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Paris "Je suis Charlie", marche républicaine devenue marche mondiale ! 3,700 millions dans la rue

Paris, dimanche 11 janvier 2015, une croix noire barre la bouche de la Mariane à  la place de la République

19:07 - Synagogue - Hollande et Valls arrivent à  la grande synagogue de Paris pour une cérémonie d'hommage à  toutes les victimes des attentats.

18:51 - "Sans précédent" - Les manifestations dans la France entière contre le terrorisme réunissent au moins 3,3 millions de personnes, selon des chiffres provisoires fournis par les autorités et les organisateurs, et agrégés par l'AFP à  18H45.

18:50 - 3,3 Millions de manifestants en France

18:41 - Piratages - Le site internet de l'école Charles-de-Gaulle à  Dammartin-en-Goà«le, les pages Facebook de la cathédrale de Vannes, du club de sport Fitness et d'un groupe de parapharmacie, entre autres, ont été victimes de cyber-attaques pendant les manifestations, revendiquées par un groupe tunisien dénommé "Fallaga Team".

18:31 - Bon boulot - Dominique, quinquagénaire, a applaudi "un tireur d'élite" quand elle l'a vu "perché sur un toit": "on est contents qu'ils soient là  pour protéger le bas peuple pendant la manif".

"Les gens ont une mauvaise opinion de la police en général, mais ils bossent dans des conditions difficiles, et quand il s'agit de sauver des êtres humains, ils font bien leur boulot", renchérit Joà«l, 64 ans, qui tenait "absolument" à  les applaudir.

Annick, elle, souligne "leur dévouement et ce qu'ils ont perdu comme vies aussi, et leurs blessés". "Pour une fois qu'on les remercie..."

18:27 - Anniversaire - "Je m'attendais à  un anniversaire d'un autre genre à  célébrer avec vous, Français", déclare le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta. "Le 11 janvier 2013, mon pays a été sauvé de la barbarie terroriste par Serval", l'opération militaire française. "IBK", à  la tête de ce pays musulman menacé par les islamistes, a défilé cette après-midi à  la droite immédiate de François Hollande.

18:24 - Amour - Sur sa pancarte haut levée, Soufiane, jeune instituteur musulman de 29 ans le clame à  qui veut l'entendre: "Ma religion est celle de l'amour!" Il a préféré ce slogan aux désormais nombreux "Je suis Charlie, je suis musulman", car il est venu défiler "en tant que citoyen" pour "rappeler les fondamentaux de l'islam face aux terroristes qui défigurent (sa) foi".

18:19 - Derrière les attentats ? - "Pas d'information crédible" attestant qu'Al-Qaïda ou que l'EI soient derrière les attentats, selon le ministre de la justice américain, venu à  la marche parisienne. Interrogé par une télé américaine, Eric Holder juge que "la capacité d'Al-Qaïda à  conduire le type d'actions comme le 11-Septembre" a été "réduite sinon éliminée". Toutefois, il estime que les filiales d'Al-Qaïda, comme l'Aqpa au Yémen, sont passées à  "de plus petites attaques", "qui impliquent une ou deux personnes, un petit nombre d'armes, (mais) qui peuvent avoir un impact catastrophique comme on l'a vu en France".

18:15 - "Charlots" - Le président d'honneur du FN Jean-Marie Le Pen ironise sur la marche républicaine organisée à  Paris, qualifiant de "charlots" les responsables politiques français qui y ont pris part.

18:13 - Cabu - A Chà¢lons-en-Champagne, ville natale de Cabu, un portrait géant du dessinateur a été accroché à  la façade de l`hà´tel de ville où les drapeaux ont été mis en berne. Au sol de nombreux bouquets de fleurs et des messages ont été déposés par des passants.

18:12 - Attaques - Deux quotidiens européens ont été victimes de menaces terroristes aujourd'hui. Un journal allemand de Hambourg, qui avait publié des caricatures de Mahomet provenant de Charlie Hebdo, a été la cible d'une attaque avec un engin incendiaire, sans faire de victimes, la première du genre depuis l'attentat meurtrier contre l'hebdomadaire satirique français.

A Bruxelles, le siège du quotidien francophone Le Soir est évacué après "un coup de fil anonyme" menaçant d'un attentat à  la bombe.

18:11 - Bastille - Place de la Bastille, la foule de manifestants s'en va progressivement alors que la nuit tombe.

18:09 - Marianne - Boulevard Voltaire, le théà¢tre du Soleil promène une Marianne géante. En musique et au son des tambours, "elle avance petit à  petit, munie d'un glaive et par moments, elle s'arrête attaquée par des corbeaux qu'elle vainc a chaque fois", raconte Margaux Benn de l'AFP. "La musique s'accélère alors, on se met a courir". Les passants crient: "allez Marianne ! Liberté ! On est avec toi !".

18:01 - Dieu et la république - Sylvain Peuchmard nous rapporte un échange dont il a été témoin à  Nation. Essia Rammah, musulmane pratiquante, soutient que "l'islam ne tue pas". Meurtrie par les caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo, elle estime que le blasphème devrait être puni par la loi. Pour autant, ce n'est pas parce que Charlie est "allé trop loin" qu'il "mérite d'être tué", estime un ingénieur dans l'informatique de 57 ans.

"Je suis choqué que dans la même phrase, vous disiez que Charlie est allé trop loin", lui répond Raphaà«l Dumas, musicien de 37 ans, venu avec quelques amis.

Ils se quittent, "que dieu vous protège" d'un coté, "que la république vous protège" de l'autre.

