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Pol Pot au Cambodge: Faut-il parler pour alias Joseph Kabila et son mentor Paul Kagamé, l'Hitler Africain de génocide, politicide ou sociocide contre les congolais?

Paul Kagamé, l'Hitler Africain et Pol Pot de Mille Collines

En novembre 2009, des congolais avaient marché sur l`effigie d'alias Joseph Kabila au sein de l'ambassade de la RDC à  Londres. Photo Réveil FM International, archives

Des mafieux lobbyistes internationaux pour sauver leur pantin exécutant placé à  la tête de la République démocratique du Congo pour mieux piller ses ressources, achètent des pages des journaux et revues pour redorer l'image d'alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati. Depuis le Cambodge où Pol Pot et ses Khmers rouges ont été des inquisiteurs, tortionnaires...le peuple cambodgien s'est remis de tous ces crimes mais n'a pas oublié. Bizarre depuis Siem Reap de voir un titre pompeux à  la une "La forteresse Kabila"de la revue des dictateurs. Les Congolais ne sont pas des amnésiques, après la boucherie de Kinshasa qu'il y a deux semaines avec 141 morts non armés, des jeunes congolais qui manifestaient contre une loi électorale boutiquée par Evariste Boshab, on voudrait nous enfumer. Parler de "La forteresse Kabila", c'est montrer à  la face du monde qu'alias Joseph Kabila est invincible, invulnérable...qu'il peut massacrer, assassiner comme il veut. Et le peuple congolais alors ? On s'en fout ! Après les crimes, massacres, tueries, assassinats, emprisonnements arbitraires, empoisonnements qu'alias Joseph Kabila, l'imposteur, l'usurpateur et incapacitaire de Kingakati qui sévit en toute illégalité , illégitimité et impunité en République démocratique du Congo, est encensé. C'est le monde à  l'envers. Rien d'étonnant, la revue thuriféraire des dictateurs africains, friande de publi-reportages avait continué de chanter la gloire de Ben Ali en Tunisie pendant que le dictateur avait déjà  fui vers l'Arabie Saoudite. Qui a oublié les articles dithyrambiques du fameux Sennen Andriamirado qui encensait matin, midi et soir Mobutu Sese Seko pendant sa féroce dictature au Zaïre ? Alias Joseph Kabila et son mentor Paul Kagamé, l'Hitler Africain, l'ogre de Kigali et le Pol Pot de Mille Collines ont à  eux deux dans leur conscience plus de 12 millions de morts congolais. Alias Joseph Kabila et Paul Kagamé dépassent de loin les crimes de Pol PoT et ses Khmers rouges au Cambodge. Si les deux criminels patentés continuent leur sale besogne, c'est parce qu'ils sont soutenus par la mafia internationale. Mais le peuple a toujours gagné face aux dictateurs.

Les habitants de Butembo avaient marché contre l'effigie de campagne d'alias Joseph Kabila en 2011. Photo Réveil FM International, archives

Paul Kagamé, l'Hitler Africain et Pol Pot de Mille Collines

Comme promis voici la suite de l'histoire du Cambodge qui a connu Pol Pot mais qui s'en est remis, sans toute fois tout oublié. Nous nous limitons aux événements de l'année 1990.

7 janvier 1979 : Grande offensive militaire des Vietnamiens, qui prennent Phnom Penh, oຠils mettent en place un gouvernement satellite. L`envahisseur, qui met fin aux horreurs du régime, est d`abord accueilli en libérateur, mais devient vite impopulaire. En représailles, les Chinois attaquent le Viêt Nam (17 février). Pol Pot et les Khmers rouges prennent le maquis. Ils seront soutenus jusqu`en 1985 par la Chine, les Etats-Unis et la Thaïlande.

23 octobre 1991 : Fin de la guerre froide, retrait des troupes vietnamiennes (1989). Sous l`égide de l`ONU, accords de paix au Cambodge. Gouvernement de réconciliation, au prix de l`amnésie collective, voire de la `` culture de l`impunité » sur le règne de Pol Pot.

3 janvier 1990: M. Costello, vice-ministre australien des affaires étrangères, en visite à  Bangkok, présente le plan australien au GCKD.

