Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

Freddy Mulongo "Je suis Charlie, francophone, francophile et je parle aussi Swahili, Lingala et Kilubakat"

Freddy Mulongo et la statue de Charlie Chaplin (Charlot) à  Vevey en Suisse. Photo Réveil FM International

Rétrospective-Ne jamais renoncer à  ses convictions et surtout ne pas être un moutonnier! Journaliste engagé oui, mille fois oui! J'ai toujours refusé d'être dans une moule, d'être formaté pour se sentir exister. Permettre à  tous ceux qui ne peuvent pas s'exprimer de les faire, tel a toujours été notre leitmotiv. La liberté d'expression est essentielle. En bon roquet, je n'ai jamais manqué de mordre les mollets des autocrates et tous qui croyaient par leur fonction, ils pouvaient nous museler voir nous bà¢illonner. Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", ministre de l'information et Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard, grand requin et profito-situationniste connu de tous. L'autocrate de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) malgré ses sournoiseries en a eu son grade.

Place de la Nation, dimanche 11 janvier 2015, Freddy Mulongo et le drapeau français. Photo Réveil FM International

C'est à  Paris en France que j'ai animé ma première émission radio en 1989. J'en ai animé des centaines dans plusieurs radios depuis. C'est en France que j'ai découvert les radios libres conséquence de la libéralisation des ondes par le Président François Mitterrand. C'est vraiment en France que j'ai compris l'importante de la liberté d'expression, la pluralité d'opinions et le pluralisme médiatique. La France m'a apprise à  défendre mes idées, convictions et valeurs. J'aime la France qui me permet de me réaliser sans me renier.

Place de la Nation, dimanche 11 janvier 2015, Freddy Mulongo et le drapeau français. Photo Réveil FM International

"Je suis Charlie", j'y étais à  la marche républicaine de la Place de la République à  la Nation, le dimanche 11 janvier 2015. Une marée humaine avait afflué à  Paris et en province. Dans la capitale, sous surveillance policière exceptionnelle, la foule, dans laquelle se trouvaient le président François Hollande et des dirigeants étrangers, avait marché pour expurger, entre rires et larmes, la souffrance d'une folle semaine de violence. Au moins 3,7 millions de personnes avaient manifesté, ce qui fait de cette "marche républicaine" la plus grande mobilisation jamais recensée en France. En province, plus de 2,5 millions de manifestants avaient été décomptés. A Paris, ils étaient entre 1,2 et 1,6 million. Mais le comptage précis avait été rendu impossible par l'afflux massif.

Place de la Nation, dimanche 11 janvier 2015, Freddy Mulongo et le drapeau français. Photo Réveil FM International

Dans ce métier de journaliste il ne faut jamais avoir la mémoire courte. Pour des raisons politiques farfelus en fermant arbitrairement Radio Réveil FM en 1997 alors qu'elle émettait sur 105.4 Mhz depuis 1999 , les apparatchiks espéraient nous faire taire définitivement. Leur coup tordu a échoué. Après mes études en France, je suis rentré en République démocratique du Congo pour servir mon pays d'origine. De 2001 à  2007, j'ai présidé l'Association des radios communautaires du Congo (ARCO), l'internet avec sa mémoire numérique,j'ai pu retrouver quelques articles en lignes, sur mon engagement sur la liberté de la presse.

RDC - Marche de journalistes à  Kinshasa La presse proteste contre le meurtre d'un des siens 18 juillet 2006-Devoir Canada

Kinshasa — Près de 300 journalistes et professionnels des médias ont marché hier à  Kinshasa pour exiger la sécurisation de la presse, après le meurtre le 3 juillet d'un journaliste congolais.

Rassemblés à  l'appel de syndicats, médias et organisations de défense de la presse congolais, les manifestants ont dénoncé le meurtre de Bapuwa Mwamba, collaborateur du quotidien d'opposition Le Phare, tué par trois inconnus armés à  son domicile alors que venait de démarrer la campagne pour les élections présidentielle et législatives du 30 juillet.

``Tuer un journaliste, c'est priver la démocratie d'oxygène», ``Bapuwa Mwamba, un mort de trop» ou ``Deux tués en huit mois, c'est trop!», pouvait-on lire sur les banderoles au sein du cortège qui a défilé silencieusement de la gare centrale au siège de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC).

``Nous espérons vivement que cette marche sera la dernière. Il y a eu en novembre dernier l'assassinat de Franck Ngyke [journaliste au quotidien indépendant La Référence Plus], puis une série d'attaques contre les radios, des menaces ou des violences physiques contre les journalistes», a déclaré Freddy Mulongo, président de l'Association des radios communautaires du Congo, un réseau regroupant 152 stations.

Des représentants des médias ont remis à  la MONUC un mémorandum adressé au secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, où ils rappellent ``qu'il ne peut y avoir d'élections crédibles sans une presse libre et que des élections non crédibles risquent d'être un nouveau détonateur pour de nombreux conflits».