17:57 - Historique - Plus de 2,5 millions de personnes dans la France entière, selon des chiffres fournis par les autorités et les organisateurs et agrégés par l'AFP.

Depuis la Libération, le plus gros rassemblement à  Paris avait réuni 1,5 million de personnes après la victoire de la France au Mondial de football en 1998.

17:52 - 1/4 de Lyon dans la rue - Au moins 300.000 personnes défilent dans le centre de Lyon en hommage aux victimes des attentats des derniers jours, soit un quart de la population de l'agglomération.

La police a dà» recompter à  deux reprises, car la foule ne cessait d'affluer après l'heure officielle du début du défilé, emmené par le Club de la Presse et des représentants de la police, elle aussi endeuillée.

17:51 - Synagogue - Le président Hollande se rendra à  19H00 à  la grande synagogue de Paris, rue de la Victoire, pour une cérémonie d'hommage aux victimes. Manuel Valls devrait se joindre à  lui.

17:51 - Plus de LUS 2,5 millions de manifestants en France

17:41 - Ahmed Merabet - Le président Hollande rentre d'une visite à  la famille d'Ahmed Merabet à  Livry-Gargan. Il a rencontré pendant 45mn la mère, la compagne, le frère et les sœ“urs du policier, abattu par les terroristes dans leur fuite mercredi. "Ce devait être son dernier jour" dans le commissariat du XIe arrondissement raconte son frère, Malek Merabet. Le policier, qui devait fêter ses 41 ans le 8 février, s'apprêtait à  devenir officier de police judiciaire après avoir réussi le concours.

17:38 - Hollande de retour à  l'Elysée après sa visite à  la famille de Ahmed Merabet

17:35 - Symboles forts - Manuel Valls sur France 2: "Nous avons tous ressenti un moment inouï, extraordinaire, mais c'est au peuple aujourd'hui de s'exprimer". Le Premier ministre souligne la présence juste au cà´té de François Hollande du président du Mali, "pays musulman qui a été sauvé par la France parce qu'il était victime d'une attaque terroriste terrible", mais aussi celle du Premier ministre israélien et du président palestinien. "C'est des symboles forts", a-t-il souligné. "Alors il faudra aller au-delà  des symboles, mais aujourd'hui Paris est la capitale du monde, de la liberté, de la démocratie".

17:30 - "Sans précédent" - Le ministère de l'Intérieur estime que le rassemblement est d'une ampleur "sans précédent" et que le comptage officiel est "impossible".

17:20 - Embouteillage - "Ca avance par là , par ici c'est mort!", crie un jeune homme, qui a escaladé un feu de circulation, à  la foule entassée qui demande par où elle peut continuer ou bien quitter la manifestation. Ceux qui quittent la place de la République croisent, avec difficultés, ceux qui n'ont pas encore réussi à  y accéder.

17:20 - Hollande a rendu visite à  la famille du policier abattu, Ahmed Merabet, après la marche

17:08 - Mme Kouachi - La femme de Chérif Kouachi "a condamné les actes de son époux" et exprimé "sa pensée pour les victimes", a affirmé à  l'AFP l'un de ses avocats, Me Christian Saint-Palais. Selon lui, la jeune femme n'avait jamais décelé chez son mari de signe laissant présager qu'il allait ainsi passer à  l'action terroriste. Elle était "stupéfaite", a-t-il assuré. La jeune femme a été libérée après 72 heures de garde à  vue.

17:08 - Autriche - 12.000 personnes bravent un vent glacial devant le siège du gouvernement à  Vienne. C'est le gouvernement autrichien et les communautés religieuses du pays qui appelaient à  ce rassemblement, sous le mot d'ordre "ensemble contre le terrorisme".

17:06 - Excuse my french - A la fin de la marche à  Bruxelles, l'ambassadeur de France Bernard Valero déclare: "Merci Bruxelles (...) pour ce magnifique bras d'honneur à  la connerie". Leila Chahid, ambassadrice de la Palestine à  Bruxelles: "Il y a eu toutes ces victimes françaises. Il y a d'autres victimes, ce sont les musulmans du monde entier qui vont devoir s'expliquer".

16:56 - Bravo! - Des dizaines de camions de CRS traversent le boulevard Richard Lenoir sous les applaudissement nourris et les cris des manifestants.

Rue Saint-Sébastien, la manifestation est compacte mais la police demande aux manifestants de libérer un passage car ils doivent passer. La foule s'écarte pour laisser passer les camions de la gendarmerie nationale et le public applaudit sans s'arrêter. Les gendarmes ont une haie d'honneur. "C'est bien la première fois qu'on applaudit les gendarmes dans une manif!" plaisante Camille, 22 ans.

16:55 - Million - Le député PS François Lamy, l'un des organisateurs de la marche, évoque sur Twitter le chiffre d'1,3 à  1,5 million de manifestants dans la capitale.

16:42 - "J'ai pleuré, j'ai hurlé" - Khalid Moumni, 43 ans, français de parents marocains, porte un drapeau tricolore. Il travaille dans la restauration d'entreprise. Sa femme, Fathia, mère au foyer, porte un voile marron. Tous deux sont musulmans pratiquants.

En apprenant l'attaque de Charlie "j'ai pleuré, j'ai hurlé, je suis devenu fou", dit Khalid. "Je m'intéresse à  l'histoire et j'ai pensé à  Jacques Bonsergent en pleurs quand il a vu les Allemands arriver à  Paris. J'ai pensé à  lui. Ils nous ont frappé en plein coeur. Ils nous ont frappé comme des chiens. Ils nous ont fait terriblement mal. Je pense à  nos enfants, aux jeunes de France, à  mes amis juifs".