7-8 janvier 1990 : rencontres Costello-Hun Sen. Violente attaque des Khmers rouges sur Battambang.

11 janvier 1990 : à  Paris, Mitterand déclare que `` aucun compromis n`est acceptable avec les Khmers rouges ». A Phnom Penh, Hun Sen ordonne le recrutement de soldats supplémentaires `` à  tout prix ».

15-17 janvier 1990 : réunion, à  Paris, des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité (PS) qui débattent du plan australien. Un document en seize points énonce des principes et s`efforce d`esquisser le contenu de futures négociations basées sur un rà¢le particulier de l`ONU dans le règlement de paix. 17 janvier : à  Pékin, Sihanouk annonce qu`il ne participera `` plus jamais » à  une réunion inter-cambodgienne. Le lendemain, il déclare que le CNS est une idée de Hun Sen et des Vietnamiens, qu`il ne le présidera pas et qu`il n`en sera pas membre.

21 janvier 1990 : 30000 personnes vivant dans des camps contrà´lés par les Khmers rouges sont conduites de force à  l`intérieur du pays.

24 janvier 1990 : Sihanouk, se plaignant de l`hostilité générale dont il est victime, démissionne `` irrévocablement » de la présidence du GCKD.

26 janvier 1990 : Khieu Kanarith, membre de l`Assemblée nationale de l`EdC et journaliste réputé pour son indépendance d`esprit tente, en vain, d`obtenir la suppression des articles 3 et 4 de la Constitution relatifs au rà´le dirigeant du PRPK.

3 février 1990 : Sihanouk annonce qu`il a obtenu des Khmers rouges que le GCKD devienne le GNC, Gouvernement National du Cambodge, que lui même porte désormais le titre de `` Président du Cambodge », que le drapeau et l`hymne du GNC soient ceux du Cambodge avant 1970, que le futur régime politique du Cambodge soit celui d`une démocratie présidentielle du type de la Ve République Française. Depuis 1975 jusqu`à  cette date, à  l`ONU et dans toutes les agences du système onusien, les symboles représentant le Cambodge étaient ceux du Cambodge de Pol Pot. 6 février : mutinerie, à  Koh Kong, de 250 soldats de l`EdC.

9 février 1990 : une force d`intervention rapide vietnamienne, créée à  la suite d`un appel à  l`aide de Hun Sen et basée au Vietnam, opère ponctuellement au Cambodge. Elle est engagée dans la défense de Battambang où les combats n`ont pas cessé depuis le début janvier.

12 février 1990 : décision de créer une task force de l`ONU pour préparer une éventuelle opération au Cambodge.

13-14 février 1990 : réunion à  New York du PS : un accord est intervenu sur 4 points : les modalités de vérification du départ des troupes vietnamiennes, la nécessité d`établir un cessez-le-feu, la nécessité de mettre fin à  toute assistance militaire aux factions combattantes, le regroupement et le cantonnement des différentes armées.

18 février 1990 : lors d`une rencontre CEE-ASEAN à  Kuchin (Malaisie), les pays de la Communauté Européenne font savoir qu`ils ne soutiendront plus le GNC pour l`octroi du siège du Cambodge à  l`ONU.

21 février 1990 : 6e rencontre Sihanouk-Hun Sen à  Bangkok. Concernant la période intérimaire, un communiqué conjoint fait état d`un accord pour une présence de l`ONU `` à  un niveau approprié » et la création d`une `` instance nationale suprême », comme symbole de la souveraineté nationale et de l`unité du pays.1

23 février 1990 : Sihanouk annonce qu`il s`installe définitivement au Cambodge dans une zone contrà´lée par l`ANS (village de Phum Sereipheap). Les troupes gouvernementales reprennent Svay Chek.

26-28 février 1990 : réunion à  Djakarta d`un International Meeting on Cambodia (IMC) placé sous l`égide de la conférence de Paris auquel participe le GNC, I`EdC, les six pays de l`ASEAN, le Laos, le Vietnam, l`Australie, la France et le Secrétariat général de l`ONU. A l`ordre du jour, la proposition australienne fortement élaborée depuis sa première formulation et rassemblée dans un document de 150 pages intitulé `` Red Book ». Les parties cambodgiennes restent sur leurs positions.