March 03, 2006 3:28 PM

Subject: Freddy MULONGO: Une radio d'opinion brouille les radios du Kasai Oriental

Chers radioteurs

Depuis un mois plus précisément, les radios associatives et communautaires du Kasai Oriental sont brouillées par la radio liberté ,radio d'opinion appartement a l'ex- mouvement de rébellion armée :le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean Pierre Bemba , vice -président de la République. La Radio Veritas de Kabinda dans le Sankuru est brouillée à  Ngandajika par la Radio liberté qui utilise la même fréquence 105 Mhz, les auditeurs se plaignent. Le jingle de la radio Liberté dit clairement qu'elle est la radio du MLC. Le parti cher a Jean Pierre Bemba a installe une radio à  Kabeya Kamuanga à  35 Km de Mbuji Mayi. Village du lider Maximo de l'opposition congolaise: Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Par mesure de prudence , la radio liberté est installée à  proximité du poste de police sauf que les ondes de cette radio d'opinion politique qui émet sur la fréquence de 101 Mhz atteignent Boya, Miabi , Mbuji Mayi et certaines localités du Kasai Occidental.

Les deux radios installées au Kasai Oriental fonctionnent comme extension de la radio Liberté de Kinshasa; avec les mêmes documents.

L'Arco s'insurge contre cette brouille de radios associatives et communautaires du Kasai Oriental par une radio d'opinion politique qui a un but électoraliste.

Par respect du principe de la primauté, l' Arco exige que les radios associatives et communautaires puissent continuer à  remplir librement leur missions citoyennes d`intérêt général.Et que les radios du MLC baissent la puissance de leurs émetteurs.

Que le PTT fasse son travail en vérifiant si la radio liberté de Jean Pierre Bemba peut implanter ses radios dans toute la République à  sa guise et au mépris de toutes les règles de bon voisinage.

l'Arco s'engage a porter l'affai! re devant la justice en cas de solution non pacifique et l'entêtement de la radio d'opinion du Mlc! Freddy MULONGO Président National Arco

Immeuble Lengelo, 3ème étage, Kinshasa - Gombe

République démocratique du Congo

Tel:00 243 9 98 23 60 01

Plainte de l`Association des Radios communautaires contre le capitaine Kenzo Lengo des FARDC

Le chef d'état-major général des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), le lieutenant général Kisempia Sungilanga Lombe, vient d'instruire le commandant de la 7ème région militaire basée à  Kindu, au Maniema de diligenter une enquête contre le capitaine Kenzo Lengo, accusé par l'Association des Radios communautaires (ARCO) d'avoir mis à  sac les installations et le matériel de la Radio Tujenge de Kabambare.

Cette radio avait dénoncé les tracasseries et autres exactions que cet officier fait subir à  la population de cette contrée. Selon le président de l'ARCO, Freddy Mulongo, le capitaine Kenzo Lengo érigeait des barrières pour rançonner les paisibles paysans de retour des champs.

L'ARCO a saisi officiellement le chef d'état-major général des FARDC qui a ordonné qu'après l'enquête, les coupables soient déférés devant la justice militaire. Il convient de rappeler que les 152 (cent cinquante deux) radios que compte l'ARCO avaient organisé une journée " radio silence " pour manifester contre les actions dont sont victimes le personnel œ“uvrant au sein de ces radios.

Congo-Kinshasa: Espace médiatique : l'Arco proteste contre l'exclusion par la HAM des Radios communautaires du processus référendaire

Par Kandolo M.

Kinshasa — L'Association des radios communautaires de la Rdc (Arco) est montée hier au créneau par la voix de son Président, Freddy Mulongo qui est en même temps directeur général de la Radio " Réveil FM " émettant de Kinshasa.

Arco proteste contre la décision prise par la Haute autorité des médias (Ham) d'exclure les Radios communautaires de la production des émissions se rapportant au processus référendaire.

Le Phare (Kinshasa) 8 OCTOBRE 2001

Congo-Kinshasa: Freddy Mulongo (ARCO) lance un SOS pour protéger les radios communautaires contre l'autorité urbaine

Par Kandolo M. Kinshasa — Les responsables des radios communautaires de la RDC sont très inquiets. Un communiqué de l'Hà´tel de Ville de Kinshasa cité par l'APA du 05 octobre 2001 les enjoint de se soumettre à  une nouvelle réglementation. Celle-ci conditionne leur exploitation à  une nouvelle autorisation dà»ment délivrée par la division urbaine du ministère de la Communication et de la Presse, opérationnelle il y a seulement deux mois. Pourtant, ces Radios étaient déjà  en règle vis-à -vis du même ministère de la communication, même si ce dernier a transféré ses compétences à  la division urbaine. La nouvelle réglementation ne devait donc pas agir rétroactivement parce qu'on ne légifère que pour l'avenir. C'est-à -dire, ceux qui sont en règle, le restent.

