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ONU-Genève: Maluza Wasiluadio-Maurice Katala, deux congolais acharnés défenseurs des droits de l'homme

Genève, Palais des Nations, Maluza Wasiluadio, Freddy Mulongo et Maurice Katala. Photo Réveil FM International

C'est bon à  savoir. Adoptés en 1948 par 58 Etats Membres, les droits de l'homme universels n'imposent pas une norme culturelle, mais plutà´t une norme juridique relative à  la protection minimale au-dessous de laquelle la dignité humaine cesse d'exister. Les droits de l'homme universels, en leur qualité de norme juridique adoptée par l'entremise de l'Organisation des Nations Unies, représentent le consensus difficilement acquis de la communauté internationale, non l'impérialisme culturel d'une région ou d'un ensemble de traditions données.

Genève, Palais des Nations, Maluza Wasiluadio, Freddy Mulongo et Maurice Katala. Photo Réveil FM International

Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels est entré en vigueur en 1976 et compte actuellement 156 États parties. Les droits de l'homme promus et protégés par ce Pacte comprennent notamment le droit à  l`éducation et le droit de participer à  la vie culturelle et au progrès scientifique. Cet accord prévoit l`exercice de ces droits, sans discrimination d`aucune sorte. En 1985, le Conseil économique et social a créé le Comité des droits économiques, sociaux et culturels et l`a chargé de suivre l`application du Pacte par les États parties.

En 1993, la Déclaration de Vienne fait explicitement place à  la culture en matière de promotion et de protection des droits de l'homme, affirmant qu'`` il faut garder à  l'esprit l'importance des particularités nationales et régionales et la diversité des patrimoines historiques, culturels et religieux ». Ce point est expressément admis dans le contexte du devoir des États de promouvoir et de protéger les droits de l'homme, quels que soient leurs systèmes culturels. Si son importance est reconnue, le respect de la culture nationale ne diminue en rien les obligations des États au regard des droits de l'homme.

Genève, Palais des Nations, Freddy Mulongo, Maurice Katala et Maluza Wasiluadio. Photo Réveil FM International

Ratifiée en 2001, la Déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle proclame également des principes ayant trait à  la diversité culturelle et à  l`exercice des droits culturels. Cette déclaration est un instrument normatif reconnaissant, pour la première fois, la diversité culturelle comme `` héritage commun de l'humanité » et considérant sa sauvegarde comme étant un impératif concret et éthique inséparable du respect de la dignité humaine.

Plus directement, les droits de l'homme facilitent le respect et la protection de la diversité et de l'intégrité des cultures grà¢ce à  l'institution de droits culturels inscrits dans les instruments du droit international s'y rapportant. Les droits de l'homme relatifs à  la diversité et à  l'intégrité des cultures englobent un large éventail de concepts, à  savoir :

le droit à  la participation culturelle; le droit à  jouir des arts; la préservation, l'essor et la diffusion de la culture; la protection du patrimoine culturel; la liberté de l'activité créatrice; la protection des personnes appartenant à  des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques; la liberté de réunion et d'association; le droit à  l'éducation; la liberté de pensée, de conscience et de religion; la liberté d'opinion et d'expression; et le principe de non-discrimination. Les droits culturels représentant la diversité culturelle.

Genève, Palais des Nations, Freddy Mulongo, Maurice katala et Maluza Wasiluadio. Photo Réveil FM International

Tout être humain a droit à  la culture, y compris le droit de jouir d'une identité culturelle et de la développer. Les droits culturels, toutefois, ne sont pas sans limites. Le droit à  la culture prend fin là  où il empiète sur un autre droit de l'homme. Selon le droit international, il est interdit de faire usage d'un droit si son exercice entraîne la diminution ou l'annihilation d'un autre.

Cela signifie que les droits culturels ne sauraient être invoqués ou interprétés de manière à  justifier tout acte conduisant à  dénier ou violer tout autre droit de l'homme ou liberté fondamentale. Le fait de se réclamer du relativisme culturel pour violer ou dénier les droits de l'homme constitue un abus du droit à  la culture.