1er mars 1990 : le Vietnam reconnaît qu`il aide l`EdC `` de la manière la plus appropriée ».

6 mars 1990 : le premier ministre thaïlandais Chatichai Choonhavan propose la création d`un camp neutre pour les réfugiés cambodgiens afin de les libérer de toute contrainte politique.

12-13 mars 1990 : réunion à  Paris des PS. Accord sur un processus électoral.

30 mars 1990 : deuxième mission technique de l`ONU pour étudier les aspects administratifs d`une éventuelle opération de l`ONU.

8-25 avril 1990 : les combats sont très violents pendant toute cette période.

10 avril 1990 : un décret de l`EdC légalise les cultes chrétiens dont les célébrations restent néanmoins surveillées.

11 avril 1990 : visite du sénateur US Robert Kerrey à  Phnom Penh. Entretien avec Hun Sen.

12 avril 1990 : des bombardements par l`armée de l`EdC obligent Sihanouk à  quitter Phum Sereipheap.

26 avril 1990 : sur la chaîne de télévision américaine ABC, le journaliste Peter Jennings après avoir enquêté en Thaïlande et dans les zones contrà´lées par les factions non communistes du GNC affirme que les Etats-Unis contribuent au retour des Khmers rouges au pouvoir en soutenant ces factions. Cette accusation rejoint celle déjà  formulée par William Colby, ancien directeur de la CIA, et par le député Atkins.

20-25 avril 1990 : visite d`une délégation du Parlement européen conduite par l`ancien ministre français des relations extérieures, Claude Cheysson.

3 mai 1990 : le département d`Etat US annonce que la Chine a fourni de grandes quantités d`armes aux Khmers rouges.

7 mai 1990 : Sihanouk annonce qu`il se met en congé de la présidence du GNC.

17 mai 1990 : violents incidents entre étudiants Khmers et Vietnamiens dans les Universités de Hanoi et d`Ho Chi Minh Ville. Ces incidents durent deux semaines. 580 étudiants rentrent à  Phnom Penh. Les seules explications de ces incidents résident dans la traditionnelle antipathie entre les deux peuples.

24 mai 1990 : le président Bush annonce une révision complète de la politique des Etats-Unis à  propos du Cambodge. A Site 2, en Thaïlande, scission du FNLPK. Le général Sak Sutsakhan crée le Parti Libéral Démocratique.

21 mai 1990 : fin du printemps de Phnom Penh. Les staliniens du régime ont mis Hun Sen en minorité au bureau politique du PRPK. Six personnalités, accusées de vouloir former un nouveau parti, sont arrêtées. D`autres sont mises à  la retraite. D`autres sont mutées. Toutes sont proches de Hun Sen et connues pour leur libéralisme. L`homme fort est désormais Chea Sim, le président de l`Assemblée nationale. Dans les jours qui suivent d`autres arrestations interviennent et on assiste à  une véritable purge de l`appareil dirigeant de l`EdC.

25 mai 1990 : réunion PS à  New York. Rafeeudin Ahmed, adjoint du Secrétaire général de l`ONU, précise les conditions minimales d`une participation de l`ONU : contrà´le du cessez-le-feu par l`ONU, arrêt de toute aide militaire étrangère aux différentes factions, élections libres et régulières sous les auspices de l`ONU, un système politique qui respecte les droits de l`homme et les libertés fondamentales, garanties internationales de l`indépendance, l`intégrité territoriale, la neutralité et l`unité du Cambodge.

29 mai 1990 : Sihanouk reprend la présidence du GNC.

4-5 Juin 1990 : à  Tokyo, 7e rencontre Sihanouk-Hun Sen. L`accord de Bangkok du 21 février est confirmé. La composition du CNS sera paritaire (6 représentants du GNC, 6 représentants de l`EdC). Parmi les représentants du GNC, il y aura 2 Khmers rouges. Pour la première fois, il est sérieusement question d`un cessez-le-feu. Contrairement au FNLPK, les Khmers rouges refusent de s`associer au communiqué conjoint.

8 juin 1990 : le Washington Post, citant un rapport au Forum International des ONG au Cambodge, annonce la fin des aides octroyées à  l`EdC par les pays du bloc soviétique.