Nous avons pu approcher le PDG de la Radio "Réveil FM", M. Freddy Mulongo qui est en même temps Président de l'Association des Radios communautaires de l'Afrique Centrale. Pour lui, cette mesure est dangereuse pour la liberté de la Presse en général. Et, elle représente une menace de disparition pour les radios communautaires désormais soumises aux caprices de l'autorité urbaine. Freddy Mulongo donne l'exemple de la chaîne publique RTNC 2 dont la question a été inexplicablement confiées à  la même autorité urbaine.

Club presse de Lille-mercredi 4 avril 2007

Le difficile chemin de la liberté d`expression au Congo

Le journaliste congolais Freddy Mulongo était mardi 27 mars au Club de la presse, pour évoquer la situation des médias dans son pays, en particulier audiovisuels. Entre organes de contrà´le aux pouvoirs démesurés et non prise en compte des réalités quotidiennes dans le contenu des antennes, il a présenté une situation peu réjouissante.

Freddy Mulongo, président de l`Arco (Association des radios communautaire du Congo-démocratique) et initiateur de la radio Réveil FM (première radio associative et communautaire du Kinshasa), insiste : la situation de la presse n`est `` vraiment pas facile » actuellement au Congo. Après plus de 40 ans sans aucune élection, des dialogues inter-congolais plus ou moins officiels et réguliers ont été mis en place, avec l`aide et l`intermédiaire de l`Organisation des Nations Unis (ONU). Selon Freddy Mulongo, la transition vers une réelle démocratie sera `` longue » car le secteur des médias et de l`audiovisuel est à  la fois complexe et très contrà´lé par l`Etat. Le journaliste déplore le fait que la télévision congolaise soit `` totalement étatisée » et qu`elle ne reflète absolument plus la `` réalité ».

`` Les médias communautaires sont marginalisés »

Ce tableau, Freddy Mulongo l`a brossé à  l`occasion d`une conférence de presse organisée au Club de la presse, mardi 27 mars. Il a ainsi eu l`occasion de détailler la complexité des institutions régulant la presse au Congo. Le pouvoir sur les médias est régi par cinq `` hautes autorités », décidées et instaurées par le pouvoir politique. La plus importante, la Haute Autorité des Médias (HAM), est une instance `` entièrement contrà´lée par l`Etat ». Elle `` applique au Congo, à  quelques petites différences près, la même loi sur les médias [que celle] en place au Bénin ». Cette HAM `` ne tient absolument pas compte des réalités congolaises », martèle-t-il. Elle décrète ainsi des lois et des règles qui ne sont que celles que le gouvernement et le président congolais veulent voir appliquer. Freddy Mulongo déplore qu`au Congo, `` il n`y [ait] absolument ni diversité ni pluralité dans les opinions de la population », avant d`ajouter que `` beaucoup de médias y sont créés et dirigés par les personnalités du pays ». Au Congo, `` les médias communautaires sont marginalisés », déplore t il.

En plus du peu de liberté dans le secteur audiovisuel, Freddy Mulongo se dit `` inquiet, très inquiet » pour l`état des `` outils de contrà´le » des médias. Il espère qu`à  l`avenir, le `` CSA » du Congo ne sera pas une simple `` copie » de la HAM actuelle.

Le président de l`Arco a également évoqué la formation des journalistes au Congo. Actuellement, elle est dispensée dans cinq écoles et facultés, dont principalement l`Université de Kinshasa et les facultés catholique et protestante de la capitale. Pour Freddy Mulongo, les journalistes congolais sont assez correctement formés au pays. Mais pour lui, la formation doit tout de même être soutenue et renforcée. Il cite en exemple les journalistes français, évoquant notamment les règles d`équité et d`égalité qui doivent prévaloir dans le traitement de l`actuelle campagne présidentielle. Il est par ailleurs reconnaissant envers la France pour sa coopération dans la sauvegarde et l`amélioration de la pluralité des médias dans son pays.

Organiser des états généraux ?

Même si leur état actuel reste inquiétant, Freddy Mulongo souhaite que les futurs pouvoirs en place au Congo aient la possibilité de créer et surtout de `` démultiplier, de différencier et d`adapter les médias congolais aux attentes et à  la réalité de la vie des Congolais ». Mais pour vivre, cet espoir nécessite de significatives avancées en termes de démocratie et de liberté d`expression. Ainsi, il estime `` urgent de restructurer en profondeur les médias congolais dans les prochaines années, tout en gardant et en accentuant autant que possible les différences culturelles, ethniques, sociales des citoyens congolais ».

