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Jacques Chirac soutient Alain Juppé : 40 ans de complicité en images

La politique, c'est d'abord les convictions et valeurs. Mais aussi les alliances mais surtout les amitiés qui se font parfois se défont. Malade, l'ancien président de la République Jacques Chirac est sorti de son silence pour soutenir ouvertement sans ambiguïtés, l'ambition d'Alain Juppé de se présenter aux primaires de l'UMP et se présenter en 2017.

POLITIQUE - Bernadette est pour Nicolas Sarkozy. Jacques Chirac, lui, a pris fait et cause pour Alain Juppé. Derrière ce soutien apporté mercredi soir, certains ont vu la manœ“uvre politique de Claude Chirac, la fille de l'ancien Président. Cette décision, qui a pu surprendre par le timing, n'a cependant rien d'étonnante tant les deux hommes ont deux parcours indissociables. "C'est la décision du coeur", a d'ailleurs expliqué Claude Chirac au Monde. Pendant trente ans, le maire de Bordeaux a toujours évolué dans le sillage de Jacques Chirac. Il fut tour à  tour son conseiller (au gouvernement), son adjoint (à  la mairie de Paris), son ministre (en 1986 et 1995) et son successeur (à  la tête du RPR). Alain Juppé est aussi celui qui a lourdement payé pour le maire de Paris dans l'affaire des emplois fictifs. Pour l'occasion, Le HuffPost suivi par Réveil FM International se replongent dans les archives photo de la vie politique. Des premiers pas du duo en 1976 à  ce soutien 38 ans plus tard, retour sur le roman Chirac-Juppé.

Jacques Chirac a apporté son soutien à  Alain Juppé en vue de la présidentielle de 2017. "Une décision du coeur", a commenté Claude Chirac, la fille de l'ancien président qui veille sur le duo depuis très longtemps. Récit d'une amitié politique longue de 40 ans.

Tout commence en 1976

L'histoire politique et d'amitié entre Jacques Chirac et Alain Juppé débute en 1976 quand le premier est ministre de la Coopération (ici avec le président malien). A cette époque Alain Juppé n'est qu'un homme de l'ombre, chargé de mission puis conseiller technique du ministre

Au RPR dès la création du parti

Quand Jacques Chirac fonde le RPR en 1976, Alain Juppé y adhère aussità´t. Un an plus tard, il est nommé délégué national aux études et tente de se faire élire député dans les Landes. Mais la campagne (durant laquelle est prise cette photo en octobre 1977) est un échec et se conclut par une défaite.

Directeur adjoint de campagne en 1981

Pour sa première candidature à  l'Elysée, Jacques Chriac fait appel à  Alain Juppé qui le nomme directeur adjoint de sa campagne. Mais celle-ci se termine par un cuisant échec, puisqu'il termine en troisième position.

Un duo inséparable à  Paris

Élu maire de Paris en 1975, Jacques Chirac fait rapidement appel à  Alain Juppé pour l'épauler dans la capitale. En même temps qu'il intègre les structures nationales du RPR, il s'impose comme le principal conseiller de l'édile de la capitale, directeur des affaires financières puis adjoint en charge des finances, comme sur cette photo de 1982.

Juppé s'implante dans le XVIe arrondissement

Dès 1983, Alain Juppé s'implante dans le XVIIIe arrondissement de la capitale lors des élections municipales puis trois ans après lors des élections législatives.

Juppé est porte-parole du gouvernement Chirac

Quand François Mitterrand fait de Jacques Chirac le premier ministre de sa première cohabitation, le maire de Paris nomme Alain Juppé au ministère du Budget (délégué sous l'autorité d'Edouard Balladur). Il est également porte-parole du gouvernement.

Porte-parole du candidat Chirac

Sept ans après la première présidentielle, Alain Juppé est à  nouveau dans l'équipe de campagne de Jacques Chirac en 1988. Secrétaire général du comité de soutien, il est surtout porte-parole du candidat.

Juppé, numéro 2 du RPR

Dans la foulée de la présidentielle, Alain Juppé poursuit son ascension au RPR. Alors que Jacques Chirac en reste président, il devient secrétaire général du mouvement en 1989.