19 juin 1990 : opération conjointe ANS-Khmers rouges autour de Kompong Thom. Combats également dans les provinces de Kompong Chhnang, de Kampot et de Kompong Speu d`où fuient 20000 personnes qui constituent désormais une nouvelle catégorie de réfugiés : les personnes déplacées de l`intérieur du pays. Fin aoà»t, il y en aura 150 000 dans tout le pays. 1er juillet : les Khmers rouges attaquent un train sur la ligne Kompong Som (Sihanoukville)-Phnom Penh : 26 tués, 52 blessés, 10 disparus. Les actions des Khmers rouges ensanglantent tout le pays. La peur de leur retour devient générale dans le pays, mais aussi dans de nombreuses capitales occidentales.

5 juillet 1990 : le gouvernement de Singapour décide de retirer le passeport à  tout ressortissant qui investirait au Cambodge.

15 juillet 1990 : les Khmers rouges attaquent un train de la ligne Battambang-Phnom Penh dans le district de Tuk Phos (province de Kompong Chhnang) : 53 tués, une centaine de blessés dont un grand nombre mourront à  l`hà´pital. C`est la plus sanglante opération menée contre des civils par les Khmers rouges depuis 1979.

16 juillet 1990 : John Gunther Dean, l`ambassadeur des Etats-Unis qui avait quitté Phnom Penh, le drapeau US sous le bras, le 12 avril 1975, revient au Cambodge en mission pour l`Asian Institute of Technology (Bangkok).

16-17 juillet 1990 : à  Paris, réunion du PS. Progrès sur le concept de `` Conseil National Suprême » et sur les questions militaires.

18 juillet 1990 : à  Paris, déclaration de James Baker, secrétaire d`Etat US. Les Etats-Unis décident de ne plus soutenir le GNC pour le siège du Cambodge à  l`ONU, d`élargir l`assistance humanitaire au Cambodge et d`entamer un dialogue avec Hanoi à  propos du Cambodge. 20 juillet : important `` hearing » au Sénat US. On y apprend que l`aide de la Chine aux Khmers rouges s`élève à  100 millions de US $ par an tandis que celle des Etats-Unis aux factions non communistes du GNC se monte à  24 millions. Plusieurs sénateurs demandent la fin de cette assistance qui profite aux Khmers rouges. La force de ces derniers est évaluée à  30-40 000 hommes. Le sénateur John Kerry déclare que, malgré la déclaration Baker, les Khmers rouges demeurent les premiers bénéficiaires de la politique américaine.

24 juillet 1990 : les ministres des affaires étrangères de l`ASEAN appellent à  une réunion des quatre factions cambodgiennes pour établir un Conseil national suprême. Ils déplorent la position adoptée par les Etats-Unis le 18 juillet. La Chine également.

27 juillet 1990 : 30 cadres Khmers rouges parmi une centaine qui avaient demandé la liberté de mouvement, le droit d`avoir des contacts avec des étrangers, le droit de pra-tiquer le bouddhisme sont exécutés dans la zone 1003 placée sous le commandement de Ta Mok.

5 aoà»t 1990 : James Baker annonce des pourparlers US-EdC à  Vientiane.

22 aoà»t 1990 : les trois dirigeants du GNC se déclarent prêts à  une réunion avec I`EdC pour constituer un Conseil National Suprême (CNS), `` unique institution légitime et source de l`autorité au Cambodge pendant la période transitoire ».

27-28 aoà»t 1990 : réunion PS à  New York. Accord sur un `` document-cadre de règlement politique global ». Le GNC apporte son soutien au plan tandis que l`EdC questionne l`impartialité de l`ONU et la réalité d`un désarmement des Khmers rouges.

29 aoà»t 1990 : à  Genève, prétextant de l`accord intervenu la veille, le sous-comité des experts de la commission des droits de l`homme de l`ONU refuse d`examiner un projet de résolution qui fait référence `` aux atrocités atteignant le niveau du génocide commises en particulier pendant le gouvernement des Khmers rouges ».

Septembre 1990 : avec des fonds de l`USAID, une route stratégique est construite entre localité thaïlandaise de Taphrya et le QG du FNLPK à  Thmar Puok.

3-4 septembre 1990 : sommet secret sino-vietnamien à  Cheng Du, province de Sichuan (Chine) : début de la normalisation des relations entre les deux pays.