Mais, pour obtenir une meilleure qualité de l`audiovisuel congolais, il est urgent de tout remettre sur table, lors de véritables états généraux des médias. Pour lui, ces états généraux doivent permettre de réduire l`étendue du pouvoir politique sur les radios et télévisions alternatives et locales. Pour exemple des atteintes à  la liberté d`expression, Freddy Mulongo explique que Réveil FM a dà» couper son émetteur, au motif qu`il `` brouille les fréquences et les ondes de la radio interne de l`aéroport international de Kinshasa »...

Charles DOS SANTOS

Kisangani: une radio communautaire fermée par la Soneca

Publié le jeu, 12/01/2006 - 17:17 | Actualité National

La Radio Communautaire `` Mwangaza » n`émet plus depuis ce mercredi 11 janvier 2006. Elle a été fermée par la Société nationale des Editeurs, Compositeurs et Auteurs (Soneca) section Province Orientale après réquisition auprès du procureur général. La Soneca reproche à  cette chaîne de ne pas payer les taxes pour diffusion de la musique sur ses antennes depuis son ouverture l`année dernière, rapporte radiookapi.net

Jean-Pierre Lifoli Balea, directeur de cette radio communautaire qualifie cette mesure d`injuste : `` Je suis désolé. La décision concerne toutes les radios et toutes les chaînes de télévision opérationnelles dans la Province Orientale. Pourquoi la Soneca doit-elle choisir seulement la Radio communautaire Mwangaza ? Pourtant, d`autres chaînes sont libres et n`ont pas payé de taxes pour la musique qu`elles diffusent…Toutes ces personnes ne sont pas inquiétées, sauf la Radio Mwangaza.»

Pour sa part, le directeur intérimaire de la Soneca dit avoir pris cette décision après en avoir informé au préalable le responsable de cette radio. Mitangala Sele Mbayo Jean Claude indique que la facture des redevances a été portée à  la connaissance du directeur de cette radio depuis le 28 mars 2005. Cette facture, a-t-il dit, a été établie par la direction générale de la Soneca à  Kinshasa. ``Nous avons déposé cette facture en bonne et due forme à  la Radio Mwangaza. Nous nous sommes entretenu avec le directeur de cette station radio. Il a été convenu qu`il puisse s`acquitter normalement de ces redevances. Jusqu`aujourd`hui, il n`a payé aucun rond», a expliqué le directeur intérimaire.

Surpris, le président de l`Association des radios communautaires au Congo, Arco, juge cette mesure arbitraire. Freddy Mulongo invite la Soneca à  revenir sur sa décision : ``Fermer la Radio communautaire Mwangaza le jour même où la CEI publie les résultats du référendum, c`est un acte arbitraire. Et puis les radios associatives et communautaires sont des radios non marchandes. On ne peut pas leur imposer des taxes comme si elles étaient des radios commerciales ou des radios publiques. La Soneca ne pouvait pas s`attendre à  ce que la Radio Mwangaza paie cette facture comme si elle était une boutique…»

Pour le président de l`Arco, il est important que la Soneca revienne rapidement sur cette décision que Freddy Mulongo qualifie d`arbitraire. `` Nous ne demandons qu`une réouverture immédiate de cette radio qui doit jouer son rà´le citoyen en informant la population de Kisangani», martèle-t-il.

Enfin, le président de l`Arco invite la Soneca à  éviter la politique de deux poids deux mesures en appliquant une taxe généralisée à  toutes les radios.

Menace de Fermeture des Radios et Télévisions Privées du Bas - Congo by AMARC Wednesday June 27, 2001

AMARC Afrique se joint aux membres progressifs de l'ARCO Kinshasa pour condamner sans réserve la menace de fermeture de stations des radios Privées du Bas-Congo, en République Démocratique du Congo.

AMARC-Afrique tient à  rappeler que promouvoir la communication en Afrique signifie également fournir aux périphériques, aux communautés marginalisées et rurales les moyens de participer au développement national par la connaissance et l'information. Pour le moment, Ceci ne pourra être achever que si la radio est disponible, libre et indépendante. Beaucoup des africains ne lisent pas les journaux, ils ne regardent pas la télévision et ne peuvent pas aller au cinéma; ils n'ont pas la télématique, les vidéos ou les téléphones mais ils écoutent la radio. Le seul moyen pour instruire la population.

Source : ARCO

Couriel : [email protected]

DÉCLARATION DES MEMBRES DE L'ARCO PRÉSENTS A KINSHASA, SUITE A LA MENACE DE FERMETURE DES RADIOS ET TÉLÉVISIONS PRIVÉES DU BAS - CONGO AU 30 JUIN 2001

Réunis ce jeudi 7 juin 2001 à  Kinshasa ;

Nous, membres de l'Association des Radios Communautaires de la République Démocratique du Congo (ARCO) présents dans la capitale, avons analysé avec une attention particulière la menace de fermeture des radios et télévisions privées dans la province du Bas - Congo. Cette menace est contenue dans la lettre n° AB.MIN/COM.PRES/09105/2001 du Ministre de la communication et presse adressée aux responsables des stations de radio et chaînes de télévision concernées.