"On ne pouvait pas ne pas être là . Ca fait plaisir de voir une telle mobilisation. On voit ma femme voilée et on nous sourit. D'autres ont d'autres regards mais on comprend ça."

Alors qu'ils parlent, une manifestante, une femme blonde d'une cinquantaine d'années, les interrompt pour leur serrer la main et leur dit "nous sommes ensemble".

16:38 - Mélenchon - "Ces attentats étaient des actes politiques. On s'en est pris a Charlie - pas à  l'AFP ou à  France 2 - parce que c'était un journal politique", commente Jean-Luc Mélenchon, présent à  la marche. "Il faudrait revoir notre système de prisons, c'est la qu'ils se sont radicalisés". Pour le leader du Parti de gauche (PG), "tous les chefs d'État qui sont là  qui ne devraient pas y être, comme Orban (président de Hongrie), le chef de l'OTAN qui ne sait même pas ce que c'est Charlie hebdo", mais "on s'en fiche, ils sont minoritaires".

16:36 - Gouvernement - Le Premier ministre Manuel Valls quitte le rassemblement sous les applaudissements. Il remonte le boulevard Voltaire en sens inverse vers la place de la République, accompagné de son épouse Anne Gravoin ainsi que de plusieurs ministres, dont Najat Vallaud-Belkacem et Emmanuel Macron.

16:35 - Black blanc beur - Beaucoup de personnes à¢gées, très émues, manifestent, beaucoup de familles avec des enfants en bas à¢ge, des poussettes par dizaines. Les journalistes de l'AFP remarquent des Allemands, un grand nombre d'Espagnols et des Syriens. Une foule "très black blanc beur", selon Stéphane Jourdain.

16:33 - En Europe - A Bruxelles, près de 20.000 personnes se sont rassemblées derrière le slogan "Ensemble contre la haine". Parmi les présents, le dessinateur belge vedette Philippe Gellà¼ck. A Berlin, bravant le vent et le froid glacial, plus de 8.000 personnes brandissent des pancartes "Je suis Charlie" ou "Berlin ist Charlie", "La liberté d'opinion n'est pas négociable". D'autres arborent un t-shirt Checkpoint Charlie Hebdo - Freiheit ohne Grenzen ("Liberté sans frontières"). Plus d'un millier de personnes sont réunies aussi dans le centre de Londres, dressant leurs crayons vers le ciel. Des rassemblements aussi ont lieu à  Madrid, Vienne Stockholm,...

16:32 - Blindé - Alors que sur le boulevard Voltaire, deux files se sont formées, l'une allant vers Nation, l'autre vers République, le cortège de l'itinéraire alternatif arrive un peu à  l'écart de la place, du cà´té des colonnes du Trà´ne. Les policiers demandent aux manifestants de se disperser du cà´té du Cours de Vincennes pour ne pas se télescoper avec l'autre itinéraire.

A l'arrière de République, boulevard Magenta, une marée de gens repartent. Certains n'ont jamais atteint la place de la République et encore moins Nation bien sà»r.

16:26 - Les élus démarrent la marche

16:24 - Crayons - "Si tu dessines je te croque!" menace, sur une pancarte, un homme effrayant aux dents acérées et ensanglantées, voit Elia Vaissière de l'AFP. Marianne, sur le dessin, sourit, une fleur dans une main, un crayon dans l'autre. "Si tu déconnes, je te croque" dit-elle.

Sur un dessin, un crayon dans un verre d'eau germe. Sur la pancarte toute proche, un autre crayon coupé en deux se démultiplie, recouvert de ramifications qui ressemblent aux branches d'un arbre mais qui s'achèvent par des mines de crayons. La marseillaise résonne.

16:21 - Valls - Le Premier ministre quitte la marche. Les gens crient "ouvrez" pour envahir le boulevard Voltaire, maintenant que les personnalités sont parties.

16:20 - Front national - La présidente du FN Marine Le Pen est acclamée lors d'un rassemblement d'un millier de personnes à  Beaucaire, ville du Gard dirigée depuis mars par son parti.

"Merci d'être là  pour rappeler les valeurs de la liberté", lance-t-elle lors d'une brève intervention depuis le balcon de l'hà´tel de ville sur lequel flottait une bannière "Je suis Charlie - Hommage aux victimes du terrorisme islamiste". "On est chez nous!", lui répondent alors ses supporteurs.

Pendant ce temps, son père annonce officiellement sa candidature comme tête de liste du Front national aux élections régionales pour la région Paca.

- 700.000 -

16:18 - Province - Au moins 700.000 personnes défilent dans plusieurs villes de province contre le terrorisme, selon un décompte provisoire établi par l'AFP.

Entre 150.000 et 200.000 personnes à  Lyon, au moins 100.000 à  Bordeaux, 60.000 à  Marseille, Saint-Etienne et Rennes, 40.000 à  Perpignan... Un peu partout, les rassemblements ont drainé plus de monde que prévu initialement par les autorités.

16:17 - Retour - Les dirigeants internationaux sont de retour à  l'Élysée, où le président va les rejoindre. Au total, une cinquantaine de chefs d'État et de gouvernement et de responsables d'organisations internationales ont participé à  la marche.

16:12 - UMP - David Douillet, l'ex-judoka, dans le cortège: "Aujourd'hui on fixe une image extrêmement puissante. Chefs d'Etat, de gouvernement, nous tous dans la rue pour défendre notre socle commun de liberté et respect les uns des autres. Mais il faut que ça continue. Ce sera beaucoup plus compliqué. Le quotidien risque d'éroder cet élan."