9-10 septembre 1990 : à  Djakarta, MC Il. Examen du document-cadre des P5. Accord de principe de toutes les parties, certaines questions étant cependant réservées. Création du CNS. Le GNC a six représentants et l`EdC également. Deux des plus hauts responsables historiques du mouvement Khmer rouge y siègent et retrouvent ainsi une légitimité internationale. Les parties cambodgiennes acceptent l`appel à  une auto-limitation des activités militaires. Poignée de main Hun Sen-Khieu Samphan. Sihanouk absent, ne figure pas dans la liste des représentants du FUNCINPEC au CNS.

18-20 septembre 1990 : réunion du CNS dans les locaux de l`ancienne ambassade du Cambodge à  Bangkok. La désignation de Sihanouk comme président et 13e membre du CNS provoque un blocage, la parité entre les deux gouvernements étant rompue.

27 septembre 1990 : pour la première fois depuis 1979, le CICR est autorisé à  visiter, en application de ses règles propres, les prisons de l`EdC. Il peut aussi mener des activités hospitalières permanentes dans les provinces où ont lieu des combats (Banteay Meanchey et Battambang).

1er octobre 1990 : ouverture de l`Alliance Française, à  Phnom Penh en présence du vice-ministre français des affaires étrangères, M. Thierry de Beauce. 8 000 personnes s`inscrivent en quelques semaines pour suivre des cours de français.

7 octobre 1990 : le gouvernement britannique admet tacitement que des officiers du SAS ont, depuis 1985, entraîné, en Malaisie et sur la frontière thaïlandaise, des soldats du GCKD comme l`en accusaient le journaliste John Pilger et les députés travaillistes Chris Mullin et Ann Clwyd.

12 octobre 1990 : le siège du Cambodge à  l`ONU est de facto vacant. Mais la délégation du Kampuchea Démocratique-GNC reste en place. Une résolution qui soutient les efforts en cours est adoptée à  l`unanimité par l`Assemblée générale. Il n`y a plus de disposition provoquant l`embargo. 2e semaine d`octobre : les Khmers rouges attaquent un train venant de Kompong Som : 50 tués.

23 octobre 1990 : le Congrès US décide de supprimer les fonds destinés aux opérations de la CIA au sein du KWG.

25 octobre 1990 : l`hypothèse d`une `` solution rouge », c`est-à -dire d`un accord entre les deux branches du communisme cambodgien appuyé par Pékin et Hanoi est discutée dans certains cercles staliniens du PRPK. Cette hypothèse est combattue par Hun Sen.

2 novembre 1990 : dans le cadre d`une opération conjointe avec les Khmers rouges, les troupes sihanoukistes détruisent l`hà´pital de Samrong.

9-10 novembre 1990 : à  Diakarta, discussions à  huis-clos entre des hauts fonctionnaires et des experts des PS et de 7 autres pays membres de la conférence de Paris en vue d`élaborer un projet complet de règlement global.

13 novembre 1990 : pour la première fois depuis 1970, Sihanouk rencontre un officiel soviétique pour discuter des négociations de paix.

20 novembre 1990 : la Chine fournit des pièces d`artillerie aux Khmers rouges.

24-25-26 novembre 1990 : réunion des PS à  Paris. Ils approuvent un ensemble de textes qui constituent un projet d`accord politique global.

30 novembre 1990 : 4 000 personnes assistent à  un rassemblement bouddhiste au temple du Bayon.

21-23 décembre 1990 : réunion, à  Paris, des 12 membres du CNS avec les deux coprésidents de la conférence de Paris et le représentant de l`ONU, Raffeudin Ahmed. Le coprésident français souligne que `` la communauté internationale ne peut se pencher indéfiniment sur le sort du Cambodge si les Cambodgiens n`ont pas la volonté politique d`aboutir ». Les trois factions du GNC expriment leur soutien au plan des P5 à  100 %. L`EdC formule des réserves. Une `` note explicative informelle » est fournie par Raffeudin Ahmed. Si un accord général intervient, des `` questions restantes » doivent faire l`objet de négociations plus approfondies. Pris d`un malaise, Hun Sen doit être hospitalisé pendant la réunion.