Vu les répercussions que cette mesure va provoquer dans les milieux dans lesquels ces médias émettent à  cause de leur enclavement médiatique,

Tenant compte de leur importance et du rà´le que ces outils de communication sociale jouent auprès des populations de cette province,

Considérant que la commission de conformité censée veiller au respect de la loi en matière de création des stations de radios et des chaînes de télévision a été mise en place par les anciens locataires du ministère de la communication,

Sans toutefois bannir le principe de la continuité de l'Etat, demandons :

1. Que le ministère de la communication et presse prenne son temps pour examiner minutieusement le cas des médias en général à  cause de l'environnement socio-économique très précaire qu'est le leur,

2. Que les dossiers des stations de radio et chaînes de télévision communautaires soient dissociés des ceux des médias commerciaux, Se basant sur les conditions de vie assez précaires des membres de la communauté du Bas-Congo censés apporter un appui matériel et financier pour le bon fonctionnement des médias communautaires, Reconnaissant l'avenir très sombre des médias privés, commerciaux et communautaires, dans un environnement socio- économique sinistré qui est le nà´tre, Se rappelant de la destruction des restes du tissu économique de cette province du Bas - Congo lors du passage des rebelles en 1998 à  Moanda, Boma, Inga, Matadi où sont implantés le plupart de ces moyens de communication de masse,

Sollicitons du ministère de la communication :

1. D'accorder une exonération à  toutes les radios et télévisions communautaires qui œ“uvrent bénévolement pour la formation, l'information, le divertissement des populations pour obtenir le récépissé,

2. D'accorder un délai de grà¢ce d'au moins 2 ans aux radios et télévisions commerciales pour régulariser leur situation financière,

3. Aucune radio ni télévision de la province du Bas-Congo n'est à  mesure de payer 5000$ pour obtenir un récépissé car aucune station commerciale ne peut réunir ce montant en un ou douze mois dans une province sinistrée comme celle du Bas- Congo,

4. D'aider ces différentes stations de radios et télévision à  se moderniser car la majorité d'entre elles utilisent le matériel artisanaux et aident l'Etat congolais à  combler les défaillances dans le domaine de la communication en désenclavant leurs milieux médiatiquement,

Nous avons la ferme conviction que l'état gagnera plus en aidant ces stations de radio et chaînes de télévision à  continuer à  fonctionner pour l'intérêt de nos compatriotes.

Fait à  Kinshasa, le 7 juin 2001

Pour les membres de l'Association des Radios Communautaires du Congo présents à  Kinshasa :

- Freddy MULONGO, Président de l'ARCO

- Rycky MAPAMA, Réveil FM

- Paul MAKIESE, Radio Sango Malamu

- Clément NZAU, Radio catholique Elikya

- Jean NDOMBASI, Radio communautaire de Moanda

- Herbert TSHIBANDA KADIEDIEM, Kasaï Horizons Radio Télé

J-moins 15 pour que s'installe radios et télé silence dans toute la province sinistrée qu'a connu les affres de la guerre en 1998 ; la province du Bas- Congo.

Au total 8 radios communautaires sont menacés de fermeture par le Ministre de la communication et Presse, si elles n'ont pas un dossier complet notamment le récépissé du Ministère de la communication qui coà»te au bat mot 5000$ US ou 1 million 700 mille francs congolais au taux de 340 pour 1 dollar US.

Aucune radio communautaire de la province agricole et sinistré du Bas - Congo n'est à  mesure de payer cette fortune au ministère de communication et presse. Les Bas-congolais réapprennent à  vivre grà¢ce aux radios communautaires qui font de la communication et qui donnent la parole à  tous sans écusson, ni titre de mérite.

Notons que la radio et télévision nationale ne couvre pas la province du Bas-Congo.

Plus que 15 jours de vie pour les radios qui jusque là  ont informés, sensibiliser et éduquer leurs populations avec des informations de proximité et dont les animateurs et journalistes sont souvent des bénévoles.

Le Ministre de la communication et presse a décidé de fermer toutes les radios de la province du Bas- Congo ; le 30 juin 2001, jour du 41e anniversaire de l'indépendance de la République Démocratique du Congo.

L'Abbé Evariste Pini Pini, Secrétaire général de l'ARCO est arrivé hier de Kikwit pour soutenir les radios de la province du Bas-Congo.

Médias et élections : la Ham ouvre un atelier de formation des formateurs sur la `` couverture électorale »

La Haute autorité des médias (Ham) a ouvert, hier lundi 24 avril 2006 à  l`Institut congolais de l`audiovisuel ( ICA) de Kinshasa, un atelier de formation des formateurs à  l`intention des journalistes des radios communautaires de l`intérieur du pays, de la RTNC et de la capitale.

