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A Berlin, Angela Merkel salue les `` efforts très ambitieux » du gouvernement Valls

Berlin, le 22 septembre 2014, le Premier ministre Manuel Valls et la Chancelière Angela Merkel lors de la conférence de presse. Photo Réveil FM international

Le premier ministre Manuel Valls a débuté, lundi 22 septembre à  Berlin, une visite officielle qui s'annonçait particulièrement délicate. Devant la chancelière Angela Merkel, il a tenté de convaincre l'Allemagne de la solidité de sa politique économique et a plaidé pour que la première économie européenne investisse pour relancer l'économie de la région. Lors d'une conférence de presse faisant suite à  leur rencontre, Mme Merkel a concédé à  Manuel Valls un programme de réformes `` impressionnant » : `` Selon ce que j'en sais [elles] touche[nt] à  des domaines importants qui finalement vont décider de la compétitivité. » Elle a aussi salué les `` efforts très ambitieux » prévus en France dans les prochaines années, au premier rang desquels ceux visant à  relever la compétitivité des entreprises.

La France n'est cependant pas en odeur de sainteté auprès d'une chancellerie qui s'érige en chantre de la rigueur budgétaire. Le gouvernement français a, en effet, dà» avertir du lourd dérapage de son déficit en 2014, qui devrait atteindre 4,4 % du PIB au lieu des 3,7 % initialement prévus, contraignant l'exécutif à  repousser à  2017 son retour sous la barre européenne des 3 %. Un retour en arrière qui avait valu à  Paris les critiques indirectes de Berlin à  la mi-septembre.

L'Allemagne ne veut pas augmenter ses investissements

Berlin, le 22 septembre 2014, le Premier ministre Manuel Valls et la Chancelière Angela Merkel lors de la conférence de presse. Photo Réveil FM international

Angela Merkel, qui a largement construit sa popularité sur son intransigeance en matière de régulation budgétaire, est restée ferme vis-à -vis de la France. `` Nous devons tous respecter les limites budgétaires », a-t-elle affirmé.

M. Valls, qui avait déclaré au cours du week-end qu'il `` [fallait] une réorientation parce que la zone euro décroche en termes de croissance et d'inflation », a réaffirmé son intention de mener à  bien son programme de réformes.

En revanche, Mme Merkel a de nouveau opposé une fin de non-recevoir aux appels de Paris et de Rome à  plus d'investissement public. `` L'Allemagne a montré qu'on pouvait à  la fois consolider ses finances et créer de la croissance », a-t-elle affirmé, précisant qu'il existait `` beaucoup de possibilités de créer de la croissance sans argent supplémentaire ».

Hambourg puis Berlin

Berlin, le 22 septembre 2014, arrivée de la Chancelière Angela Merkel et du Premier ministre Manuel Valls dans la salle de la conférence de presse. Photo Réveil FM international

Manuel Valls doit maintenant s'envoler pour Hambourg où, après la visite d'une usine Airbus, il doit rencontrer le ministre de l'économie Sigmar Gabriel, leader d'un SPD qui gouverne avec les conservateurs de la chancelière mais semble plus clément à  l'égard de la France.

Mardi matin, Manuel Valls sera de retour à  Berlin, accompagné de son nouveau ministre de l'économie, Emmanuel Macron. Il doit rencontrer le patron de la puissante confédération syndicale DGB, Reiner Hoffmann, puis tentera de faire passer son message auprès des patrons de l'industrie allemande (BDI) qui, hasard du calendrier, tiennent leur conférence annuelle.

Il a annulé la dernière partie de sa tournée à  Stuttgart pour rentrer plus tà´t à  Paris et préparer le débat parlementaire sur les frappes françaises visant l'Etat islamique en Irak.

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