Des cranes de victimes de Pol Pot et ses Khmers rouges

Le Génocide Khmer rouge : une analyse démographique Marek Sliwinski, éditions l`Harmattan, aoà»t 97

Présentation :

Basée sur les histoires de 1.300 familles khmères, représentant quelque 13.000 personnes, l`étude de Marek Sliwinski dresse le premier bilan démographique de la guerre civile des années 1970-1975, de la révolution khmère rouge (1975-1979) et des années de l`intervention militaire vietnamienne au Cambodge (1979-1989).

L`auteur met surtout en évidence ce qui a tour à  tour été nié, minimisé, occulté : l`ampleur du génocide commis par les Khmers rouges. L`analyse des lieux et des circonstances des décès prouve en effet qu`il y a bien eu politique d`extermination préméditée puis planifiée. Ainsi plus de 60% des habitants du pays ont-ils dà» suivre les chemins de la déportation et, en moins de quatre années, le Cambodge, transformé en un immense camp de concentration, a perdu 25 % de sa population.

Est ici évalué avec précision tout ce qui a concouru à  la désintégration de la société et à  sa décimation : les mouvements migratoires depuis 1970, les méthodes et l`ampleur des exécutions, les ravages de la famine, la natalité et les incidences de celle-ci sur le présent et l`avenir du pays.

Marek Sliwinski propose enfin de pertinents éléments de réponse aux questions que beaucoup se posent : comment un génocide d`une telle ampleur a-t-il été rendu possible ? Pourquoi le génocide a-t-il été aussi facilement absous ? A cet égard, en même temps qu`il souligne que la politique de défense des Droits de l`Homme demeure au service des intérêts de l`Etat, il s`interroge sur certains traits d`une société khmère qui conduisent au manque de responsabilité individuelle et collective.

Marek Sliwinski enseigne au Département de Science politique de l`Université de Genève et est membre de l`Institut des Sciences politiques de l`Académie Polonaise des Sciences. Il a publié en 1977 un rapport remarqué sur les conséquences démographiques et sociales de la guerre en Afghanistan qui lui a permis d`exercer ses méthodes d`analyse.

Chiffres, phrases et idées extraits de ce livre :

• Jusqu`en 1968 les migrations vers les centres urbains sont très faibles. Phnom Penh abrite 570.000 des 6.425.000 habitants du pays.

• Première guerre civile (1970-15 avril 1975) Entre la fin de 1968 et le 17 avril 1975 entre 24,8 et 33,2 % de la population rurale a " émigrée " à  Phnom Penh dont l`agglomération contenait, le 17 avril 1975, un minimum de 2,5 millions d`habitants pour une population totale de 7,5 millions environ.

• Les chiffres usuellement avancés pour cette période oscillent entre 600.000 et 700.000 morts (7,6 à  9,6 % de la population). Certains ont donné les bombardements américains pour cause principale des décès. Or ceux-ci s`effectuaient sur des zones très peu peuplées, pour ne pas dire inhabitées, et on ne peut leur accorder "que " 17,6 % des tués, loin derrière les tués par armes à  feu, 46,3 %, ou les assassinats, 31,7 % .

• Le chiffre réel des tués peut difficilement dépasser 240.000 Khmers et 70.000 Vietnamiens du Cambodge, soit 310.000 personnes. ( or, 600.000 sont souvent annoncés).

• Période khmère rouge (15 avril 1975-7 janvier 1979) Entre 46,6 et 54,1 % de la population totale est déportée dans une autre province.

• Compte tenu des déplacements dans la même province, c`est entre 61,4 et 67,1 % de la population totale qui a été déportée.

• En l`espace de moins de quatre ans le pays perd environ 2.033.000 habitants dont la moitié, 1.100.000, appartenait à  la capitale et à  sa province. •

On observe une sorte de "couloir de la mort" passant par Takeo, Phnom Penh, Kompong Chhnang, Pursat, Battambang. • Le taux d`extermination de la population est d`environ 25 %, touchant plus particulièrement les classes d`à¢ge extrêmes, (enfants de moins de cinq ans et adultes de plus de 45 ans), et les hommes plus que les femmes. Ces décès ont pour cause :

- exécutions et assassinats : 39,3 %

- famine et épuisement : 36,3 %

- la guerre en elle même ne cause que 1,5 % des morts !