En campagne pour le oui à  Maastricht

A la tête du RPR, Alain Juppé et Jacques font campagne ensemble pour le oui au référendum de Maastricht en 1992 alors qu'une partie de leur famille politique (derrière Philippe Séguin) sont pour le non.

Juppé ministre sans Chirac

Alors que la droite remporte les législatives de 1993, Jacques Chirac ne souhaite pas revenir à  Matignon, laissant sa place à  Edouard Balladur. Mais la nomination d'Alain Juppé (veste verte au premier rang à  gauche) au ministère des Affaires étrangères lui permet de ne pas être totalement absent du gouvernement.

"Celui qui est probablement le meilleur d'entre nous"

C'est en campagne pour la présidentielle de 1995 que Jacques Chirac, s'adressant aux militants RPR, aura cette phrase désormais célèbre pour présenter Alain Juppé: "celui qui est probablement le meilleur d'entre nous".

Un premier ministre "droit dans ses bottes"

C'est naturellement que l'accession de Jacques Chirac à  l'Elysée au printemps 1995 propulse son dauphin à  Matignon. "Je suis droit dans mes bottes, je crois en la France", lance Alain Juppé alors que sa popularité faiblit dès les premiers mois à  Matignon. La chute de son gouvernement intervient deux ans plus tard avec la dissolution de 1997.

Juppé dans les pas de Chaban

Premier ministre, Alain Juppé fait son retour en Aquitaine à  l'occasion des municipales de juin 1995. Sa liste gagne dès le premier tour, lui permettant de succéder à  Jacques Chaban-Delmas. Il cumule aussi avec la fonction de président du RPR qu'il a récupérée de Jacques Chirac après l'entrée en campagne de ce dernier fin 1994.

Premier couac judiciaire

Le tandem Chirac-Juppé finit par être rattrapé par la justice en 1999. Le président alors intouchable, seul son ancien collaborateur à  la mairie de Paris est mis en examen pour "abus de confiance, recel d`abus de biens sociaux, et prise illégale d`intérêt" dans l'affaire dite des emplois fictifs de la mairie de Paris.

Le duo, du RPR à  l'UMP

Après la présidentielle de 2002, Alain Juppé devient le premier président de l'UMP, nouveau parti fondé par Jacques Chirac quelques mois plus tà´t. Lors du congrès fondateur à  l'automne, le président de la République est représenté par sa femme Bernadette qui soutient désormais Nicolas Sarkozy contre... Alain Juppé.

Juppé, le coup d'arrêt

Condamné en première instance au printemps 2004, Alain Juppé l'est à  nouveau en appel au mois de décembre de la même année. Il écope de 14 mois de prison avec sursis et un an inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs. Beaucoup estiment alors qu'il est condamné pour Jacques Chirac, celui-ci bénéficiant d'une immunité présidentielle. Le maire de Bordeaux est contraint à  la démission et s'exile alors pendant deux ans au Canada.

Après Chirac, Juppé ministre de Sarkozy

Alain Juppé fait son retour à  la politique en 2006 et redevient maire de Bordeaux. L'année suivante, il fait campagne pour Nicolas Sarkozy qui le nomme numéro 2 de son gouvernement. Mais défait aux législatives de 2007, il quitte son poste de ministre. Il ne revient au gouvernement qu'en novembre 2010, à  la Défense puis aux Affaires étrangères.

Chirac condamné à  son tour

Quatre ans après son départ de l'Elysée et sept ans après Alain Juppé, Jacques Chirac est condamné fin 2011 à  son tour dans l'affaire des emplois fictifs.

Chirac soutien Juppé pour 2017

Un peu plus d'un mois après la déclaration de candidature d'Alain Juppé pour la primaire à  droite en vue de 2017, Jacques Chirac sort de son silence. Le 1er octobre 2014, dans le Figaro, il annonce soutenir le maire de Bordeaux face à  Nicolas Sarkozy, pourtant soutenu par Bernadette Chirac.

Dossier à  suivre !

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