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RDC: A l'ONU-Genève, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme condamne l'expulsion du principal responsable des droits de l'homme

Scott Campbell, le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l`Homme, persona non grata en République démocratique du Congo

Avec le régime d'alias Joseph Kabila, la liberté d'expression est inexistante pour les Congolais y compris pour les agents des Nations-Unies accrédité en RDC. Seule la voix d'alias Joseph Kabila, ses apparatchiks, thuriféraires et mammouths joséphistes comptent. La dictature outrancière du régime a menacé et expulsé Scott Campbell. Vingt quatre heures après la publication du rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l`Homme(BCNUDH) mettant en cause le comportement des éléments de la Police Nationale Congolaise lors de l`opération Likofi contre les jeunes désœ“uvrés communément appelés » Kuluna » à  Kinshasa, le gouvernement de la RDC par l`entremise de son ministre de l`Intérieur a pris une décision déclarant persona non grata le Directeur pays du BCNUDH, Scott Campbell. Ce dernier a quitté Kinshasa le vendredi soir. La France avait réagi le vendredi matin. Elle avait dit regretter la décision des autorités congolaises qui risque, selon le quai d`Orsay, de porter atteinte à  la crédibilité des efforts entrepris pour améliorer la situation des droits de l`homme dans le pays. Nous publions le communiqué de presse du Haut-Commissaire aux droits de l'homme, qui est parvenu à  la Rédaction de Réveil FM International , il y a quelques minutes.

GENàˆVE (Publié tel que reçu) - Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme des Nations Unies, Zeid Ra'ad Al Hussein, a déclaré dimanche qu'il regrettait et condamnait la décision du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) d'expulser représentant dans le pays et les actes d'intimidation dont sont victimes d'autres employés des droits humains en RDC.

``Non seulement a-t-on demandé à  Scott Campbell, mon très expérimenté et respecté représentant en RDC, de partir, mais, ces derniers jours, deux autres membres du personnel travaillant dans son équipe ont été sérieusement menacés. C'est inacceptable ", a déclaré Zeid.

La décision de déclarer Scott Campbell, le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l`Homme, persona non grata a été initialement rendue publique par le ministère de l'Intérieur jeudi, au lendemain de la publication d'un rapport de l'ONU* détaillant de graves violations des droits de l'homme par les forces de sécurité congolaises dont le ministère est responsable. La décision a été officiellement confirmée par le ministère des Affaires étrangères vendredi, en dépit des efforts déployés par Martin Kobler, le chef de la mission de l'ONU en RDC (MONUSCO), afin de convaincre le gouvernement de reconsidérer sa décision.

Le rapport, basé sur les enquêtes menées par le Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l`Homme, documente la mort d'au moins neuf civils et la disparition forcée d'au moins 32 autres par des agents de la Police nationale congolaise. Il a été partagé avec les ministres de l'Intérieur et de la Justice et Droits de l'Homme le 18 Aoà»t. Les commentaires du ministre de l'Intérieur ont été annexés à  la version publiée du rapport.

"Le rapport a été publié conjointement par la MONUSCO et mon bureau", a déclaré Zeid. "Je me joins entièrement à  M. Kobler afin de supporter ses conclusions et recommandations. Le rapport décrit un ensemble de violations très graves, y compris des exécutions sommaires et extrajudiciaires et des disparitions forcées, commises contre des civils par les forces de sécurité congolaises. Le gouvernement de la RDC devrait enquêter sur ses conclusions profondément troublantes et poursuivre les auteurs présumés en justice plutà´t que de chercher à  punir le chef de l'équipe qui a fait les recherches et produit le rapport ".

``Au cours des dernières années, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme en RDC, sous la direction de M. Campbell, a été à  l'avant-garde de la lutte pour promouvoir et protéger les droits de l'homme et combattre l'impunité», a déclaré le Haut-Commissaire. "Le fait que le travail du Bureau, mandaté par le Conseil de sécurité, a conduit à  ces actes de représailles est un développement très inquiétant."

Le Haut-Commissaire a exhorté le gouvernement de la RDC à  reconsidérer sa décision au sujet de M. Campbell, à  enquêter sur les menaces et intimidations continues contre les autres membres du personnel des droits de l'homme des Nations Unies, et à  traduire en justice les responsables. `` Au travers de ces actes de représailles, les autorités congolaises risquent de mettre en péril des années d'efforts du personnel des droits de l'homme de l`ONU et de certains secteurs des autorités congolaises pour aider les victimes de violations des droits de l'homme et renforcer l'état de droit», a déclaré Zeid.

Selon les responsables de la MONUSCO, M. Campbell a quitté la RDC vendredi pour des vacances.

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