• Les provinces les plus touchées par les exécutions massives sont celles qui ont été vidées de leurs habitants originels et remplies de déportés qui ne se connaissaient pas entre eux. Les déportations étaient un moyen, pensé et voulu, de casser la solidarité sociale, d`atomiser les individus, de faire de la société une masse d`individus sans liens, pour pouvoir affirmer son pouvoir sans trop de risques de révolte. La désintégration sociale a facilité l`entreprise d`extermination car elle a enclenché in fine un processus de stress qui a abouti à  la résignation totale : le refus de vivre.

• L`exécution de plus de 720.000 victimes par des méthodes "manuelles", par opposition à  l`usage des armes à  feu, a nécessité la formation d`une véritable armée de tortionnaires. De nombreux témoignages indiquent que les jeunes recrues (12-15 ans) khmères rouges étaient initiées à  tuer et à  torturer.

• La plupart, pour ne pas dire tous, des dirigeants khmers rouges étaient des anciens enseignants : les jeunes recrues, qui furent employées en masse, étaient donc entourées de cadres sachant par expérience influencer et manipuler la jeunesse.

• Le processus d`extermination était à  plusieurs étapes : la première et la plus importante s`appliquait aux "ennemis de classe", armée, police et fonctionnaires. Les suivantes ont porté sur les personnes et les minorités hostiles ou supposées être hostiles au régime, et ce pour des raisons "pédagogiques" : il convenait de montrer par des exemples horribles et la terreur ce qui advenait aux insoumis.

• La famine à  grande échelle touche le pays dès 1976 quand presque toute la population est assignée aux travaux forcés. (59 % de la population fut transformée en esclaves ! ). Ce fut au début un moyen choisi, mais non contrà´lé, d`extermination de la population. Très vite cette famine devint structurelle : 79 % de la population ne connaît rien à  l`emploi qui lui a été imposé. La population active a augmentée de 36 % mais au lieu d`être composée de professionnels (ils ont été massacrés) elle se compose de hordes d`esclaves enrégimentés en " brigades " et autres " groupes de choc " qui doivent faire vivre un encadrement de surveillance pléthorique. •

L`administration khmère rouge avoisinait les 20 % de la population !

• Période vietnamienne (7 janvier 1979-fin 1989) Dans les années 1980, 375.000 personnes, 5% de la population totale résidait dans les camps de réfugiés.

• Les Cambodgiens qui ont émigré à  l`étranger seraient de :

- 130.000 vers les Etats-Unis,

- 70.000 vers l`Europe, principalement la France,

- 20.000 vers d`autres pays.

• L`évaluation des conséquences de l`intervention militaire du Vietnam se solde par un bilan fort contrasté où le mérite d`avoir éliminé le gouvernement de Pol Pot occulte les méfaits et les exactions commis.

• A partir de 1985 aucun cas de famine n`est signalé.

• Le nombre de victimes de guerre (tuées par les armes) pour les années 1980-1989 devrait se situer entre 30.000 et 40.000. Chiffres faibles et trompeurs : l`objectif des deux belligérants n`est pas tant de tuer que de rendre l`ennemi infirme à  vie. Les armes qui sont alors les plus utilisées sont les mines.

• 30.000 amputés au moins, 90.000 handicapés à  vie.

• En 1992, 64 % des enfants ont perdu au moins un parent ! Extraits de la conclusion Imputer la responsabilité des massacres à  une clique restreinte, peut donner bonne conscience à  certains, mais ce ne serait qu`une manière cynique de déguiser la réalité : près de 22 % des personnes actives ont été attachées à  l`appareil administratif et de surveillance. Une forte proportion de l`actuelle classe politique et la quasi totalité de l`administration locale sont constitués de personnes "récupérées" de l`ancienne administration des Khmers rouges : il n`y avait personne d`autre à  qui faire appel.

20% de la population de cette petite nation cambodgienne - riche en pierres précieuses, en bois tropicaux et, en mer, de pétrole et de gaz - ont été exterminés par l'Angkar, par Pol Pot et ses Kmers rouges, une organisation hideuse combinant méthodes nazies et méthodes staliniennes.

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