Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

"Des sorciers-Bandoki Basili Té": Convention des Congolais de Suisse ou Convention des Congolais du Lac Léman ?

Sebastien Mutomb Mujing, le fameux chargé d'Affaires de l'ambassade de la RDC en Suisse s'est empressé d'envoyer des compatriotes: Ma Mado Ntumba, Ma Evelyne Milolo, Chick Munduki Osonga et Jean-Claude Kalala au Tribunal Pénal Fédéral de Bellinzona, pour avoir réclamé la vérité des urnes en décembre 2011 à  l'ambassade de la RDC à  Berne. Photo Réveil FM International

Des Mobutistes nostalgiques et leurs affidés, des politicailleurs du dimanche, mangecrates et politiventres sont à  l'oeuvre le long du lac Léman en Suisse. Des joséphistes en quête de nominations, pour maquiller leurs turpitudes, des Mobutistes-Joséphistes, dont la majorité ont un membre de famille qui travaille et soutien le régime d'usurpation anti-peuple de Kinshasa, ont décidé avec l'appui de Sébastien Mutomb Mujing, le fameux chargé d'Affaires de l'ambassade de la RDC, de mettre en place une Convention des Congolais de Suisse. Des Congolais collaborationnistes décidés à  mettre à  genoux le noble combat des Congolais Résistants-Patriotes-Combattants en Suisse. Pour ceux qui connaissent la Suisse avec ses 26 cantons, on est étonné que ceux qui mettent en place la Convention des Congolais de Suisse sont résidents de Genève, Lausanne, Fribourg. Les Congolais de Berne , Grisons, Zurich, Lucerne, Schaffhouse, Saint-Gall, Bà¢le-Ville, Bà¢le-campagne, Obwald, Soleure, Zoug, Tessin...sont ignorés dans cette macabre démarche. En se faisant ami-ami avec Sébastien Mutomb Mujing, les "Conventionnistes" veulent-il faire table rase sur les marches de protestation et lobbying des Résistants-Patriotes-Combattants de Suisse ? Les "Conventionnistes" ignorent-ils que Sébastien Mutomb Mujing a traduit en justice les Congolais qui avaient manifesté dans l'enceinte de la maison commune, c'est-à -dire l'ambassade de la RDC à  Berne en 2011? Les Congolais qui ne réclamaient que la vérité des urnes ! En septembre 2013, Réveil FM International était présent au Tribunal Pénal Fédéral de Bellinzonna où Jean-Claude Kalala Mwayilka, Chick Munduki Osonga, Ma Evelyne Milolo, Ma Mado Ntumba avaient comparu devant les juges. Diable mais où étaient donc les "Conventionnistes" de Suisse pour accompagner des compatriotes injustement accusés par un psychopathe, marionnettiste aujourd'hui de la Convention des Congolais de Suisse ? Pour s'attirer de la bienveillance du régime d'usurpation, d'imposture qui use et abuse du terrorisme d'Etat, "Des sorciers-Bandoki" sont prêts à  tout !

Jean-Claude Kalala Muayika. Photo Réveil FM International

Chick Munduki Osonga, "Kongo Telema". Photo Réveil FM International

Pour justifier leurs arguments alambiqués, les "Conventionnistes" vont jusqu'à  évoquer la neutralité de la Suisse, alors même que celle-ci est la plus militarisée pour mieux se défendre. Le melting-pot politique que propose les "Conventionnistes" est inacceptable. On ne peut pas évoquer la division dans la communauté congolaise de Suisse pour confectionner une "Convention" sans bases démocratiques, le respect des droits humains, la justice juste pour les victimes, que les tortionnaires, assassins, usurpateurs répondent de leurs bévues.

AChille Ibula lors d'une marche congolaise à  Zurich. Photo Réveil FM International

Félix Mbayi Kalombo, Taty Tshisuaka Kabeya et Justin Tshiswa Bantou. Photo Réveil FM International

Pas trop convaincant la mise au point des "Conventionnistes" contre la campagne de diffamation et de boycott déclenchée en Suisse par des vaillants Résistants-Patriotes-Combattants en Suisse.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Cher-e-s Compatriotes,

Chers Membres de notre Communauté,

Cher-e-s Ami-e-s,

Depuis plus de trois ans, certains d`entre nous, ne pouvant continuer à  se contenter du triste constat maintes et maintes fois fait d`avoir affaire à  une communauté diasporique congolaise désorganisée, désorientée et enfermée dans le `` chacun pour soi », ont courageusement choisi de remettre l`ouvrage sur le métier. Ainsi naissait-il, dans l`esprit d`abord, avant tout début de concrétisation matérielle, le projet de rassembler les Congolais de la diaspora suisse, à  travers la mise sur pied d`une convention, ouverte à  tous sans exclusive, pour en faire une force qui compte et sur laquelle on peut compter face aux enjeux majeurs de notre vie ici et ceux liés au destin de notre pays, le Congo-Kinshasa.

