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Crash du vol d'Air Algérie: Les drapeaux en berne pour trois jours, les boîtes noires en route pour la France

Les drapeaux sont mis en berne à  partir de lundi et pour trois jours en France sur tous les bà¢timents publics en signe de deuil national après le crash de l'avion d'Air Algérie au Mali.

En témoignage du deuil de la Nation après le crash de l'avion d'Air Algérie, les drapeaux sont mis en berne à  partir de lundi et pour trois jours en France sur tous les bà¢timents publics.

Les drapeaux sont mis en berne en témoignage du deuil de la Nation, le crash de l'avion jeudi a fait 118 morts, dont 54 Français.

Les deux boîtes noires de l'avion d'Air Algérie qui s'est écrasé au Mali ont été transférées dimanche à  Bamako et sont en route pour la France, où s'est tenue lundi matin à  l'Elysée une réunion de suivi.

Outre le président François Hollande, Manuel Valls (Premier ministre), Laurent Fabius (Affaires étrangères), Bernard Cazeneuve (Intérieur), Christiane Taubira (Justice), Frédéric Cuvillier (Transports) et Fleur Pellerin (Français de l'étranger) participaient à  cette réunion qui s'est ouverte à  9h.

"Il s'agit de revenir sur la rencontre avec les familles et les proches des victimes organisée samedi au ministère des Affaires étrangères et de faire un nouveau point sur le déploiement des équipes et la situation sur les lieux du crash", a-t-on précisé dans l'entourage de François Hollande.

Aucune déclaration n'était toutefois prévue à  l'issue de cette réunion alors que Laurent Fabius et Frédéric Cuvillier devraient tenir une conférence de presse lundi après-midi au quai d'Orsay. Drapeaux en berne

La France, dont 54 ressortissants ont péri dans le crash (sur un total de 118 victimes), met à  partir de lundi et pour trois jours ses drapeaux en berne sur tous les édifices publics en signe de deuil.

Il ne s'agit pas à  proprement parler d'un "deuil national", qui doit être décidé en Conseil des ministres et entraîne parfois la fermeture des services publics et des écoles. La dernière fois qu'une journée de deuil national a été décidée en France remonte à  2001, au moment des attentats du 11 septembre.

La première boîte noire avait été récupérée vendredi par l'armée française sur le site du crash dans la zone de Gossi, à  environ 100 km de Gao, la plus grande ville du nord malien. La seconde l'avait été samedi par des experts de la mission de l'ONU au Mali (Minusma).

Toutes deux avaient été acheminées à  Gao, où est basé un centre de gestion des opérations concernant le crash. Elles ont été emmenées dimanche à  Bamako par une délégation conduite sur place par le ministre malien des Transports Mamadou Hachim Koumaré et son homologue algérien Amar Ghoul, a indiqué le ministre malien de l'Information et de la Communication, Mahamadou Camara.

"Elles vont être remises aux autorités françaises" associées à  l'enquête sur l'accident, une mission confiée à  un responsable de la gendarmerie malienne qui devait quitter Bamako dimanche soir pour la France, a ajouté Mahamadou Camara.

Enquête préliminaire pour "homicides involontaires"

L'avion d'Air Algérie, un McDonnell Douglas MD-83 loué auprès de la société espagnole SwiftAir, était parti de Ouagadougou pour Alger dans la nuit du 23 au 24 juillet. Il s'est écrasé 50 minutes après le décollage.

Aucune des 118 personnes à  bord -112 passagers (outre les 54 Français, 23 Burkinabés, huit Libanais, six Algériens et des ressortissants d'autres pays) et les six membres, espagnols, de l'équipage- n'a survécu.

En France, le parquet de Paris a ouvert jeudi une enquête préliminaire pour "homicides involontaires". Dimanche, le gouvernement malien a assuré que le Mali avait fait de même après l'annonce de la découverte des débris de l'avion.

Devant les familles des victimes, François Hollande a annoncé samedi que les corps de tous les passagers seraient "ramenés en France". Par ailleurs, les proches qui le souhaitent seront accompagnés, "le moment venu", sur le site de la catastrophe où une stèle sera érigée "pour que nul n'oublie que, dans cet endroit, sur ce site, ont disparu 118 personnes".

Samedi, le Burkina Faso avait annoncé l'ouverture par le procureur de Ouagadougou d'une enquête judiciaire pour rechercher les causes de la catastrophe.

"La coopération internationale est à  l'œ“uvre pour que nous sachions ce qu'il est advenu de l'appareil (...). Ce qui doit être fait, le sera en partenariat entre nos différents pays: l'Algérie, la France, le Burkina Faso et le Mali", a assuré le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Dépêchés par Paris, une vingtaine de gendarmes et de policiers ainsi qu'une équipe Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français sont depuis samedi dans le nord du Mali.

Les visites se multiplient sur le site de l'accident

Les investigations -consistant à  "recueillir le maximum d'informations" sur l'avion et l'accident sur le terrain mais aussi à  collecter diverses données, qui seront ensuite analysées- pourraient durer "plusieurs semaines, voire plusieurs mois" d'après Rémi Jouty, chef du BEA.

Selon lui, il est actuellement "trop tà´t pour faire la moindre hypothèse" sur la cause de l'accident, alors que plusieurs spécialistes ont évoqué les mauvaises conditions météorologiques.

Depuis vendredi, les visites se sont multipliées sur le site de l'accident, sécurisé par les forces maliennes, celles de la Minusma et des militaires français déployés depuis un an et demi au Mali dans le cadre d'une opération de lutte contre des groupes jihadistes.

En plus des autorités burkinabées, maliennes, françaises, des proches de familles de victimes s'y sont rendus en hélicoptères au départ de Ouagadougou: après un premier petit groupe d'un Burkinabé, d'un Libanais et d'un Français samedi, des Libanais y ont été acheminés dimanche.

Des journalistes burkinabés et de la presse internationale ont aussi été conduits sur place à  partir de Ouagadougou. Dans la capitale burkinabée, des proches de victimes de diverses nationalités ont indiqué leur espoir de connaître la vérité sur le crash, mais surtout de récupérer des corps ou restes de corps.

Mais, selon le chef d'état-major particulier du président burkinabé, le général Gilbert Diendiéré, la récupération des dépouilles mortelles serait extrêmement difficile, voire quasiment impossible, l'avion s'étant désintégré en s'écrasant, avec des débris éparpillés sur une grande étendue. "Je ne pense pas qu'on puisse reconstituer les corps (...), ils ont été éparpillés, dispersés. Je ne suis pas sà»r qu'on puisse (en) retrouver certains", a-t-il prévenu samedi.

Le président François Hollande devait prendre la parole samedi en fin d'après-midi après avoir rencontré les familles des victimes françaises réunies au Quai d'Orsay, à  Paris. Il a présidé dans la matinée à  l'Elysée une troisième réunion de crise pour faire le point avec le Premier ministre Manuel Valls et les ministres concernés sur le crash.

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