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Off de Manuel Valls aux journalistes: "Je ne zigzague pas avec mes convictions... Ma loyauté à  François Hollande est sans faille et je ne polémique pas avec des individus"

Manuel Valls et son homologue Néerlandais Mark Rutt lors de la conférence de presse

C'est un exercice qu'il n'affectionne pas: le Off avec les journalistes. Mais à  Delft en Hollande, Manuel Valls s'est prêté au jeu. De prime à  bord, le Premier ministre a dit ne pas regretter son long interview publié dans le "Nouvel Observateur" qui a fait un remous au PS. En effet, Le Premier ministre a vilipendé la gauche "idéologique, qui s'attache à  un passé révolu et nostalgique". Il a proposé également de réunir "les forces progressistes" sous une fédération ou un parti commun. "Je ne zigzag pas avec mes convictions" clame Manuel Valls. "Ma loyauté à  François Hollande est sans faille, mon rà´le est de l'aider à  réussir" ! "Je ne peux pas passer mon temps à  commenter des rumeurs"

Manuel Valls et son homologue Néerlandais Mark Rutt lors de la conférence de presse

Il faut dire depuis un certain temps, il y a mutinerie dans les rangs, tirs dans les pattes, voire dans le dos, de missiles et pilonnage au canon...les troupes flingues à -tout-va en direction de François Hollande et de Manuel Valls, le chef du gouvernement. La mort de Rémi Fraisse, un jeune étudiant de 21 ans, tué lors de la manifestation contre le barrage de Tarn, a donné l'occasion à  Cécile Duflot, ex-ministre écolo de canonner qu'il s'agissait "d'une tà¢che indélébile sur l'action du gouvernement".

Manuel Valls et son homologue Néerlandais Mark Rutt lors de la conférence de presse.

Hollande et Valls, les deux tenants de l'exécutif font face, depuis plusieurs semaines, au sein des troupes socialistes ou dans les rangs de ceux qui sont censés être leurs alliés, à  des francs-tireurs qui ne pèsent pas plus le poids de leurs mots que celui de leurs responsabilités. Qui oublient que leur parti est au pouvoir ou qu'ils ont appartenu au gouvernement contre lequel, ils emploient des armes de destruction massive. Après Martine Aubry, qui a sorti l'artillerie lourde, Benoit Hamon a expliqué que Hollande et Valls, par leur action économique "menacent la République". Et les frondeurs s'étaient abstenus sur le vote du budget de la sécurité sociale à  l'Assemblée nationale. "En tant que Premier ministre, je ne polémique pas avec des individus" répond Valls en Off aux journalistes.

Faut-il changer le nom du Parti socialiste? "Pourquoi pas", répondait-il au "Nouvel Observateur", mais "ce changement ne peut être que l'aboutissement d'un processus". Une idée qu'il évoquait dès 2009, alors député socialiste de l'Essonne, assurant que " le mot socialisme est sans doute dépassé [et] renvoie à  des conceptions du XIXe siècle". Dans cet entretien, il préconise une gauche "pragmatique, réformiste et républicaine", mais "qui garde un idéal: l'émancipation de chacun". La goutte de trop ? En tout cas à  Delft, Manuel Valls a calmé le jeu et voit François Hollande candidat en 2017.

MISE AU POINT - Alors que la presse fait état de tensions entre lui et François Hollande, le Premier ministre a calmé le jeu le vendredi 31 octobre 2014 dans les médias néerlandais, allant même jusqu'à  assurer que le chef de l'État a "une vocation naturelle" à  être candidat en 2017.

Alors que la presse fait état de tensions entre les deux hommes, le Premier ministre a affiché son soutien envers le président de la République.

Aux rumeurs de mésentente entre lui et François Hollande, Manuel Valls a préféré jouer la carte de la loyauté, et de l'humour. Jouant sur son déplacement aux Pays-Bas ce vendredi en là¢chant "Nous sommes tous hollandais d'une certaine manière aujourd'hui", le Premier ministre a plus sérieusement affiché son soutien envers le chef de l'État en conférence de presse.

"François Hollande a une vocation naturelle" à  briguer un second mandat en 2017

"C'est ma tà¢che de l'aider à  réussir afin que la France en 2017 soit dans un meilleur état qu'en 2012", a-t-il ainsi précisé, affirmant être loyal "vis-avis du président de la République, mais vis-à -vis tout simplement des Français." Concernant les tensions supposées entre lui et François Hollande, il estime que celles-ci "sont des analyses basées sur des rumeurs".

Peu avant cette déclaration de soutien, Manuel Valls avait déjà  fait preuve de loyauté dans un entretien donné au quotidien néerlandais NRC Handelsblad. Selon lui, François Hollande aurait ainsi une "vocation naturelle" à  être candidat en 2017. Un projet pour lequel il compte également le soutenir : "On ne parle pas de ça entre nous mais tout doit être fait pour qu'il soit en situation de se représenter."

``C'est ma tà¢che de l'aider à  réussir afin que la France en 2017 soit dans un meilleur état qu'en 2012», a dit le Premier ministre le vendredi en Hollande...

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