Tirant les leçons du passé, nous avons placé notre démarche sous le signe de l`ouverture et cherché à  surplomber tous les clivages qu`ils soient associatifs, politiques, générationnels, régionaux, linguistiques, etc.

Rêver de rassembler et d`unir ici tous les Congolais quels qu`ils soient, au-delà  de tous leurs clivages et divisions, dans un projet d`intérêt général comme communauté diasporique, n`est pas une idée neuve et les initiateurs de la Convention des Congolais de Suisse n`en réclament pas le monopole. Ceux qui vivent depuis longtemps en Suisse en savent quelque chose. Leur mérite consiste à  avoir porté le flambeau de manière active depuis plus d`une année pour permettre à  ce projet d`atteindre sa vitesse de croisière. Aujourd`hui, après avoir parcouru plusieurs étapes dans le processus organisationnel, nous sommes parvenus à  fixer la tenue de la Convention des Congolais de Suisse aux dates du 12, 13, et 14 décembre prochain. Nous ne sommes pas au bout de nos efforts, loin s`en faut, il y a encore beaucoup à  faire pour garantir le succès de cette entreprise. Tous les compatriotes sont les bienvenus dans le partage des efforts encore à  entreprendre pour la réussite que nous escomptons.

Voulant tirer les leçons du passé, nous avons placé notre démarche sous le signe de l`ouverture. Nous avons estimé que cette orientation philosophique, en cherchant à  surplomber entre Congolais les clivages de tous ordres (associatif, politique, générationnel, régional, linguistique, ethnique, tribal, socioprofessionnel, etc.), était celle qui peut assurer à  notre démarche une pleine efficacité et un succès, parce qu`elle est censée ne faire l`économie, dans l`unité, d`aucun apport capable de renforcer nos atouts communautaires afin que notre diaspora occupe en Suisse la place qui lui revient vu son importance.

Cette philosophie, au départ, a été validée par tous les initiateurs du projet. Et c`est forts de cette validation qu`ils ont dà» entamer ensemble une démarche d`élargissement de la base, en s`adressant entre autres à  quelques composantes des combattants en Suisse. Ensemble nous nous sommes produits à  Fribourg, le 18 janvier 2014, pour porter notre projet sur les fonts baptismaux, avec un relatif succès. C`est au lendemain de notre prestation de Fribourg que des dissensions, se nourrissant de moult amalgames, ont émergé au sein de la Constituante mise en place en vue d réaliser le projet. La plupart des membres n`ont pas voulu ouvertement assumer les responsabilités financières relatives à  l`organisation de l`événement de Fribourg. Plus subtils, d`autres se sont subitement réfugiés dans des considérations terminologiques pour mieux dissimuler leur dérobade face à  l`ardoise de Fribourg. Nous aimerions profiter de cette occasion pour faire une clarification et une mise au point, et ensuite lancer un appel.

Tout en étant constamment ouverts au dialogue, nous restons convaincus du bien-fondé de la ligne éditoriale de l`ouverture fixée à  notre projet, pour tenter de rassembler tous les Congolais qui le souhaitent au-delà  de ce qui les divisent et qui les a toujours divisés, et paralysé leur action commune, en vue de constituer ensemble une grande force d`action au profit de nous-mêmes et de notre pays. Mais prêcher l`ouverture ne signifie en aucun cas vendre son à¢me. Toutefois, ici, le mot doit être entendu dans un sens positif plutà´t que négatif. Que l`opinion soit rassurée : l`ouverture de notre démarche est soumise à  un discernement à  même de nous permettre de distinguer le bon grain de l`ivraie ; l`ouverture que nous prà´nons obéit à  une prudence et à  des précautions toujours prêtes à  la débarrasser de toutes les scories pouvant compromettre le projet lui-même. En tout cas nous y veillons, car c`est la moindre des choses. Notre ouverture n`est pas une ouverture naïve, comme une vue de l`esprit ; elle est déjà  et avant tout une ouverture tamisée par l`expérience, instruite par nos échecs passés, confortée par les espoirs que nous nourrissons. Cette ouverture, qui s`exprime à  travers notre souplesse dans la considération de l`épineuse question de la nationalité (nous voulons rassembler non seulement ceux qui détiennent le passeport congolais mais encore tous ceux qui se réclament d`origine congolaise) et dans le traitement des opinions politiques, cette ouverture, disions-nous, qui n`est pas béate, connaît le Rubicon à  ne pas franchir, car nous veillons continuellement au grain. Nous n`inviterons pas aux assises de la Convention quelqu`un comme Lambert Mende, ou Jean-Pierre Kambila, encore moins Joseph Kabila lui-même !