Philippe goujon, député de Paris, veut "montrer notre détermination à  nous battre car la guerre est déclarée à  la démocratie, à  nos valeurs, à  la république". Françoise Guéjot, député de Seine-Maritime, l'affirme: "on est ici pour montrer qu'on n'a pas peur".

16:12 - Lyon - Entre 150.000 et 200.000 personnes défilent dans le calme dimanche à  Lyon. Selon un policier, les autorités ne parviennent plus à  compter tellement la foule enfle. Elle déborde du parcours pré-établi et oblige les autorités à  créer un second circuit.

16:08 - François Hollande quitte la manifestation

16:06 - Autres slogans - Divers slogans sur pancartes: "Faites l'humour pas la guerre", "Je suis la liberté de vivre", "Je suis français et je n'ai pas peur", "Je suis libre".

16:04 - Encore 65 millions - Dans la foule, une pancarte "merde! Y'en a encore 65 millions !" "65 millions de quoi?", demande une femme d'une cinquantaine d'années. "65 millions de nous ! De nous !" s'écrie le porteur de pancartes.

16:01 - Famille des otages - Le président est désormais auprès des familles juives des otages tués Porte de Vincennes.

15:52 - Fin de la marche des dirigeants internationaux, Hollande poursuit la marche

15:50 - Entretien - François Hollande s'entretient avec des proches des victimes et des représentants de Charlie Hebdo, saluent les uns et embrassent longuement les autres.

15:49 - Marseille, Dijon, Grenoble... - Quelque 60.000 personnes, selon la préfecture, défilent à  Marseille au lendemain d'une manifestation qui avait déjà  réuni environ 45.000 Marseillais.

A Dijon, la police s'attend à  une participation de 20.000 à  30.000 personnes au vu du cortège, nous rapporte Pierre Pratabuy, du bureau de l'AFP à  Lyon.

A Grenoble, plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestent également derrière une banderole "Nous sommes Charlie, nous sommes tous Ahmed, Bernard, Elsa, Cabu, Charb, Honoré, Michel, etc.", reprenant les prénoms de toutes les victimes décédées.

La presse locale fait enfin état de 8.000 à  10.000 manifestants à  Vienne dans le nord de l'Isère, de 5.000 à  Chambéry et de 3.000 à  Albertville en Savoie.

A Clermont-Ferrand, la marche a débuté peu après 15H00 de la place de Jaude au centre-ville. En tête de cortège: de nombreux élus dont le maire Olivier Bianchi et une grande banderole blanche avec écrit en noir "liberté.égalité.fraternité".

Une des victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo était originaire de Clermont: Michel Renaud, membre fondateur du festival du Rendez-vous du Carnet de Voyage, dont Cabu avait été l'invité d'honneur de la dernière édition à  l'automne. Il venait rendre des croquis au dessinateur.

15:43 - Silence - Les dirigeants internationaux marquent une minute de silence à  l'entrée de la place Léon Blum. François Hollande passe ensuite dans les rangs pour embrasser les dirigeants étrangers et les remercier de leur venue. Les familles doivent poursuivre la marche jusqu'à  Nation alors que les dirigeants étrangers quittent la manifestation à  ce stade.

15:40 - Décalage - Le dessinateur suisse Barrigue, invité de la télévision suisse: "Cabu, Charb et les autres n'auraient pas voulu ça, c'est tellement pas eux. Il y a un décalage gigantesque", tout en se félicitant de la mobilisation, rapporte Nathalie Olof-Ors.

"Je suis Charlie, mais derrière Viktor Orban, Ali Bongo, Benjamin Netanyahu, je suis un Charlot. Des nouvelles de Poutine ?", dit cà´té verso la pancarte de Vincent, cadre territorial venu de Mantes-la-Jolie.

"Je suis venu avec un grand intérêt pour Charlie, mais j'ai du mal à  manifester derrière des gens qui commettent, sinon des massacres, des restrictions à  la liberté d'expression dans leur pays", explique celui dont la pancarte dit cà´té recto "j'essuie les larmes de Charlie".

15:37 - Plantu - Plantu, un feutre à  la main, marche avec des membres de son association Cartooning for peace. "Les gens ont envie de faire parler leur cœ“ur, il n'y a rien de plus beau que de faire parler son cœ“ur", dit-il.

Les personnes qui croisent son chemin le saluent chaleureusement, lui disent "merci". "C'est les dessinateurs" qu'ils remercient, dit-il en montrant le ciel.

15:29 - En route - La tête du cortège, constitué des familles des victimes des attaques, arrive à  la hauteur de la mairie du XIe arrondissement, boulevard Voltaire sous les applaudissements des habitants à  leurs fenêtres qui scandent "Charlie, Charlie". Suivent derrière, à  distance, le groupe des dirigeants étrangers autour du président Hollande, puis celui des personnalités politiques. Le cortège progresse, en marquant des pauses silencieuses.

15:28 - Sud-américains - Une professeur vénézuélienne enroulée dans un drapeau français est venue pour "résister". La petite femme s'est drapée dans un grand drapeau français. Sa petite chienne dans les bras, Foxxy, porte aussi un drapeau tricolore. Elle dit: "Je suis là  pour soutenir la France. C'est abominable. Dans n'importe quel pays ça aurait été l'horreur mais là  ce n'est pas n'importe quel pays. "

A ses coté, sa copine, Marie Badas, 56 ans, brésilienne, vit en France depuis 40 ans. "Je suis là  pour résister. On ne touche pas à  ma France. La France c'est le pays des lumières. J'ai appris à  lire en lisant Charlie et en écoutant Pierre Perret. En Amérique latine on est très connectés à  la France."

