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Pourquoi la Suisse va restituer 380 millions du dictateur Sani Abacha au Nigéria, pourquoi l'argent volé de Mobutu (ex-Zaïre) a été donné à  Nzanga Mobutu ?

Dictateur et pillard, personne n'a jamais su la vraie fortune de Mobutu Sese Seko en Suisse et ailleurs

Apà´tre de "Yiba Ndabo tika Ndabo", celui qui dirigea la République démocratique du Congo, ex-Zaïre de 1965 à  1997 fut vilipendé pour sa mégalomanie, le chaos sécuritaire des dix dernières années, la corruption, l`asphyxie économique, la police politique, les disparitions, l`agonie d`un pays saigné à  blanc..Deal des mafieux ! Pourquoi la Suisse va resituer 380 millions du dictateur Sani Abacha au Nigeria, pourquoi l'argent de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre) volé par le dictateur Mobutu Sese Seko, a été remis à  François-Joseph Nzanga Mobutu ? Dire que la République démocratique du Congo tend la main à  la communauté internationale pour organiser ses élections. Pourquoi la fortune de Mobutu n'est jamais allée dans une cagnotte électorale ? En Suisse, les autorités helvétiques sont taiseuses, Réveil FM International et Afrique Continent, nous nous sommes rabattu aux avocats pour avoir une réponse à  une question qui a taraudé notre esprit depuis l'annonce en grande pompe de cette information de restitution au pays de Goodluck Jonathan.

La Suisse va restituer 380 millions du dictateur Sani Abacha au Nigéria

L'un des avocats qui a requis l`anonymat, nous a éclairé. Une fois la fortune d'un dictateur bloquée en Suisse, la justice étant lente. Les démarches judiciaires peuvent prendre plusieurs années. La fortune cachée en Suisse par Mobutu Sese Seko, maréchal déchu de l'ex-Zaïre, s`élevait à  5 millions de francs suisses, selon la Commission fédérale des banques suisses (CFB). La CFB dit avoir enquêté auprès de 406 banques helvétiques suite à  la décision prise le 17 mai 1997 par le Conseil fédéral suisse de bloquer les avoirs du maréchal. Pour la restitution, la Suisse pose toujours la question au pays lésé pour savoir à  qui irait la fortune trouvée: au pays ou à  la famille du dictateur. En ce qui concerne la fortune de Mobutu, c'est Joseph Kabila qui a demandé à  la Suisse de restituer la fortune de Mobutu au fils du dictateur qui était membre de son gouvernement: Nzanga Mobutu". Voilà  comment nous découvrons le deal entre alias Joseph Kabila et François-Joseph Nzanga Mobutu. Imposteur et usurpateur, alias Joseph Kabila pour légitimer son régime de prédation a eu besoin de François-Joseph Nzanga Mobutu comme d'Antoine Gizenga et des collabos congolais ramasseurs des miettes de la table de Kanambe Hippolyte, ces derniers avaient apporté son soutien à  alias Joseph Kabila lors de l'élection présidentielle "Louis Michel" de 2006. Fauché comme un zaïrois, François-Joseph Nzanga Mobutu avait besoin d'alias Joseph kabila pour se refaire une santé financière. Quant à  alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati en bon imposteur et usurpateur, le soutien d'un Mobutu, même s'il est fils d'un second lit, était du pain béni. Le peuple congolais spolié, n'avait qu'à  aller se voir...Au premier tour de cette élection, par miracle François-Joseph Nzanga Mobutu avait remporté 4,77 % des voix avec son parti, l'Union des démocrates mobutistes (Udemo), ce qui lui avait valu un poste au gouvernement: vice-Premier ministre et ministre du Travail.