La division affaiblit, l`union fait la force. Nous n`obligeons personne qui ne partage notre vision de nous suivre ; corrélativement, personne n`a le droit de nous empêcher de réfléchir, de concevoir et d`agir. A part notre peuple institutionnellement réuni, qui d`autre serait le dépositaire de la légitimité du patriotisme congolais ici ou ailleurs ?

Certes la lecture de la situation politique, économique, sociale et sécuritaire de notre pays incite-t-elle l`opinion, au regard de sa complexité, à  un positionnement varié, que l`on peut comprendre. Et, en démocrates, nous sommes respectueux des opinions politiques des autres, surtout de la personne de ceux qui les émettent, y compris quand nous jugeons ces opinions non défendables. Au-delà  des supporters du régime, les uns sont dans le schéma d`analyse d`un pays occupé par des étrangers et qu`il faut à  tout prix libérer, les autres dans celui d`une opposition classique à  un pouvoir usurpé qui ne fonctionne pas dans l`intérêt majeur du peuple congolais. Mais les uns et les autres sont-ils condamnés à  ne jamais s`entendre pour avancer ? Après tout, tout chemin ne mène-t-il pas à  Rome, comme l`on dit ? Quant à  nous, jusqu`à  preuve du contraire, nous nous considérons comme membres de la société civile congolaise. Nous ne faisons pas de la politique active. Nous ne sommes pas un parti politique, ni une plate-forme de partis. Mais comme citoyens congolais vivant en Suisse, ou comme Suisses d`origine congolaise, nous sommes dans une démarche patriotique d`organisation de notre diaspora, de manière, à  terme, à  constituer un lobbying puissant en faveur du Congo, profitant de la proximité des institutions internationales où souvent des décisions concernant notre pays sont prises, sans que nous soyons capables d`agir sur le processus décisionnel pour nous les rendre favorables. Nous nous faisons un devoir impérieux d`agir avec tous ceux qui partagent cette vision au-delà  de leurs étiquettes, qu`ils soient anciens mobutistes ou anciens kabilistes repentis, qu`ils soient membres de l`opposition ou de la société civile, qu`ils aiment ou non la politique, qu`ils œ“uvrent ou non dans les mouvements associatifs, peu importe. Vivant ici en Suisse, sommes-nous à  jamais condamnés à  ne pas nous entendre sur des objectifs communs précis, au nom de notre communauté de destin et de l`amour du Congo ? Voilà  la question qui devrait nous préoccuper. La division affaiblit, l`union fait la force. Nous n`obligeons personne qui ne partage notre vision de nous suivre ; corrélativement, personne n`a le droit de nous empêcher de réfléchir, de concevoir et d`agir. A part notre peuple institutionnellement réuni, qui d`autre serait le dépositaire de la légitimité du patriotisme congolais ici ou ailleurs ?

Décidément, le plus grand ennemi du Congo n`est-il pas d`abord le Congolais lui-même avec sa propension à  la diabolisation et son corrélat : les divisions !

Au sein de notre cellule constituante, deux de nos membres issus des rangs des combattants, que nous avions approchés et responsabilisés auparavant, conformément à  notre vision, pour s`occuper de la communication, sensibilisation et mobilisation, et qui ont cheminé pendant un temps avec nous dans la préparation du projet, sont vite allés en besogne, en portant contre nous, depuis notre divergence concernant la vision du projet, de graves et fausses accusations, qui se ramènent à  un simple procès d`intention. En ce qui nous concerne, cherchant à  tout prix à  éviter une polémique que nous considérions alors comme sans objet, nous avons tergiversé avant de répondre, d`autant plus que ce n`était pas la première fois que ces accusations étaient portées contre nous par les mêmes. A y réfléchir de près, après coup, c`était peut-être une erreur de notre part d`avoir laissé passer trop de temps ; nous aurions dà» répondre du tic au tac pour vite y couper court afin d`éviter le discrédit.

