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Le Burkina Faso s'enflamme: Trois morts parmi les manifestants

Le Burkina Faso s'enflamme. A Ouagadougou, la capitale, des centaines de manifestants sont entrés de force dans l'Assemblée nationale et ont incendié le bà¢timent, jeudi 30 octobre.

L'Assemblée nationale vandalisée au Burkina faso

Des coups de feu ont été entendus et au moins trois personne ont été tuées. La télévision nationale a cessé d'émettre après avoir été prise d'assaut par des protestataires. Faisons le point sur cette soudaine poussée de violence des Burkinabés, hostiles au maintien au pouvoir de leur président Blaise Compaoré.

Blaise Compaoré l'assassin de Thomas Sankara, le roue tourne aussi pour lui.

Qu'est-ce qui a déclenché cette crise ?

Le président burkinabé Blaise Compaoré est au pouvoir depuis son coup d'Etat de 1987. Mais son mandat expire en 2015. Et après deux septennats (1992-2005) puis deux quinquennats (2005-2015), la Constitution ne lui permet pas de briguer un nouveau mandat. Son gouvernement souhaite donc la modifier en révisant l'article 37 afin de porter de deux à  trois le nombre maximum de quinquennats présidentiels. L'exécutif a donc convoqué un vote de l'Assemblée nationale, jeudi.

"à‡a fait au moins cinq ans" que dure ce débat sur cette loi fondamentale, observait samedi le chef de l'Etat burkinabé, dans une interview à  la BBC. Depuis de longs mois, majorité et opposition s'empoignent régulièrement sur ce sujet. Les opposants à  Blaise Compaoré dénoncent un "coup d'Etat constitutionnel". A l'approche du scrutin, ils ont appelé à  manifester dans tout le pays.

Mardi, des centaines de milliers de Burkinabés sont descendus dans les rues de la capitale. Un million, selon l'opposition. Cette manifestation, d'une ampleur historique, s'est conclue par des affrontements. Pendant plusieurs heures, des centaines de manifestants armés de pierres et de barres de fer ont affronté les forces de l'ordre, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes.

L'opposition a également appelé à  plusieurs reprises le peuple à  "marcher sur l'Assemblée", jeudi, afin d'empêcher le vote. Un appel visiblement entendu.

Des milliers de personnes protestent contre la réforme de la Constitution, qui permettrait au président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis un coup d'Etat en 1987, de briguer un nouveau mandat à  la fin 2015. Depuis le début de la semaine, Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, est en ébullition. Des milliers de manifestants protestent contre la réforme de la Constitution qui permettrait au Président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis un coup d'Etat en 1987, de briguer un nouveau mandat à  la fin 2015. Le texte devait être voté à  l'Assemblée nationale, jeudi 30 octobre, mais les protestataires ont envahi le bà¢timent.

• Les forces de sécurité, qui tirent à  balles réelles, ont fait au moins trois morts parmi les manifestants, selon les services d'urgence cités par Reuters. Les manifestants, qui tentent de marcher sur le palais présidentiel, sont bloqués par les soldats de la garde présidentielle. Le président Blaise Compaoré aurait quitté le bà¢timent, annonce le site d'information Burkina24 sur Twitter.

• Sous la pression des manifestants, le gouvernement du Burkina Faso annule le vote de la réforme de la Constitution, a annoncé le porte-parole de l'exécutif.

• Plus d'un millier de manifestants ont pénétré de force dans l'Assemblée nationale et l'ont, en partie, saccagée. Selon des témoins, le bà¢timent serait en flammes. Après l'Assemblée, les manifestants ont pris d'assaut la télévision publique. Selon un témoin sur place, la télévision a cessé d'émettre.

15h35 : Le régime de Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans, tremble à  nouveau. La tension est vive dans les rues de Ouagadougou (Burkina Faso), où des manifestants contestent un projet de réforme constitutionnelle.

15h02 : Nous ne cautionnons pas la prise du pouvoir par la force. Nous voulons juste le respect de la démocratie. #Burkina #Faso #bf226 #lwili

15h01 : Nous nous opposons totalement à  un coup d'Etat au #Burkina #Faso. Notre doit rester démocratique. #lwili #bf226

15h01 : Le chef de l'opposition, Zéphirin Diabré, indique sur son compte Twitter qu'il est opposé à  un coup d'Etat. "Nous ne cautionnons pas la prise du pouvoir par la force."