Le mercredi 26 avril 2006

Organisé avec l`appui financier de l`ambassade de France en RDC, cet atelier va s`étendre sur cinq jours, c`est-à -dire du 24 au 28 avril courant. Son objectif est de renforcer les capacités des radioteurs sur la couverture de la campagne électorale en RDC.

Premier à  prendre la parole, le président de l`association de radios communautaires et associatives (Arco), M. Freddy Mulongo a fait savoir que `` lorsque les citoyens se rendent aux urnes, c`est pour exercer l`un des leurs droits fondamentaux ». Mais pour bien le faire, il faut qu`ils soient informés sur les différents candidats et savoir pourquoi les élections sont organisées. C`est dans cette optique que les radios communautaires et autres ont un rà´le non négligeable à  jouer en informant correctement la population sur les enjeux électoraux, a-t-il ajouté.

Pour éviter d`imprimer un caractère tribal à  la campagne électorale, Freddy Mulongo a émis le vœ“u de voir les professionnels des médias travailler dans un esprit d`impartialité et d`équité.

Le formateur de cet atelier, M. Karim Fall a, pour sa part, indiqué que les journalistes congolais ont une tà¢che immense à  remplir, mais toujours est-il qu`il est satisfait de la bonne tenue relative des médias en République démocratique du Congo depuis un certain nombre de mois.

A ses yeux, cela est la résultante de leur implication et de tous les séminaires de formation organisés ultérieurement sur la couverture électorale. Dans les jours à  venir, une responsabilité plus importante attend les journalistes congolais. Mais, il a exprimé son optimisme de les voir relever ce défi.

Prenant à  son tour la parole, le représentant de l`ambassadeur de France en RDC a dit que cet atelier n`est qu`une suite logique de tant d`autres organisés depuis quelques temps dans le cadre du processus électoral en cours en RDC.

S`adressant aux participants, M. Nicolas Boissez leur a demandé de devenir des référents aux sein de leurs radios respectives en transmettant aux autres les méthodes et techniques journalistiques liées à  l`information électorale.

Pour ce qui est de la prestation des médias congolais pendant cette période, le représentant de l`ambassadeur de France a fait savoir qu`ils font du bon travail et ce, en dépit des conditions difficiles qui sont les leurs.

àŠtre des référents

M. Nicolas Boissez a remercié Karim Fall de Radio France internationale (RFI) pour avoir accepté, une fois de plus, de venir partager son expérience avec ses confrères congolais.

Quant aux associations des médias, il les a invité non seulement au dialogue, mais aussi au travail d`équipe pour un avenir meilleur de la profession journalistique. Dans son mot d`introduction, le directeur adjoint de cabinet du président de la Haute autorité des médias a indiqué qu`avec la publication des listes des candidats aux élections présidentielle et législatives, le processus électoral en RDC a atteint le point de non retour. La dernière ligne droite de la transition congolaise, fait face à  des défis qu`il faut prendre à  bras-le-corps.

Pour M. Joseph Nkashama, pendant ses trois ans d`existence, la Ham s`est attelée, avec l`appui de ses partenaires, à  assurer le renforcement des capacités des professionnels des médias tant à  Kinshasa qu`en provinces.

A l`approche de la tenue des élections générales en République démocratique du Congo et dans le but d`assurer une couverture médiatique optimale du scrutin, la Ham a jugé utile d`intensifier la campagne de formation en faveur des professionnels des médias, a fait remarquer le dircaba du président de la Haute autorité des médias empêché.

Depuis plus de quarante ans que la République démocratique du Congo attend l`organisation d`élections libres, démocratiques et transparentes. Les acteurs politiques congolais et les professionnels des médias n`ont pas une expérience approuvée dans le domaine électoral. C`est la raison pour laquelle il s`avère indispensable de prendre des précautions supplémentaires pour éviter que le scrutin ne devienne un prétexte pour la relance de la guerre.

A en croire Joseph Nkashama, la vaste étendue de la RDC et l`absence criante de moyens de communication ne permet pas à  un seul homme d`assurer la formation des journalistes de l`audiovisuel éparpillés à  travers ce grand pays.

C`est pour cette raison que les experts de l`ambassade de France en RDC ont trouvé indispensable de former sur le site de Kinshasa des journalistes qui devront partager avec les collègues de leurs provinces respectives, les connaissances et expériences qu`ils auront acquises tout au long de cet atelier. Au demeurant, le représentant du président de l`instance de régulation des médias congolais a remercié le formateur, M. Jean Karim Fall que Rfi a mis à  la disposition de professionnels des médias venus des provinces et autres agglomérations où fonctionnent des radios communautaires.

En outre, il a exprimé la gratitude de son institution à  l`ambassade de France pour l`appui matériel et financier sans lequel, cet atelier n`aurait pu se tenir.