Première accusation. `` Nous serions des kabilistes obnubilés par le pouvoir ! » Pour ceux qui nous critiquent, l`ouverture prà´née dans notre projet serait synonyme du kabilisme ! Sans vouloir polémiquer avec eux, et prenant l`opinion à  témoin, nous leur laissons la responsabilité d`apporter le moindre début de preuve que nous roulons pour le régime en place au Congo. Nous sommes les seuls garants et dépositaires de l`orientation philosophique d`ouverture que nous avons voulu donner à  notre démarche et nul ne peut nous obliger à  nous en départir. Nous avons la conscience tranquille et ne sommes pas achetables à  coup de millions ou de milliards kabilistes ! Notre peuple, qui a perdu 8 millions d`à¢mes à  cause de l`incurie et de la complicité du pouvoir que nous décrions tous, mérite mieux que de vaines querelles ; eh ! bien, que l`on ne compte pas un seul instant sur nous pour le trahir. Face à  l`ampleur de la souffrance de notre peuple, personne dans notre communauté, fà»t-il important, ne peut prétendre détenir le monopole de la compassion. Evitons la diversion.

Au demeurant, nous avons compris que l`équation ouverture=kabilisme, établie par nos détracteurs, était en réalité un prétexte habilement trouvé pour ne pas s`acquitter de leur quote-part exigible pour payer la lourde facture engendrée par notre prestation de Fribourg. Qu`à  cela ne tienne, cette facture a été payée pour finir grà¢ce aux sacrifices de quelques-uns ! Cette fuite en avant de nos détracteurs était aussi un prétexte pour empêcher que l`on leur demande des comptes concernant leurs responsabilités dans la constituante. Quand nous étions ensemble, leur engagement et leur bilan dans le travail abattu sont restés proches de zéro. Voilà  la réalité. Aucune cotisation payée, travail pas fait, seulement des anathèmes, des accusations, des insultes pour tout compte, dans l`intention délibérée de salir l`honneur des autres collègues… Finalement, comme dit la maxime, `` celui qui veut noyer son chien l`accusera toujours de rage. » Ce que les Chinois, à  leur manière, expriment par le proverbe : `` Lorsque la pierre tombe sur l`œ“uf, pauvre œ“uf ; lorsque l`œ“uf tombe sur la pierre, pauvre œ“uf ! ». Décidément, le plus grand ennemi du Congo n`est-il pas d`abord le Congolais lui-même avec sa propension à  la diabolisation et son corrélat : les divisions !

Qui, en fait, dans notre communauté, est dépositaire de légitimité pour se sentir autorisé, lui et lui seul, à  décréter des brevets de légitimité patriotique aux autres Congolais ? Personne, absolument personne !

Pour revenir au fond du problème, qui, en fait, dans notre communauté, est dépositaire de légitimité pour se sentir autorisé, lui et lui seul, à  décréter des brevets de légitimité patriotique aux autres Congolais ? Personne, absolument personne. Nous sommes tous seulement comptables, devant l`opinion, de notre comportement et des actes que nous posons au sein de la communauté, seul juge. L`on peut bien comprendre, sur un plan psychosociologique, que les membres de la diaspora congolaise, dont la personnalité de base a été façonnée par la culture politique dictatoriale de mauvais régimes successifs que nous avons tous connus, soient dans le doute, à  cause de multiples trahisons dont ils sont constamment l`objet. Car après tout, comme l`on dit, un chat échaudé craint l`eau froide. Mais de là  à  porter indà»ment des accusations infondées à  l`endroit des collègues, à  jeter l`opprobre sur les gens, il y a un pas qu`il faut bien se garder de franchir n`importe comment. Dans le contexte de vie actuel de notre communauté, plombée par le négativisme, si certaines personnes que nous approchons, d`elles-mêmes se montrent un peu trop prudentes ou méfiantes à  l`égard d`une initiative dont elles déclarent volontiers ne pas encore être en mesure de maitriser les tenants et les aboutissants, ce qui reste après tout leur droit le plus absolu, cela paraît normal et nous sommes prêts à  le comprendre. Car nous pensons que c`est à  nous, initiateurs du projet, de continuer à  aller vers elles pour les convaincre d`y adhérer. Mais, dans le cas contraire, quand les gens sont contraints à  subir et à  se mettre sous l`influence d`une campagne de diabolisation menée par quelques-uns d`entre nous, ce qui commence à  être le cas maintenant, cela semble regrettable et strictement condamnable.

