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A Berlin, Valls répond à  Sarkozy : `` Jamais je ne dirai que j'ai honte de mon pays »

Berlin, lundi 22 septembre 2014, le Premier ministre Manuel Valls et la Chancelière Angela Merkel lors de la conférence de presse

Interrogé en marge d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel à  Berlin, le premier ministre Manuel Valls a quant à  lui réagi avec hauteur à  une déclaration de Nicolas Sarkozy, qui disait avoir `` honte » pour la France lorsqu'il observait sa politique actuelle vis-à -vis de l'Allemagne, et ses difficultés à  réduire le déficit budgétaire.

`` Jamais, jamais, évidemment comme chef de gouvernement mais hier comme dirigeant de l'opposition, je ne dirai à  mes compatriotes que j'ai honte de mon pays ».

`` à‡a me fait toujours un peu de peine, j'ai un peu honte, pour vous dire la vérité, quand on demande au meilleur de la classe d'apprendre moins bien ses leçons pour que ceux qui sont derrière aient de meilleures notes », avait déclaré dimanche M. Sarkozy.

C'est un retour qui `` s'impose » pour les uns. Une `` soif de revanche » pour les autres. Le retour de Nicolas Sarkozy et sa prestation dimanche soir au `` 20 heures » de France 2 ont concentré l'attention des personnalités politiques.

L'eurodéputée Rachida Dati a jugé lundi que le retour de Nicolas Sarkozy `` s'impose » vu l'état de l'UMP, parti qui `` n'a pas de ligne politique », déplore-t-elle. Mais Mme Dati a davantage tenu à  réagir au choix de Frédéric Péchenard comme directeur de campagne de Nicolas Sarkozy. `` Nicolas Sarkozy le sait et monsieur Péchenard le sait aussi : je trouve que c'est un mauvais choix, maintenant c'est son choix. Ils sont amis, dont acte », a déclaré sur France Info celle qui se dit `` très à  l'aise », M. Sarkozy lui ayant `` proposé de faire partie de son organisation et de son équipe », explique-t-elle.

`` Il ne m'a pas surpris », sa `` démarche est crédible » et son `` diagnostic assez juste : la France est désespérée parce que le pouvoir est très mauvais », a déclaré sur France Inter Jean-Pierre Raffarin, coprésident de l'UMP. Le travail de M. Sarkozy, `` c'est de la mobilisation et très franchement hier soir, il a montré une certaine énergie pour ce faire et ce dont les gens ont envie aujourd'hui, c'est de cette force au service de la crédibilité de l'alternance », a insisté M. Raffarin.

`` Je me battrai contre une stratégie du clivage », a-t-il cependant insisté, plaidant pour des primaires `` très ouvertes ». `` Il faut le rassemblement. J'espère qu'il entendra cela », a-t-il dit.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, estime que Nicolas Sarkozy `` n'a pas changé, et tant mieux ». Elle a ensuite précisé, sur RMC et BFMTV, qu'elle n'aime pas `` son immodestie, son insincérité » et `` ses techniques de communication » qu'elle juge `` aujourd'hui rejetées par les Français » `` Ils ne veulent plus de cela. »

En visite dans un lycée professionnel dans la banlieue de Tours (Indre-et-Loire), la ministre de l'éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a pour sa part déclaré que Nicolas Sarkozy `` n'[avait] pas changé, même s'il a cherché à  le paraître pendant les premières minutes » de son interview. Mme Vallaud-Belkacem a ensuite lancé : `` J'ai entendu que la création de 60 000 postes d'enseignants était inutile... J'espère que ce message sera entendu par les parents, les enseignants... »

Le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, voit pour sa part dans ce retour de Nicolas Sarkozy une `` revanche » : `` Il revient la rancune au cœ“ur et la revanche à  l'esprit, a-t-il déclaré lundi 22 septembre sur RTL. Son programme c'est lui, son bilan c'est l'autre. Il a été candidat à  la présidence de l'UMP pendant quarante-huit heures et il est déjà  dans la présidentielle. »

Yves Jégo, candidat à  la présidence de l'UDI, a quant à  lui déclaré lundi sur RMC qu'il a l'intention de saisir le CSA.

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