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Saint-Lizier perchée sur une colline escarpée des Pyrénées !

Ses 1 457 habitants sont appelés les Licérois. Saint-Lizier est une commune française, située dans le département de l'Ariège et la région Midi-Pyrénées. Ancienne cité gallo-romaine, Evêché du VIe s. jusqu'à  la Révolution, Saint-Lizier posséde de nombreux monuments d'époque romane, témoins de ce passé prestigieux. La Cité est classée parmi les plus beaux villages de France. Elle fait partie également des Grands Sites de Midi-Pyrénées dans le cadre de la "collection Ariège". Situé au pied des Pyrénées, le village est un magnifique belvédère sur les montagnes du Couserans propices à  de nombreuses balades et randonnées. Perchée sur une colline escarpée des Pyrénées, la cathédrale Saint-Lizier, inscrite au patrimoine mondial de l`humanité tout comme quatre autres monuments du villages dans le cadre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, a fait la renommée de la petite commune ariégeoise.

L'ancienne cathédrale de Saint-Lizier. Photo Réveil FM International

A l`intérieur de l`enceinte romaine, les ruelles en galets bordées de demeures du XVIIe S ajoutent au charme de la balade.Saint-Lizier est peut-être la ville du département de l'Ariège la plus chargée d'histoire, avec un patrimoine riche.

Saint-Lizier et ses panneaux. Photo Réveil FM International

L'ancienne cathédrale de Saint-Lizier est classée patrimoine mondiale de l'Unesco. Photo Réveil FM International

Pancarte de l'entrée de la cathédrale. Photo Réveil FM International

Les gallets de l'entrée de la cathédrale de Saint-Lizier. Photo Réveil FM International

L'intérieur de l'ancienne cathédrale. Photo Réveil FM International

L'intérieur de l'ancienne cathédrale. Photo Réveil FM International

Ayant déjà  un Évêque (Saint Valère) durant le ve siècle, Saint-Lizier est le plus ancien siège épiscopal de l'actuel département de l'Ariège. La commune est nommée ainsi en l'honneur de Glycérius canonisé sous le nom de Saint Lizier, évêque qui participa au Concile d'Agde au vie siècle. L`ancienne cité gallo-romaine des Consoranni devient donc le siège d`un important Évêché à  partir du vie siècle. Mais son renouveau, elle le connaît à  l`époque romane : deux cathédrales sont alors construites. La véritable, Notre-Dame de la Sède, aujourd`hui dans l`enceinte du Palais des Évêques, et l`église paroissiale du bourg d`en bas, avec son cloître, plus ancienne d`ailleurs, appelée aussi "Cathédrale" (Cathédrale de Saint Lizier) qui abrite son trésor avec la crosse de Saint Lizier du XII°, le buste reliquaire de Saint Lizier. Ce buste, en argent doré ciselé est attribué à  Antoine Favier, orfèvre à  Toulouse, qui l'aurait réalisé en 1531. Depuis 1998, ces différents monuments sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle (voie du Pièmont Pyrénéen).

La ville de Saint-Lizier se situe à  environ 460 m d'altitude, sur une colline de la rive droite du Salat. Elle se situe en "Pays Couserans" dont elle a été la capitale religieuse.

Saint Lizier comprit, dès le haut Moyen à‚ge, deux quartiers : en haut, la cité, ceinte de murs gallo-romains; tout autour jusqu'au Salat, le bourg, division conservée jusqu'à  nos jours. Face au palais des évêques, Saint-Lizier est dominée par la colline du Marsan et sa chapelle.

Saint Lizier, ville épiscopale et politique, est, à  coup sà»r, l`une des communes de l`Ariège les plus chargées d`histoire et de patrimoine s`y rattachant.

La Mairie de Saint-Lizier. Photo Réveil FM International

Rue Petite Place des Hommes. Photo Réveil FM International

Rue de l'horloge. Photo Réveil FM International

Palais des Evêques fléché. Photo Réveil FM International

Certains historiens pensent que la ville de Saint Lizier a été fondée en 72 av. J.C. par Pompée de retour d`Espagne. D`autres disent que la Cité a été construite dans l`enceinte d`un Oppidum romain du IIIème siècle avant J.C. Cependant, il semble établi que vers 120 avant J.C., les Consorani peuplent le secteur (d`où le nom de Couserans).

Le Couserans demeura soumis à  l`autorité romaine jusqu`au commencement du cinquième siècle, et Saint Lizier a conservé les plus importants vestiges de fortifications gallo-romaines de la région, aux cà´tés de Saint Bertrand de Comminges

Les historiens sont d`accord pour reconnaître saint-Valère (ou saint Valier) comme premier évêque du Couserans, au cours du Véme siècle. Son successeur fut Glycerius ou Lycerius, qui prit part au concile d`Agde, en 506, où le siège épiscopal est mentionné pour la première fois : c`est donc, le plus ancien siège épiscopal de l`actuelle Ariège. Au moins 77 évêques se sont succédés à  Saint Lizier jusqu`à  la Révolution (avec une vacance du siège de 1574 à  1581)

Les sarrasins, chassés par Charles Martel auraient, dans leur fuite, brà»lé St Lizier en 736, puis, encore en 793…

`` Le Couserans, érigé en comté par Charlemagne, appartint à  ses évêques, concurremment avec le comte de Comminges. »

La ville de Saint Lizier est avant tout l`épopée de ses évêques qui en feront l`histoire et apporteront le patrimoine que l`on connaît aujourd`hui. XIéme : début de la construction de la cathédrale ND de la Séde et église st Lizier. Sa cathédrale est consacrée en 1117 par Raimond de Durban, évêque de Barbastro, et par Jourdain, évêque du Couserans

Vers 1120, Bernard 1er, comte de Comminges, s`empare de St Lizier, la brà»le et emprisonne son évêque, Pierre 1er, avant de la rendre vers 1150. S`ensuit, plus tard, une lutte pour posséder les deux quartiers de la ville par les comtes de Comminges et la seigneurie de Montégut… jusqu`à  ce qu`une sentence confirme la souveraineté de l`évêque sur la ville épiscopale : le comte de Comminges devant rendre hommage à  l`évêque (jusqu`en 1540, date de la réunion du Comminges et du Couserans à  la couronne).

A ce sujet, C. Bourret dans son livre `` Les Pyrénées centrales du IXéme au XIXéme siècle » (P. 50) écrit : `` L`église romaine dà»t affronter les convoitises et les ambitions des puissants féodaux pyrénéens. Une `` guerre de cent ans » opposa de 1130 à  1230 les comtes de Comminges et les évêques de Couserans pour la cité épiscopale de Saint-Lizier.

Vers 1130, le comte Bernard 1er s`empara de la ville, la pilla, la livra aux flammes, en faisant l`évêque prisonnier. Ces destructions permirent l`essor du bourg voisin et rival, Saint-Girons, favorisé par le comte. Après un répit, le conflit se ralluma en 1177.

Pendant plus de trente ans, Bernard IV, appuyé par la puissante famille locale des sires de Montégut, s`en prit à  l`évêque et au chapitre. Les sires de Montégut pillèrent également Saint-Lizier pour leur propre compte en utilisant, selon les sources épiscopales, des bandes d`hérétiques ».

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