15:26 - Le cortège démarre

15:25 - People - La journaliste Catherine Hours a vu dans les cortèges : Bernard Kouchner, Plantu, crayon à  la main, venu notamment "sentir l'émotion de tous ces gens". Mathilde Seigner aussi défile, comme l'actrice Lou Doillon "Let's go ! #marchonspourlamour #marchonspourlhumour #jesuischarlie"

15:21 - Files - Il est plus de 15h, heure prévue de départ de la marche, mais d'impressionnantes files de gens à  pied continuent à  converger vers la place de la République depuis les principales rues du centre de Paris, observe Florence Panoussian, journaliste de l'AFP. Dans la foule, une femme tient ses deux enfants par la main. Elle est coiffée d'un chapeau noir, orné d'un voile de tulle blanc et de crayons de couleur.

15:20 - En place - Arrivés au départ de la marche peu après 15h15, les dirigeants étrangers se mettent en place autour du président français. François Hollande est entourée de la chancelière allemande Angela Merkel et du président du Conseil européen Donal Tusk à  sa gauche, du président malien Ibrahim Boubacar Keïta et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à  sa droite.

15:19 - Sécurité - Les policiers disent aux gens postés à  leur fenêtre de rentrer chez eux, rapporte Katell Prigent.

Rue Gustave Goublier, des centaines de gens qui ont bifurqué au niveau de la station de métro Strasbourg Saint-Denis essaient d`emprunter un itinéraire alternatif au tracé officiel de la marche pour gagner la place de la République, car les Grands boulevards sont noirs de monde.

15:14 - L'amour plus fort - Pierre Coriou, 49 ans, travaillant dans une imprimerie, d'une génération qui a grandi avec Wolinski, porte une pancarte où est reproduite la Une de Charlie "l'amour plus fort que la haine". Il déplore la perte de "grands mecs, qui seront difficiles à  remplacer".

Jean-Pierre Laurent, producteur de spectacles de 60 ans venu d'une petite ville près du Havre a exprimé sa "peur que les extrémismes se nourrissent les uns les autres". "Vous pouvez faire ce que vous voulez, me buter demain, mais vous ne gagnerez jamais", dit-il. Si sa fille de 22 ans a tenté de le dissuader de se rendre à  la marche, il n'a pas hésité un seul instant à  venir.

Son fils, installé à  Strasbourg, lui a raconté avoir vu dans un bar un homme au crà¢ne rasé s'en prendre à  deux maghrébins en disant +ce qui arrive, c'est votre faute+. C'est ça qui me fait chier", explique Jean-Pierre Laurent, "les gens d'extrême-droite, ces enfoirés ne pouvaient pas rêver mieux, ils ont juste à  dire "on vous l'avait dit" ".

15:08 - Syrie - A Charonne, sous des drapeaux de la révolution syrienne, Michel Morzière, de l'association "revivre" et du collectif Urgence solidarité Syrie: "ça fait un an et demi qu'on dit que si on ne traite pas le problème Bachar, on aura le terrorisme partout en Europe... Et voilà . Les grandes puissances ont été aveugles, là¢ches plutà´t et bien maintenant, il n'est plus temps d'être là¢ches, il faut aider les Syriens".

15:08 - "Attentif" - Le magasin qui fait l'angle du boulevard Voltaire et de la rue du Chemin Vert s'appelle... "Attentif". C'est là  que sont attendues les personnalités, sous l'œ“il extrêmement vigilant des forces de sécurité.

15:07 - Slogans - Parmi les slogans les plus inventifs, vus sur les pancartes: "17 de perdus, 7 milliards de retrouvés, terroriste tu l'as dans le cul, tu n'auras pas notre liberté". Un autre, plus célèbre, en espagnol: "El pueblo, unido, jamas sera vencido" (le peuple uni ne sera jamais vaincu).

Reporter sans frontières écrit: "c'est l'encre qui doit couler pas le sang" et "la liberté d'expression n'a pas de religion".

A Rennes, avant le départ de la marche sur la place Charles de Gaulle, trois pancartes bleu blanc rouge en forme de crayon avec le slogan: "même pas peur des trous de balles".

15:03 - Magasins vides - Des milliers de gens marchent dans la même direction le long du boulevard Haussmann. Les grands magasins sont ouverts... et déserts.

15:00 - Kippas - Parmi les manifestants place de la République, certains sont venus avec leur kippa.

A Charonne, Rebecca, 53 ans, "citoyenne française de confession juive", agite un drapeau français sur lequel elle a agrafé une pancarte siglée "actualités juives" ou figurent en blanc sur fond noir les deux assertions: "je suis juif" et "je suis Charlie". "On voudrait une paix générale pour que le monde prenne conscience et que ça ne s'arrête pas aujourd'hui, que dans la suite des temps, tout le monde puisse vivre ensemble"

- Menace-

14:58 - Cameron - La menace jihadiste sera "avec nous pour encore beaucoup d'années" affirme le Premier ministre britannique, David Cameron.

14:56 - 150.000 en province - Outre la gigantesque marche à  Paris, de nombreux défilés et rassemblements contre le terrorisme réunissent déjà  plus de 150.00 personnes ailleurs en France. A Strasbourg, plusieurs milliers de personnes sont rassemblées dans une ambiance bon enfant place Kleber. Beaucoup sont venus avec leurs enfants, raconte Laurent Geslin.

"L'humour fait partie intrinsèquement de notre culture. Il faut trouver un mot pour ces dégénérés, ne plus les associer a l'islam", dit Laurence Isner, une enseignante a la retraite.