Maluza Wasiluadio-Maurice Katala: Deux défenseurs de droits de l'homme, un binà´me qui a pignon sur rue à  l'ONU-Genève !

Par Freddy Mulongo, mardi 13 mars 2012 Radio Réveil FM International

Genève, Palais des Nations, Maurice Katala et Maluza Wasiluadio Mavula, deux congolais défenseurs des droits de l'homme et lob. Photo Réveil FM International

Lobbyistes de la société civile congolaise en Suisse, toujours cravatés et tirés à  quatre épingles, ils sont thésards en droits de l'homme à  l'ONU à  Genève, d'ailleurs leurs sacoches sont bourrés de rapports onusiens. Ils dénoncent les atteintes massives des droits de l'homme en République démocratique du Congo au Conseil des droits de l'homme à  Genève. Les longs couloirs du palais des Nations et ses centaines de salles sont habitués aux silhouettes de Maluza Wasiluadio Mavula, président de International Commitee for the Respect & Application of the African Charter on Human and Peoples'Rights (ICRAC-CIRAC) et Maurice Katala, président de l'Action Internationale pour la Paix et le Développement dans la Région des Grands Lacs auprès des Nations unies et de la Commission Africaine des droits de l'homme et des Peuples (AIPG-GL). Pour le binà´me, le Congo-Kinshasa a pris la mauvaise direction concernant les droits humains et libertés fondamentales qui sont bafoués.

Genève, Palais des Nations, Maluza Wasiluadio Mavula et Maurice Katala, deux congolais défenseurs des droits de l'homme et lob. Photo Réveil FM International La République démocratique du Congo n'ayant pas une diplomatie claire à  Genève, heureusement que la diplomatie des droits de l'homme existe car à  une société civile pugnace et tenace. Maluza Wasiluadio Mavula et Maurice Katala regrettent qu'aucun des candidats aux élections présidentielles et législatives boutiquées et grugées du 28 novembre dernier, ne se soit pas appuyé sur le Rapport Mapping concernant les violations des droits de l`homme 1993-2003 pour étayer leur candidature. Alors même que le rapport Mapping est le seul livre vrai que les Nations Unies ont écrits sur le Congo.

Le rapport du Projet Mapping de plus de 550 pages comprend une description de 617 incidents violents survenus sur le territoire de la République démocratique du Congo entre mars 1993 et juin 2003. Chacun de ces incidents suggère la possibilité que de graves violations des droits de l`homme ou du droit international humanitaire aient été commises.

Chacun des incidents répertoriés s`appuie sur au moins deux sources indépendantes identifiées dans le rapport. Un incident non corroboré - s`appuyant sur une seule source - aussi grave soit-il, ne fait pas partie du présent rapport.

Plus de 1 500 documents relatifs aux violations des droits de l`homme commises durant cette période ont été rassemblés et analysés en vue d`établir une première chronologie par province des principaux incidents violents rapportés.

Seuls les incidents dont le niveau de gravité était suffisamment élevé selon l`échelle de gravité développée dans la méthodologie ont été retenus. Par la suite, les Équipes Mapping sur le terrain ont rencontré plus de 1 280 témoins en vue de corroborer ou d`infirmer les violations répertoriées dans la chronologie.

Au cours de ces entretiens, des informations ont également été recueillies sur des crimes jamais documentés auparavant.

Ceux qui ne croient pas en la force déterminante de la société civile, en lisant cette déclaration de Maluza Wasiluadio Mavula, président du CIRAC au Conseil des droits de l'homme, 13ème session, le 18 mars 2010, lors de l'examen périodique universel de la République démocratique du Congo. La salle de Conseil des droits avait vibré et après cette déclaration et conciliabule, la RDC fut recalée:

Monsieur le Président,

Je prends la parole au nom de 8 millions de morts Congolais dont on veut étouffer ici la mémoire et le souvenir, et au nom desquels je demande le rejet pur et simple du rapport présenté par le groupe de travail sur la République démocratique du Congo.