Albert Tshiambi © Le Potentiel 25.04.2006

Les radios libres en Afrique Des radios libres se rencontrent à  Kinshasa !

par Jacques Soncin, le 29 juillet 2002

Les Radios libres continuent de se développer en Afrique. Elles ont connu un essor étonnant en Afrique de ‘Ouest et la contagion touche aujourd`hui l`Afrique centrale. Pour soutenir ce développement, Radio Réveil, la radio libre et laïque de Kinshasa a organisé une rencontre entre les radios de la sous région, sous l`égide de l`Union des radios communautaires de l`aire francophone, du 19 au 22 mars derniers. Elle a pu se tenir grà¢ce au soutien l`Ambassade de France à  Kinshasa, de Radio France Internationale, de l`Agence canadienne de développement international, de l`Institut Panos Paris et d`une Institution financière locale, la Coopeci. Cette initiative, qui a pris le nom de " Festival Fréquences libres ou le Pluralisme radiophonique ", est d`autant plus courageuse que la plupart des pays de la région sont en guerre, ou connaissent des troubles civils importants. La République du Congo, dite Congo Brazzaville, sort d`une guerre civile qui a pris des allures de génocide, le Rwanda est encore meurtri du crime abominable qui s`y est perpétré, le Tchad est à  stabilité limitée, la République démocratique du Congo, ex-Zaïre, dite Congo Kinshasa, est actuellement en guerre contre ses voisins burundais et Rwandais et a subi un véritable séisme social. Pourtant du Gabon au Burundi, en passant par le Tchad, la RDC, le Congo Brazza ou le Cameroun, la plupart des radios libres d`Afrique centrale avaient fait le voyage de Kinshasa et se sont retrouvées au Palais du peuple de la capitale congolaise.

Le colloque a été ouvert par Freddy Mulongo, directeur général de Radio Réveil, et par Dominique Sakombi Inongo, ministre de la Communication et porte parole du gouvernement de la République démocratique du Congo. Ce dernier, entré en politique sous Lumumba et qui a été de tous les gouvernements depuis lors, a tenu a préciser que même dans un pays en guerre, on pouvait autoriser des radios libres et qu`il était très attaché à  leur existence. Pendant trois jours, les radios ont travaillé sur une charte destinée à  préciser leurs missions et à  définir les axes de leur collaboration entre elles. Ce document montre le niveau de conscience des responsables de radio, la maturité de leur réflexion et la profondeur de leur engagement. (...) Cette charte a été adoptée à  l`unanimité. Les participants ont ensuite décidé de créer un Groupement des radios associatives et communautaires d`Afrique centrale. Freddy Mulongo, de Radio Réveil, en a été élu président. Zara Yacoub, de Dja FM, station associative de N`Djamena, a été choisie comme vice-présidente et Bartel Ndinga, responsable de Radio Soleil, une station proche de l`opposition gabonaise à  Libreville, a reçu le poste de secrétaire. A l`issue du Festival, les radios du Congo démocratique ont décidé de mettre en place une fédération nationale de radios libres. Cette initiative montre que rien n`arrête la volonté associative de créer des radios indépendantes uniquement soucieuses d`améliorer le sort des populations et de satisfaire leur droit légitime à  l`information et à  la démocratie. Jacques Soncin Rédacteur en chef de Fréquences libres Président de l`Urcaf

RD CONGO 03-02-2005- Les radios communautaires préparent les élections

Les radios communautaires présentes dans toute la RDC ont déjà  commencé à  préparer les élections. Proches des populations qu'elles font participer activement à  leurs émissions, elles s'efforcent d'informer sans parti pris.

`` Les élections constituent une priorité pour les radios communautaires, en tant que membres de la société civile », a annoncé avec solennité à  Kinshasa le président de l`Association des radios associatives et communautaires du Congo (Arco), Freddy Mulongo. Depuis début 2005, les radios membres de l'Arco ont mis en place plusieurs émissions et des programmes de vulgarisation pour sensibiliser les populations rurales et éveiller leur conscience sur les questions électorales.

Le principal atout de ces radios associatives et communautaires est qu'elles couvrent la majeure partie du pays. A ce jour, hormis la province de l`Equateur au nord de la RD Congo, toutes les autres ont leurs radios communautaires. Avec plus de 115 radios membres, l`Arco se présente désormais comme une alternative à  l`enclavement de nombreux territoires du pays. `` Nous sommes les seuls à  couvrir certains coins les plus reculés du pays, même à  des endroits où les routes et l`eau ne peuvent pas arriver », affirme Freddy Mulongo, président de l`Arco et initiateur de Réveil FM, une radio communautaire émettant à  Kinshasa. Car, dans les villages où ni la radio nationale, ni la télévision, ni aucun autre moyen de communication n`existe, les radios rurales sont les seuls outils qui permettent à  des populations vivant dans ces zones inaccessibles d`être informées et de faire entendre leurs voix. Ces radios couvrent généralement entre 20 et 100 km à  la ronde.