14:52 - Elysée - François Hollande quitte l'Elysée, entouré du Premier ministre Manuel Valls et de la maire de Paris Anne Hidalgo. Plus de 45 chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier les suivent et montent dans les bus pour rejoindre la marche.

14:49 - Vendeurs de tee-shirts - Aux abords de la place de la République, beaucoup de vendeurs de tee-shirts "Je suis Charlie". Trois jeunes s'affairent. Ils vendent des tee-shirts pour reverser les bénéfices à  l'association "Presse et Journalisme" qui participe à  la cagnotte "J'aide Charlie". "On en a vendu 150. Il nous en reste 50. On aurait pu en faire et en vendre beaucoup plus", dit Frédéric A. "On est tous concernés par la liberté des journaux et les problèmes de religions", dit-il.

A deux mètres de lui, un vendeur pakistanais qui ne parle pas un mot de français vend aussi ses tee-shirts "Je suis Charlie" dix euros ou cinq euros après négociation. Il en a vendu deux gros sacs plein en quelques minutes. Deux femmes lui reprochent "de faire du business sur la misère", mais achètent quand même ses produits. "C'est honteux" dit l'une d'elle.

14:49 - Crise ukrainienne - François Hollande en a profité pour évoquer la crise ukrainienne avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président ukrainien Porochenko, pendant un quart d'heure à  l'Elysée. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, également présent pour la marche, n'a pas participé à  cette rencontre.

14:46 - Chauffeur d'ambiance - Le conducteur du métro met l'ambiance, nous rapporte Jérémy Talbot. "Je suis qui?" "Charlie!", répond la foule, en applaudissant. "Je vous entend pas beaucoup!" lance-t-il. Il demande aux passagers restés sur le quai de s'éloigner. "Vous inquiétez pas, vous y arriverez tous, moi aussi je suis Charlie". A la station Sully-Morland tout le monde descend pour rejoindre Bastille via le boulevard Henri IV.

14:40 - Cars et énervements - Les chefs d'Etat et de gouvernement quittent l'Elysée en cars pour rejoindre la marche. Gros bouchons selon les images de BFMTV, Benjamin Netanyahu s'agace et rate les cars successifs.

14:39 - Obsèques - Les quatre juifs tués vendredi dans la supérette casher par Amedy Coulibaly seront enterrés mardi matin en Israà«l, a annoncé à  l'AFP un responsable communautaire. Les obsèques auront lieu mardi à  10H00 au cimetière du Mont des Oliviers à  Jérusalem.

14:39 - Drapeaux - Sur le lieu d'arrivée des personnalités, quelques personnes commencent à  accrocher des drapeaux français sur leurs balcons, témoigne Guillaume Bonnet, de l'AFPTV. Certains ont même étendu des sweats bleu, blanc, rouge. Des drapeaux de Tunisie, Turquie, Jordanie, Djibouti, Belgique, Allemagne, Espagne et Palestine.

14:32 - Montrouge - La famille de la policière tuée à  Montrouge qui patientait au commissariat de police du 11ème accolé a la mairie est sortie pour rejoindre le point de départ du cortège officiel boulevard Voltaire.

14:30 - Ahmed - Les gens qui se rendent à  la manifestation par le boulevard Richard Lenoir se recueillent devant l'endroit où a été exécuté le policier Ahmed, constate Vincent Drouin, journaliste de l'AFP.

14:26 - Rallonge à  Lyon - A Lyon, la tête du cortège a du être avancée tellement il y avait de monde. Une banderole: "Je suis Charlie, pour la liberté d'expression", est portée par des journalistes et des policiers. L'itinéraire prévu à  l'origine de Grangeblanche à  la place Bellecour étant plein, il a fallu rallonger le parcours pour créer un itinéraire plus long. Selon des organisateurs sur place, il y a déjà  plus de 100.000 personnes.

14:17 - Sarkozy - Nicolas Sarkozy, Carla Bruni, François Fillon et Alain Juppé sont accueillis à  l'Elysée par François Hollande.

14:14 - Survivants - Charlie Hebdo : arrivée des familles des victimes, de proches et des survivants à  la marche républicaine. Arrivées en bus, ces personnes portent un bandeau blanc sur la tête, où est écrit "Charlie".

14:09 - Place de la Nation - "On ne montera pas dans le prochain" métro, "peut-être pas dans celui d'après, mais on finira par monter", explique à  la station Opéra Jessica, une mère venue de Nanterre (Hauts-de-Seine) à  ses quatre enfants dont un dans une poussette décorée du logo "Je suis Charlie", plus d'une heure avant le début officiel de la manifestation.

C'est la première fois qu'elle manifeste avec ses enfants, 2, 4, 7 et 10 ans, qui arborent tous les fameux logo. "C'est pour eux aussi" qu'on manifeste, explique-t-elle, "ils ont été sensibilisés à  l'école". Elle décide, comme d'autres, de rejoindre finalement République à  pied. "Après tout, on est venu pour marcher" dit- elle aux enfants.

Sur le boulevard Voltaire, à  la hauteur du métro Charonne, les gens se sont massés par milliers. Selon un CRS, "les gens ont laissé tomber, c'est bouclé partout, ils renoncent à  rejoindre République". Selon lui,la foule va jusqu'à  la place de la Nation.