En effet, les conclusions des deux derniers rapports de l'ONU de novembre 2009 et de février 2010 sur la République démocratique du Congo (RDC) dressent un constat accablant et sans appel sur l'état des libertés et des droits humains, qui ne doit pas être banalisé si le Conseil des droits de l'homme veut rester crédible et cohérent.

Les massacres des populations civiles et les violences sexuelles d'une barbarie inouïe à  l'encontre des femmes et des enfants, les assassinats ciblés de journalistes, de magistrats, de religieux, de défenseurs des droits de l'homme, la criminalisation de l'espace socio-économique consécutif au pillage et à  l'exploitation illicite des minerais par des multinationales occidentales et asiatiques et par des pays voisins comme le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi, le recrutement des enfants-soldats, les exécutions sommaires et extrajudiciaires se poursuivent en toute impunité et dans un climat de terreur sans précédent à  l'Est et dans d'autres régions du Congo. Le massacre des adeptes de Bundu Dia Kongo, l'absence d'indépendance de la justice, le récent verrouillage du parlement par le le parti présidentiel sont des signaux sans équivoque sur l'état des libertés et des droits de l'homme en RDC.

Les différentes opérations militaires menées conjointement à  l'Est par la RDC et le Rwanda dans la plus totale opacité, pour neutraliser les Forces de Libération du rwanda et ouvertement dénoncées par l'équipe d'enquête des Nations Unies n'ont été en réalité qu'un prétexte pour consolider l'OCCUPATION de l'Est du Congo par le Rwanda et la BALKANISATION de la RDC en vue d'assouvir les appétits de quelques multinationales et de certains pays occidentaux. La complaisance et le laxisme inquiétants du Gouvernement congolais face à  l'extrême gravité de cette tragédie met en lumière la complicité de plus en plus avérée entre les autorités politiques rwandaises et Joseph Kabila, ainsi que l'absence de volonté politique réelle chez les autorités congolaises de mettre un terme aux souffrances indicibles des populations civiles.

La mollesse suspecte et "l'impuissance" calculée ou programmée de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC) , pourtant forte de 22 000 hommes, face aux quelques milices qui ensanglantent le Congo depuis plus de 15 ans, révèlent des agendas cachés centrés sur les ressources naturelles de la République démocratique du Congo et sur le projet de BALKANISATION de ce pays.

Le président Joseph Kabila, en s'inscrivant dans le prolongement des crimes sanglants du Roi des Belges Léopold II , a réussi à  faire de la RDC le plus grand univers concentrationnaire des temps modernes, le sanctuaire mondial de la prédation criminelle et du crime organisé. La responsabilité de l'Union européenne et des autres pays occidentaux qui ont contribué à  installer Joseph kabila à  la tête de l'Etat congolais en 2001, illustrée du reste par les propos irresponsables tenus sur Joseph Kabila par M. Louis Michel ancien commissaire européen en charge du développement et de l'action humanitaire, est très grave, incommensurable et lourde de conséquences.

Commentant la photo qui se trouve sur la plage de couverture de l'hebdomadaire parisien Jeune Afrique -N°2566, en vente de puis hier, M. Karel de GUCHT, ancien ministre belge des affaires étrangères, a déclaré ce qui suit: "Ce qui se passe au Congo est un drame inconcevable. En tant qu'être humain, je n'aurais jamais pu me résoudre à  un entretien agréable avec Joseph Kabila, un verre de bière à  la main.

Je vous remercie, Monsieur le Président.

Floribert Chebeya n'était pas un homme politique mais un activiste des droits de l'homme connu et reconnu de notre pays. Seul l'assassinat de Patrice Emery avait fait un tel émoi dans le monde. Le jour de l'assassinat de Floribert Chebeya par des policiers ripoux de Joseph Kabila, une minute de silence fut observée en sa mémoire dans cette grande salle du Conseil des droits de l'homme à  Genève et les protestations avaient fusé de part le monde entier. Au Congo, ceux qui tuent, assassinent impunément et qui ont des appréhensions sur le respect des droits de l'homme parce qu'ils se croient tout-puissant à  travers un pouvoir confisqué et usurpé, qu'il sache qu' un jour ou l'autre l'histoire les rattrapera !

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