qui sont les raisons pour lesquelles il a été convoqué", a commenté M. Le Foll jeudi sur Europe 1.

"Il y a une procédure judiciaire, elle doit aller au bout pour que les choses soient claires. Il est arrivé, et (M. Sarkozy) l'a rappelé, comme dans l'affaire Bettencourt, qu'à  la fin de la procédure, il y ait eu un non-lieu", a souligné le porte-parole du gouvernement.

"Présomption d'innocence et indépendance de la justice, ce sont les deux principes rappelés par le président de la République", a de nouveau déclaré M. Le Foll.

"Je considère que la justice est indépendante, qu'il n'y a plus d'intervention.Certains ont du mal à  l'imaginer et pour des raisons que je ne veux pas ici commenter mais c'est le cas."

"La violence des attaques" de M. Sarkozy "ne nous surprend pas", a-t-il également déclaré, relevant que M. Sarkozy, dans son intervention radiotélévisée, "n'a jamais dit 'le président Hollande' mais Monsieur Hollande".

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