14:08 - "Jihad casse toi" - Sur la place de la République, noire de monde, à  13h40, plusieurs dizaines de manifestants ont escaladé la statue, rapporte Marie Giffard, de l'AFP. Les manifestants haut perchés scandent "terroriste t'es foutu!" ou "liberté, liberté, liberté", ou encore "vous êtes qui ? Char-lie!" , "jihad casse toi, la France, n'est pas à  toi". Ils entonnent parfois une Marseillaise avant d'être applaudis par la foule alentour.

Autour d'eux, des milliers de manifestants statiques les observent en silence, de nombreux drapeaux français sont agités et le désormais célèbre autocollant "Je suis Charlie" orne les revers des vestes, le dos des manifestants ou les sacs à  dos.

Sur un cà´té de la place, des dizaines de camions satellitaires médias du monde entier sont garés, leurs groupes électrogènes ronronnant, alors que la foule ne reprend que peu les slogans qui émanent du centre de la place.

- Arrivées -

14:05 - Lutte antiterroriste - Les ministres de l'Intérieur de 11 pays européens et le ministre américain de la Justice, réunis aujourd'hui à  Paris, ont jugé qu'il y avait un "besoin urgent et crucial" d'établir un système de collecte européen des données fournies par les voyageurs aux compagnies aériennes dans le cadre de la lutte antiterroriste. "Nous sommes tous d'accord pour mettre en place des contrà´les approfondis sur certains passagers sur la base de certains critères", a expliqué le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

14:03 - Embrassade - David Cameron arrivé à  pied, a été accueilli au pied du perron de l'Elysée par François Hollande. Dans la foulée, Angela Merkel, est arrivée en voiture. Embrassade. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, sont arrivés peu après, ainsi que le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy.

13:55 - UMP - Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro deux de l'UMP, affirme à  l'AFP que "ce ne sont pas les partis politiques mais les Français qui sont rassemblés. Quelles que soient leurs différences. On est là  pour témoigner de notre émotion et notre colère devant ce qui s'est passé mercredi, jeudi et vendredi en France. En même temps pour dire qu'on ne se laisse pas abattre, qu'on est debout. C'est le contraire de ce que les terroristes voulaient. Le peuple est debout au delà  de toutes les différences dans l'unité pour défendre la liberté".

Le député UMP, George Fenech, dit à  l'AFP: "Je suis présent à  deux titres. Comme citoyen, pour manifester ma solidarité avec les victimes. Comme parlementaire, pour dire que dès demain, il va falloir renforcer les moyens de lutte conte le sectarisme tueur, qui endoctrine de jeunes français".

13:53 - Bouclée - La place Voltaire est complètement bouclée par les forces de l'ordre. Plus personne ne passe et les CRS recommandent de faire un grand tour pour rejoindre République, constate Lucile Malandain, journaliste AFP. Des centaines de personnes bifurquent donc rue de Charonne et par les rues adjacentes.

13:49 - Contenus internet - Les ministres de l'Intérieur de 11 pays européens et le ministre américain de la Justice, Eric Holder, jugent "indispensable" le partenariat avec les opérateurs de l'internet pour identifier et retirer rapidement les "contenus incitant à  la haine et à  la terreur", selon une déclaration commune.

13:46 - A Lyon - A Lyon où l'on attend plus de 200.000 personnes, il faut prévoir un second itinéraire pour soulager le premier. Il y a un monde incroyable, une ambiance très silencieuse, plusieurs personnes en larmes, quelques drapeaux français, rapporte la journaliste de l'AFP, Philomène Bouillon, sur place au départ de la manifestation prévue à  14h00. Un homme interrogé : "Jean Ferrat disait "aimer à  perdre la raison", moi je dis "ému à  perdre la raison". Marie-José, institutrice à  la retraite en larmes, espère que "le rassemblement va être digne". Un homme brandit devant les caméras, nombreuses, 4 crayons de couleur "qui représentent mes 4 petits enfants, je veux que plus tard ils aient la liberté d'expression".

13:43 - A la messe - Le diocèse a fait lire lors des messes de dimanche dans toutes les églises parisiennes un message du cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, disant notamment: "Prions pour notre pays : que la modération, la tempérance et la maîtrise dont tous ont fait preuve jusqu'à  présent se confirment dans les semaines et les mois qui viennent ; que personne ne se laisse aller à  l'affolement ou à  la haine ; que nul ne se laisse aller à  la facilité d'identifier quelques fanatiques avec une religion tout entière. Et prions aussi pour les terroristes qui découvrent la vérité du jugement de Dieu."

13:38 - Compacte - La foule compacte est massée jusqu'au début du boulevard Voltaire où les forces de l'ordre l'empêchent d'aller plus loin. Devant, dans la zone sécurisée par les forces de l'ordre, ne sont admis pour le moment que quelques manifestants qui font flotter un énorme ballon gonflable qui proclame "je suis Charlie, flic, juif. Je suis la République". Loin derrière, les manifestants ont déployé une large banderole en noir et blanc sur le monument à  la République: "Charlie, je pense donc je suis".

Près de la tête du cortège, Gilles Gonvin, dit avoir été un grand lecteur de Hara Kiri puis de Charlie Hebdo. "Ces dernières années, je le lisais moins, mais j'avais toujours un oeil sur la Une." "Je suis ici comme tout le monde, pour la liberté. Pour défendre la liberté de vivre. Ce qui s'est passe, c'est un coup de pied au cul." Isabelle Gonvin, sa femme: "C'est la première fois de ma vie que je manifeste. D'habitude, je n'aime pas trop les mouvements de foule. Dire qu'on n'a pas peur, c'est pas vrai, mais il fallait être la."