Kinshasa en 2008, alias Joseph Kabila et son ministre de travail: François-Joseph Nzanga Mobutu

En 2008, lorsque alias Joseph Kabila avait décidé que la fortune de Mobutu en Suisse soit restitué à  François-Joseph Nzanga Mobutu, des voix discordantes ne s'étaient pas laissées entendre. Le directeur de la Division Afrique à  la Conférence des Nations unies pour le Commerce et le développement (CNUCED), Habib Ouane, avait jugé regrettable la décision de la justice helvétique de restituer à  la famille de l`ancien président congolais, Mobutu Sese Seko, des biens estimés à  près de 5 millions d`euros. "C'est un mauvais signal pour le combat en faveur de la bonne gouvernance économique en Afrique", avait-t-il dit, lors de la présentation à  la presse d`un rapport intitulé "L`Etat et la gouvernance du développement". Après plusieurs années de procédure, la plus haute juridiction suisse avait ordonné la restitution des biens de l`ancien président congolais à  sa famille, au motif que l`enrichissement et le détournement étaient "prescrits". "Ces biens déposés dans les institutions financières suisses devaient, de toute évidence, revenir à  l`Etat congolais", avait martelé M. Ouane, pour qui cela ne devrait souffrir d'aucune discussion.

Cimetière chrétien de Rabat, le dictateur Mobutu avait vécu dans l'opulence mais à  sa mort, il était enterré dans l`anonymat devant moins de dix personnes

De son vivant, il se racontait mille et une choses sur la fortune du Maréchal Mobutu Sese Seko, président de l`ex-Zaïre pendant 32 ans. A sa chute en mai 1997, celui que le monde entier décrivait comme un multimilliardaire, en raison des comptes bancaires dont il disposait dans pratiquement toutes les banques occidentales et principalement suisses, était mort comme un paria, au Maroc. Ouverts souvent sous des prête-noms, ses comptes bancaires étaient introuvables. L`un des rares comptes saisi en Suisse à  la demande de nouvelles autorités congolaises et restitué plus tard à  ses héritiers, affichait à  peine trois millions de dollars américains.

Qu`est devenue la prétendue fortune de Mobutu planquée dans des paradis fiscaux ? Nul n`en a connaissance. L`on a plutà´t assisté, durant les premières années de sa déchéance comme Chef de l`Etat et de sa mort, au feuilleton des ventes aux enchères de ses chà¢teaux aux quatre coins de l`Europe. Bref, l`homme qui avait clochardisé ses compatriotes pendant 32 ans, en faisant main basse sur les revenus du cuivre, du cobalt, du diamant, de l`or, du pétrole, du bois, des impà´ts, de la douane ainsi que sur les fonds de la coopération bi et multilatérale, et qui pensait avoir `` dribblé » tous ceux qui seraient tentés de l`inquiéter pour son enrichissement illicite, était en fait le grand dindon de la farce. Car, le grand gagnant dans l`affaire, c`est le cartel des vautours rà´dant autour des comptes secrets, dont la disparition de l`ordonnateur principal a fermé la porte à  toute volonté d`héritage ou de poursuites judiciaires.

Moïse Tshombe, tout puissant chef de l`Etat sécessionniste du Katanga, avait connu le même revers dans les années `60. Crédité d`une fortune colossale après son départ en exil, au lendemain de l`arrivée au pouvoir du général Joseph-Désiré Mobutu, il allait perdre toute emprise sur elle après le détournement de son avion vers Alger, son arrestation et sa mise en prison pour une détention à  durée indéterminée, qui allait prendre fin avec sa mort en captivité, en 1967. Personne n`a jamais réussi à  déverrouiller le puzzle de ses comptes bancaires en Espagne et au Portugal. Combien d`argent ce dirigeant et la République ont-ils perdu ? Tshombe est parti avec ses secrets bancaires dans sa tombe.

Quant au trio Gizenga-Gbenye-Soumialot, qui était à  la tête de la République Populaire du Congo en 1964, avec pour capitale Kisangani, l`on avait appris du patriarche Gizenga, qui s`était exprimé à  la Conférence Nationale Souveraine (1991-1992), qu`une importante quantité d`or était consignée à  la banque centrale du Soudan. Comme condition au rapatriement de cette fortune, les trois `` signataires » du document de dépà´t auraient instruit les autorités ougandaises d`attendre le retour de l`Etat de droit et d`un gouvernement crédible dans l`ex-Zaïre.

