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RDC: La Radio Communautaire de Muanda toujours fermée par le régime d'alias Joseph Kabila

La Radio télé Communautaire de Muanda. Photo Réveil FM International, archives

Silence, on muselle en toute liberté et impunité ! La République démocratique du Congo a fêté le 3 mai, journée internationale de la liberté de la presse avec six radios communautaires fermées à  Muanda. Malgré le communiqué de protestation l'ONG Journaliste en danger (JED) sur les radios communautaires fermées du Bas-Congo que nous a transmis Tshivis Tshivuadi, le Président de JED, la Radio Communautaire du Muanda, la plus historique, expérimentée et citoyenne de la Cà´te Atlantique demeure fermée. A croire, qu'il ne fait bonne figure d'être une radio communautaire de proximité en République démocratique du Congo. Pourquoi c'est l'Agence Nationale de Renseignements (ANR-la Gestapo d'alias Joseph Kabila) qui ferme les médias ? Mauvais élève pour le respect de la liberté d'expression d'après les statistiques de Reporters sans frontières, le paysage audiovisuel congolais (PAC) très frelaté. La Berlusconisation du PAC est à  déplorer. La République démocratique du Congo, en bonne république bananière est le seul pays au monde, où les sénateurs, députés, ministres sont propriétaires des journaux, stations de radio et chaines de télévisions. Aucun média d'un apparatchick du régime d'alias Joseph Kabila n'a jamais été fermé. Ce sont souvent des médias communautaires qui informent les populations congolais dans les coins et recoins de la République qui sont pénalisés.

Quant au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication (CSAC),qui devrait jouer son rà´le de régulation. Coquille vide par excellence, le CSAC est encore poursuivi par le syndrome "Modeste Mutinga" qui avait transformé la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), l'ancêtre du CSAC en étouffoir des libertés et museleur des journalistes, médias et acteurs politiques d'opposition. Au lieu de régulation, c'est de la répression ! Marche-pied, le mangercrate, ventripotent et corrompu Modeste Mutinga trà´ne au Sénat pour le compte d'alias Kabila. Le CSAC dont les membres sont nommés et encartés par le régime, est un organe très politique et roule pour le régime n'en a cure des atteintes flagrantes de la liberté de l'expression en RDC. Six radios communautaires ont été fermées sur simple coup de fil téléphonique venant de Matadi depuis le 23 avril dernier. Jusque là  la RCM demeure fermée. Les radios communautaires sont par essence des médias citoyens, en aucun cas ils doivent se transformer en Substitut du Procureur du Régime. Ils doivent informer à  temps et contre-temps. Si des militaires, policiers et barbouzes d'alias Joseph Kabila commettent ont des viols à  Muanda, les radios doivent-elles en parler ou non ? Si l'insécurité bat son plein à  Muanda, les radios doivent-elles se taire ? Si des mercenaires occupent Muanda, les médias citoyens n'ont rien à  dire ?

Bas-Congo : Toutes les radios de Moanda ont été fermées dans un climat de vives tensions

Journaliste en danger (JED) exprime sa totale désapprobation à  la suite de la fermeture arbitraire par l`Agence Nationale des Renseignements (ANR) des trois stations de radiodiffusion de Moanda, ville située à  plus de 200 Km de Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo (Sud-ouest de la RDC).

JED demande instamment au Vice-Premier Ministre en charge de l`intérieur et de la sécurité, Evariste Boshab, en séjour dans cette ville, d`ordonner la réouverture immédiate de tous ces médias.

Selon les informations parvenues à  JED, la Radio Télé Boma, la Radio Associative Kisalu et la Radio Télé Communautaire de Moanda, qui sont les seules radios émettant à  Moanda, ont été fermées, jeudi 23 avril 2015 vers 8 heures, sur un ordre verbal de M. Fumu Nzanza, chef de poste local de l`ANR/Moanda, suite à  une décision du Conseil provincial de sécurité.

Les responsables de ces médias ont été contactés au téléphone par l`autorité locale de l`ANR/Moanda qui les a sommé, toutes affaires cessantes, d`interrompre la diffusion de leurs émissions jusqu`à  nouvel ordre sans donner la moindre justification de cette décision. Cet ordre est tombé juste après la diffusion, sur les ondes de ces médias, d`une information relative à  une manifestation populaire contre l`insécurité qui sévit dans la ville cà´tière de Moanda. Selon nos informations, ce même jour, plusieurs centaines de personnes manifestaient dans la rue en exhibant la dépouille d'une jeune fille qui a été assassinée, la veille, par des hommes en uniforme, accusés d`être à  la base de la grande insécurité régnant dans cette ville depuis plusieurs semaines.

Contacté par JED, M. Jean Ndombasi, Directeur de la Radio Télé Communautaire de Moanda, a déclaré : `` Nous n`avons reçu, depuis, aucune notification émanant des autorités locales. Ce matin (vendredi 24 avril 2015, nlrd), j`ai rencontré physiquement le chef de poste local de l`ANR/Moanda pour s`enquérir de la situation. Grande était ma surprise d`avoir était informé que nous serions saisi officiellement après le départ de M. Evariste Boshab, Vice-premier Ministre en charge de l`Intérieur en mission officielle à  Moanda ».

Joint à  son tour, M. Kisalu Fimbo, Directeur de la Radio Télé Associative Kisalu, a dit : `` Nous ne savons pas ce que l`on nous reproche mais l`agent de l`ANR qui m`a contacté au téléphone en me menaçant m`a ordonné de suspendre nos émissions jusqu`à  nouvel ordre afin de nous empêcher de livrer des informations à  la population concernant la situation d`insécurité dans la ville de Moanda ».

Journaliste en danger (JED) condamne vigoureusement cet acte illégal et injustifié qui a pour conséquence de priver l`information à  toute la population de Moanda dont ces radios constituent les seules sources locales.

JED dénonce également cette propension des services de sécurité à  s`immiscer constamment dans le travail de la presse.

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