13:35 - Accolade - Les arrivées de dirigeants étrangers se succèdent à  l'Elysée, tous accueillis par François Hollande, à  qui Jean-Claude Juncker, le président de la commission européenne, a donné une longue accolade. Juste après est arrivé Mahmoud Abbas, le président palestinien, puis plusieurs dirigeants africains.

13:31 - Ailleurs en France - A Colmar, 10.000 personnes, selon la police, se sont rassemblées à  11 heures pour dire non à  la violence et rendre hommage aux 17 victimes. Prévu à  la base comme un simple rassemblement, la foule a défilé spontanément durant une heure et demie.

Plus de 15.000 personnes, selon la police, ont défilé dimanche à  Blois. Des représentants des communautés musulmane et turque étaient présents.

40.000 personnes ont défilé à  Perpignan, 14.000 à  Tarbes, des chiffres exceptionnels pour deux villes qui abritent respectivement 110.000 et 40.000 habitants.

A Saint-Etienne, ils étaient 60.000.

13:29 - Dans le métro - Un chauffeur du métro sur la ligne 8: "Je suis vraiment heureux de travailler aujourd'hui et de vous emmener à  la manifestation républicaine", rapporte la journaliste de l'AFP Marie-Pierre Ferey. Applaudissements des passagers.

13:28 - Socialistes européens - Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, accède au cortège de tête accompagné notamment de Sigmar Gabriel, le vice-chancelier allemand et ministre de l'Economie, ainsi que de Sergueï Stanishev, le président du Parti Socialiste Européen (PSE), qui regroupe les partis socialistes et sociaux-démocrates européens, et de Jean-Paul Huchon, le président socialiste de la région Ile-de-France.

13:15 - Juif, chrétien, musulman - Mohammed, 64 ans, dont "30 en France" porte une pancarte dans le dos: "Je suis Charlie, je suis juif, je suis chrétien, je suis musulman, je suis de France, terre de liberté", décrit Nadia Teskrat, journaliste de l'AFP. "L'Algérie a été victime de cette barbarie, de cet obscurantisme , de cette intolérance", dit ce Français d'origine algérienne. "Je suis là  par solidarité". Il affirme: "Je ne me suis pas senti blessé par les caricatures de Charlie Hebdo car Charlie Hebdo caricature toutes les religions".

Antoinette, 87 ans: "C'est la deuxième fois que je descends dans la rue. Je suis pour le respect de la presse. Je ne lisais pas Charlie hebdo mais Cabu va beaucoup me manquer. Je n'aurais pas pu rester chez moi".

13:10 - Noire de monde - La place de la République, à  Paris, déjà  noire de monde, rapporte la journaliste de l'AFP Juliette Montesse. Des milliers de personnes entonnent à  hauteur du monument plusieurs courtes Marseillaises, applaudissent et scandent désormais "Charlie!", et "Charlie, Liberté!", mais aussi "Vive la France", en frappant dans leurs mains. Des manifestants escaladent le monument, drapeau français à  la main. De nombreux drapeaux français émergent de la foule.

Au milieu de la foule, des vendeurs de journaux écoulent les numéros spéciaux de Libération et l'Humanité. Dix euros le drapeau français. Déguisé en une Statue de la Liberté ventrue, Vincent, 32 ans, est venu dire "stop à  la haine et à  l'intolérance". Dans la foule, une altercation éclate: "Je suis pas Français mais je sais pertinemment que le problème c'est l'islam!", lance un homme d'une trentaine d'années. Face à  lui, un groupe d'hommes, musulmans pour certains, proteste. "Lui c'est un menteur!", crie l'un. "Il a le droit d'exprimer son opinion!", tranche un second. Un autre, Jamel, 50 ans, tente de calmer le jeu. Il s'avance: "c'est pas des musulmans qui ont fait ça! Faut pas dire des choses comme ça".

12:54 - Paris capitale du monde - "Paris est aujourd'hui la capitale du monde", dit François Hollande aux membres du gouvernement réunis à  l'Elysée avant de se rendre à  la marche. "Le pays tout entier va se lever vers ce qu'il a de meilleur", a-t-il aussi déclaré. C'est la première fois qu'un chef de l'Etat français participe à  une manifestation depuis François Mitterrand, en 1990, après la profanation du cimetière juif de Carpentras.

12:52 - Une marche républicaine historique a lieu aujourd'hui à  Paris contre le terrorisme et pour la liberté, après les attentats jihadistes de cette semaine qui ont bouleversé la France et le monde. La foule afflue depuis la fin de la matinée. Des milliers de personnes, certaines les larmes aux yeux, convergent vers la place de la République, lieu de départ des cortèges.

Plus de 700.000 personnes ont déjà  manifesté hier en province, et dès ce matin à  Nouméa et Tahiti. La mobilisation s'annonce encore plus exceptionnelle aujourd'hui. Personnalités, partis politiques, syndicats, associations non religieuses, mais aussi juives, chrétiennes, musulmanes, vont accompagner cette foule monstre.

Pour le Premier ministre, Manuel Valls, "ce sera une manifestation inouïe (...) qui doit être forte, digne, qui doit montrer la puissance et la dignité du peuple français qui va crier son amour de la liberté et de la tolérance".

La marche sera mondiale. Fait sans précédent, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas ont annoncé leur présence au cà´té du président François Hollande, de même que l'Allemande Angela Merkel, le Britannique David Cameron, le roi et la reine de Jordanie et plusieurs chefs d'Etat africains.

Le slogan "Je suis Charlie" a été décliné en textes, dessins et chansons, en France et dans le monde dès mercredi, jour de l'attentat contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. Depuis, Paris et sa région sont sous alerte maximale contre le terrorisme.

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