14h58 : Les forces de sécurité ont tiré à  balles réelles sur les manifestants. L'AFP recense un mort alors que des services d'urgence cités par l'agence Reuters en comptent trois.

14h42 : Après les manifestations de ce matin, Washington fait part de sa "vive inquiétude". De son cà´té, Paris appelle au calme et demande "à  toutes les parties de faire preuve de retenue".

14h37 : Une vidéo de France 24 montre les manifestations qui ont agité ce matin la capitale du pays, Ouagadougou.

14h30 : Il est 14h30, rappelons les principaux titres :

• Le gouvernement là¢che du lest et abandonne la modification de la Constitution, mais cela ne calme pas les manifestants. Pourquoi le pays est-il en train de s'embraser ? Explications.

14h16 : La France appelle au calme et demande "à  toutes les parties de faire preuve de retenue".

13h50 : François Compaoré, frère du président Blaise Compaoré, a été arrêté à  l'aéroport, selon les informations de RFI. Pendant ce temps, les combats se poursuivent devant le palais présidentiel, à  Ouagadougou, la capitale.

13h40 : Le Burkina Faso s'enflamme. Ce matin, des centaines de manifestants ont saccagé l'Assemblée nationale. Le gouvernement a fini par céder à  l'une de leurs revendications en abandonnant un projet de loi modifiant la Constitution. Pourquoi le pays est-il en train de s'embraser ? Explications de notre journaliste Benoît Zagdoun.

13h36 : Le gouvernement a abandonné la modification de la Constitution, mais la situation continue de dégénérer. "Désormais, tout est possible", résume à  la mi-journée, auprès de l'agence Reuters, un diplomate occidental en poste à  Ouagadougou.

13h38 : Le gouvernement là¢che du lest et abandonne la modification de la Constitution, mais cela ne calme pas les manifestants. A Bobo Dioulasso, la 2e ville du pays, la mairie et le siège du parti présidentiel ont été incendiés.

13h03 : Bénéwendé Sankara, un des leaders de l'opposition, estime que le président du Burkina Faso doit "tirer les conséquences" de l'assaut contre l'Assemblée, à  Ouagadougou. Selon lui, "le peuple a montré qu'il est un peuple volontaire et intègre".

13h06 : Les manifestations de ce matin à  Ouagadougou, la capitale du pays, ont fait au moins un mort, selon un journaliste de l'AFP.

12h48 : Il est midi, on fait le point sur l'actualité.

Situation confuse à  Ouagadougou. Plus d'un millier de manifestants ont pénétré de force dans l'Assemblée nationale et l'ont, en partie, saccagée ce matin. Ils dénoncent un projet de loi visant à  autoriser le président Blaise Compaoré à  briguer un nouveau mandat. Le gouvernement annonce ce midi qu'il abandonne cette modification de la Constitution.

11h59 : Le porte-parole du gouvernement officialise l'annulation du projet de loi portant sur la révision de la Constitution du Burkina Faso, annonce RFI. La majorité présidentielle souhaitait une modification de l`article 37, afin d`ouvrir la voie à  une nouvelle candidature du président Blaise Compaoré après 2015, contre l`avis de l`opposition.

11h44 : Les manifestants prennent d'assaut la télévision nationale.

11h27 : Selon Reuters, la télévision publique a cessé d'émettre, après avoir été prise d'assaut par les manifestants.

11h24 : #Burkina : les députés ont été exfiltrés. Selon l'un d'entre eux, les "militaires laissent faire les manifestants"... #lwili

11h24 : Les choses semblent s'accélérer à  Ouagadougou. L'armée serait en train de là¢cher Blaise Compaoré, selon des témoignages de députés exfiltrés de l'Assemblée nationale.

11h08 : L'Assemblée Nationale du Burkina Faso en feu. #burkina #ouaga

10h53 : #Burkina : des manifestants sont entrés dans l'Assemblée nationale, qui est en flammes, et se dirigent vers la primature #lwili

10h51 : #Burkina images de l'Assemblée Nationale saccagée #lwili

11h07 : C'est ce matin que les députés doivent examiner le projet de loi portant sur la révision de la Constitution du Burkina Faso. La majorité présidentielle souhaite une modification de l`article 37, afin d`ouvrir la voie à  une nouvelle candidature du président Blaise Compaoré après 2015, contre l`avis de l`opposition

11h07 : Au Burkina Faso, un groupe de manifestants pénètre dans l'Assemblée nationale et saccage les lieux.

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