Deuxième accusation. `` Nous serions des collabos de la macabre entreprise kabiliste de démolissement de notre pays ! » Depuis l`avènement du nazisme en Occident, le mot `` collabo », diminutif familier de `` collaborateur », désignait ainsi, historiquement, tout suppà´t du nazisme ; il désigne aujourd`hui, par extension, tout celui qui est complice d`une œ“uvre de destruction, à  large échelle, du bien commun ; tout celui qui est de mèche avec un pouvoir illégitime dont le but avoué ou non est tel, c`est-à -dire mettre en danger l`existence d`une communauté, d`un groupe humain. Il n`échappe donc à  personne que ce vocable, depuis, est très connoté, péjorativement parlant, surtout quand il est employé en matière de tout ce qui touche de près ou de loin à  la chose publique. Mais figurez-vous que nos détracteurs, mécontents et incapables de contribuer à  régler différemment notre différend, s`en tiennent à  la solution de facilité, qui consiste à  se servir de ce mot odieux contre nous, à  en faire usage pour nous qualifier, dans le but simplement de porter atteinte à  notre honneur, à  notre réputation. Nous nous demandons vraiment si, en leur à¢me et conscience, en ayant recours à  ce terme, ils en ont suffisamment de discernement et ont bien pris toute la mesure de l`insulte. Emettons une hypothèse : de deux choses l`une, ou bien au mieux, la langue leur a fourché, comme l`on dit, et dépassé leur pensée, ce qui leur laisse toute la latitude de s`excuser, ou bien au pire, ils sont méchants et persistent et signent dans l`usage de leur insulte immonde. C`est à  eux de se positionner. Quant à  nous, dans le meilleur des cas, nous sommes prêts à  accepter leurs excuses ; dans le pire des cas, nous sommes aussi mentalement préparés à  les considérer comme ils mériteraient de l`être, sachant qu`après tout, comme diraient les Anciens, il n`y a rien de nouveau sous le soleil des hommes, car la vie n`est qu`une redite éternelle.

Troisième accusation. `` Nous serions des traîtres à  la patrie, pas radicalement acquis à  la cause du changement au Congo ! » Nous ne sommes pas bien placés, susurrent nos dénigreurs, pas dignes d`organiser un espace de réflexion et de concertation entre Congolais, parce que `` nous ne serions pas, comme eux, radicalement acquis au changement. » De là  tout serait permis contre nous : nous serions des traîtres, de mauvais Congolais, d`ignobles compatriotes, et deviner tous le autres qualificatifs de mauvais goà»t possibles et imaginables… Mais qui d`entre nous, à  moins d`être fou, serait hostile au changement chez nous, dans notre pays (changement à  entendre au sens de propulsion de notre société vers de meilleures conditions de vie) ? Quel est ce Congolais qui ne rêve pas d`appartenir à  un pays émergent dans la solidarité, l`Etat de droit et le développement, où il fait bon vivre ? Qui peut être fier de partager le destin d`un pays qui a d`immenses atouts, comme le nà´tre, mais qui se retrouve toujours le dernier de la classe de tous les indices internationaux du développement humain ?

Nous savons et saurons toujours gré au mouvement des combattants d`avoir contribué tant soit peu à  sensibiliser l`opinion nationale et internationale sur la crise de légitimité institutionnelle que connaît notre pays (résultats électoraux trichés, Constitution pas respectée, décideurs politiques illégitimes, etc.), n`en déplaise aux thuriféraires du régime en place. Cela, l`histoire le retiendra. Mais la grande erreur de certains combattants qui nous critiquent, consiste à  s`imaginer que notre action est destinée à  faire de l`ombre au rayonnement de leur mouvement. Nous affirmons ici haut et fort que nous ne sommes pas leurs ennemis. Nous invitons nos accusateurs à  se ressaisir, à  sortir de leur radicalisme pour comprendre le bien-fondé de la pluralité de stratégies quand l`on affronte une adversité si complexe. L`efficacité d`une flèche lancée dépend moins de l`énergie de celui qui la lance que de la précision de son objectif ; la noblesse et l`efficacité de tout combat juste ne réside pas dans son monolithisme, mais dans sa capacité à  construire des ponts entre tous les protagonistes. Eu égard au défi à  relever dans l`intérêt de notre communauté, il importe plutà´t de préciser qu`il existe, en réalité, entre les autres et nous, non un débat qu`il faut entretenir mais un problème qu`il convient de résoudre, celui de la tolérance et de la compréhension mutuelle.