Soumialot et Gbenye ne sont plus de ce monde. L`or du peuple congolais se trouve-t-il encore au frais, à  la banque centrale, ou a-t-il pris une destination inconnue avec l`éclatement de ce pays en deux Républiques ? Dans tous les cas, ces exemples montrent combien ceux qui ont géré ce pays dans le passé et ceux d`aujourd`hui sont floués par leurs `` parrains » occidentaux, qui leur font croire qu`il est possible de vivre peinard après la perte de l`imperium, en s`appuyant sur des millions ou milliards de dollars inconnus du commun de leurs concitoyens.

L`histoire ancienne et récente renseigne que l`argent volé et prétendument mis à  l`abri, ne profite jamais aux affameurs de la multitude.

Quelque 14 ans après le départ du président zaïrois, rien ne subsiste de ses grandes réalisations. Rongés par le climat, dévastés par les pillages, envahis par la brousse, les infrastructures et les palais pharaoniques du Guide suprême ne présentent plus qu`un squelette dépouillé de tout son faste au visiteur.

`` Mobutu voleur ! A bas le pilleur ! »

En 1997, la rébellion de l`ancien lumumbiste Laurent Désiré Kabila, après d`infructueuses négociations sous l`égide de Nelson Mandela, prend le pouvoir. Le peuple, affamé par trente-deux ans de règne autocrate et de gestion prédatrice, crie vengeance, brà»lant l`effigie du maréchal en scandant `` Mobutu voleur ! A bas le pilleur ! » dans les rues de Kinshasa.

Comme chaque fois que son autorité vacille dans la capitale, Mobutu vient se réfugier à  Gbadolite. Il tente de trouver du réconfort auprès des villageois qui bénéficient de ses largesses pour leur fidélité. Le `` roi léopard », malade, arpente les salles de sa tanière de Gbadolite `` pour laisser faire le peuple ». C`est en tout cas ce qu`il affirme devant la caméra de Thierry Michel, dans le documentaire `` Mobutu, roi du Zaïre ». Acculé, il finit par fuir le pays pendant que certains de ses ministres sont lynchés. Le même jour, les pillages des palais commencent, à  Kinshasa, la capitale, et à  Gbadolite.

Rien de ce qui pouvait être emporté n`a résisté aux pillages. Mobilier de bois précieux, tapisseries et tableaux ont été transportés par les soldats de l`Alliance de forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) de Kabila et des armées ougandaises et rwandaises qui le soutenaient. Dallages et installations électriques ont été arrachés par le peuple pour être revendus.

Dans la chambre à  coucher, ouverte sur une vaste terrasse et une piscine aux multiples bassins, on distingue encore l`emplacement de la couche royale : une croix profonde taillée dans le marbre d`où un lit télécommandé s`élevait afin que le président jouisse de la vue.

Le palais Bambu, surnommé `` Versailles de la jungle »

Sur une colline voisine se dresse le palais chinois, sans doute le plus insolite au milieu de cette brousse africaine : un ensemble de pagodes chinoises aux poutres ornées d`estampes, avec leurs jardins de nénuphars et leurs fontaines. Mobutu, esthète et amateur d`art, incontestablement marqué par ses visites en Chine, avait fait construire cette demeure et celle du site présidentiel de Nsele près de Kinshasa, quasi identique, à  l`aide d`ouvriers chinois.

Mais l`édifice le plus extravagant reste le palais officiel du maréchal président. Au milieu de 700 hectares de plantation luxuriante, le palais Bambu vaudra à  Gbadolite le surnom de `` Versailles de la jungle ». Les bà¢timents aux vertigineuses hauteurs de plafond portent encore l`ossature sans pampilles de lustres monumentaux.

Qu'alias Joseph Kabila qui trà´ne par défi en République démocratique du Congo, qui a volé plus que Mobutu Sese Seko, n'espère même pas dans ses rêves qu'il va jouir des 25 milliards planqués dans les îles vierges britanniques !

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