Inspirés par la culture politique helvétique de concordance - caractérisée par l'intégration autant que faire se peut de toutes les forces politiques vives en présence, le rejet des conflits et la recherche de solutions concertées aux problèmes -, nous voulons avancer ensemble avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté.

Nous mettons en garde nos détracteurs contre leur campagne de diabolisation ; nous leur tendons la main pour une réconciliation, s`ils le souhaitent, et leur demandons de cesser, sans délai, d`œ“uvrer à  l`intoxication des esprits et au sabotage du travail pour lequel tant d`efforts et de sacrifices ont déjà  été consentis, comme ils l`ont publiquement annoncé et commencé à  le faire. Dans le cas contraire, nous nous réservons le droit d`user de tous les moyens légaux qui nous permettent de nous défendre. Notre porte pour un dialogue avec eux, ainsi que nous l`avons toujours souhaité - ils le savent bien -, reste ouverte malgré tout. S`ils le veulent, en début décembre prochain, ils seront les bienvenus aux assises de la Convention des Congolais de Suisse, car, nous, contrairement à  eux, nous ne tenons pas à  exclure ou à  diaboliser les Congolais. Nous voulons rester maîtres de notre agenda, forts de notre conviction que, ce qui importe pour nous, c`est l`intérêt de notre communauté diasporique et de notre pays. Et, gagnés à  la cause de la quête d`un nouvel avenir pour le peuple congolais et inspirés par la culture politique helvétique de concordance - caractérisée par l'intégration autant que faire se peut de toutes les forces politiques vives en présence, le rejet des conflits et la recherche de solutions concertées aux problèmes -, nous voulons avancer ensemble avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté.

Nous invitons notre public à  ne pas se faire avoir, à  ne pas se laisser entraîner dans une campagne de diffamation haineuse et mensongère. Nous en appelons à  son esprit critique, nous faisons confiance à  son sens de discernement. Nous l`invitons à  ne pas avoir peur, à  s`engager avec nous pour la réussite totale de la Convention en y prenant une part active. Nous en profitons pour réitérer ici, encore une fois, notre appel à  contribution pour tous ceux et toutes celles qui ont une expertise à  proposer. Une fois le moment venu, lors de la tenue de la Convention, si besoin était, en raison de la menace reçue, des dispositions sécuritaires draconiennes seraient prises, conformément à  la loi, pour la sérénité des travaux dont l`issue, à  coup sà»r, sera attendue avec espoir et impatience par notre communauté. `` Veritas libera bit vos », `` la vérité vous rendra libres », disent les Ecritures. Merci de votre lecture et de votre compréhension !

Pour le Comité de pilotage de la Convention des Congolais de Suisse :

● Fifi Séverine TSHIMINI, présidente (Genève)

● Ferdinand ILUNGA, 1er vice-président (Fribourg)

● Abbé Jean-Pierre NDIANYAMA, 2ème vice-président (Boncourt/Jura)

● Dieudonné-Daniel MUSABUKA N`KENA, secrétaire (Monthey/Valais)

● Ami MUKWA, trésorière (Fribourg)

● Ghislaine Mayuku BOLIMANGO, trésorière adjointe (Monthey/Valais)

● Jean-Paul KUELO Mwela, Commission de la Sensibilisation, de la Promotion et de la Mobilisation (Crassier/Vaud)

● Jacques EKOFE, Commission de la Sensibilisation, de la Promotion et de la Mobilisation (Lausanne/Vaud)

● Godefroid ELONGAMA, Commission de la Souveraineté et de la Sécurité (Genève)

● Liliane MALONDA, Commission des Médias et de la Communication (Lausanne/Vaud)

● François KAMBA, Commission scientifique (Genève)

Partager sur : Partager