Les actifs clubs des auditeurs

Autre atout non négligeable, la maîtrise des langues vernaculaires locales. Ce qui permet aux populations de participer aux programmes de leur conception à  leur diffusion. Dans la plupart de ces radios, comme Ntemo à  Mbanza-Ngungu dans le Bas-Congo, Kilimanjaro à  Tshikapa au Kasaï Occidental ou encore Candip à  Bunia, dans la Province orientale, ce sont les auditeurs eux-mêmes qui élaborent le contenu des émissions et contribuent à  l'auto-financement de ces médias. En outre, les radios communautaires refusent toute allégeance aux pouvoirs politiques et financiers.

Ces radios comptent énormément sur les clubs des auditeurs. Ce sont de petits groupes qui se réunissent autour d`un poste radio pour suivre et commenter les informations. Les clubs des auditeurs permettent aux "radioteurs" (néologisme désignant les promoteurs des radios rurales et communautaires) de mesurer l'impact de leurs messages et de rectifier le tir. Grà¢ce à  des partenaires, l`Arco a réussi à  obtenir une centaine de postes récepteurs à  manivelles, pratiques et efficaces dans les villages où l'électricité fait défaut; des outils destinés à  renforcer et à  multiplier les clubs des auditeurs.

Mission risquée

Dans certains territoires à  haut risque comme le Nord ou le Sud-Kivu, ces médias de proximité aident les populations rurales à  mieux s'informer. C'est le cas de la radio rurale de Kanyabayonga ou encore Radio Coq du village de Lubero au Nord-Kivu, Radio Maria ou Radio Mandeleo au Sud-Kivu. En temps de guerre comme au mois de juin dernier lors de la prise de la ville de Bukavu par les hommes du général dissident Laurent Nkunda, les responsables de ces médias ont souvent été victimes d'exactions à  cause de leurs opinions.

De par leur vocation, les radios communautaires et associatives de la RD Congo sont qualifiées de radios citoyennes. Leur mission, affirme Fulgence Mungenga, enseignant en communication aux facultés catholiques de Kinshasa, `` est de défendre les intérêts des citoyens, de répondre aux goà»ts de la majorité, d`informer et d`aider à  résoudre mille et un problèmes de la vie de tous les jours… ».

Seul handicap dans le travail de ces radios, la reconnaissance juridique. La loi 96/002 portant exercice de la liberté de presse en RD Congo ne les reconnaît pas. A l'époque, aucune radio du genre n'existait dans le pays. Les responsables de l'Arco ont entamé des pourparlers avec la Haute autorité des médias (organe de régulation des médias mis en place par le dialogue intercongolais pour la période de transition) et l'Union nationale de la presse du Congo (Unpc) pour changer la donne. En attendant, les radios communautaires ont juste obtenu des autorisations pour fonctionner. Elles sont néanmoins soumises à  toutes les taxes d'exploitation auxquelles, souvent, elles sont incapables de faire face. " Nous demandons à  l'Etat de nous exonérer de certains frais pour nous permettre de répondre aux attentes de nos auditeurs", martèle Freddy Mulongo.

A. Obul'Okwess

DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO: CPJ protests wave of attacks on the press

New York, June 28, 2005—The Committee to Protect Journalists is alarmed at a recent wave of attacks on the press in Tshikapa, a town in southern Democratic Republic of Congo where authorities have detained two journalists and harassed several more. One journalist has gone into hiding after the provincial governor called publicly for his arrest, according to local sources.

On June 14 and 15, Laurent Lukengu Badimanye, a reporter with private radio station KHRT in Tshikapa, was summoned to the national security agency and asked the names of soldiers he interviewed about discontent in the military, according to the local press freedom group Journaliste en Danger (JED). The journalist refused to reveal his sources.

Léon Mwamba, the Tshikapa correspondent for private Kinshasa-based daily La Prospérité, was detained yesterday and held for 24 hours by security agents, who questioned him about a JED statement reprinted in La Prospérité on June 21. The JED statement reported the security agents' interrogation of Lukengu. Mwamba told JED that agents searched him, stripped him, and threatened his life.

Ali Tshitoko, a journalist with community radio station Radio Sumbula No. 1, was arrested today by security agents and held for more than four hours for reporting on the harassment of journalists, according to JED.

Casimir Ntwite, director of Radio Concorde in Tshikapa has been in hiding since Sunday after the governor of Kasaï Occidental province, André Claudel Lubaya, called publicly for his arrest, according to local news reports. The statement came after a broadcast on Saturday, during which Ntwite interviewed politicians from the presidential and opposition parties on the postponement of elections, according to Freddy Mulongo, president of the Congolese community radio association ARCO.

At a meeting yesterday, the Tshikapa Security Council named Ntwite, Jean Delor Kabamba of Radio Lumière, Esaï Musungayi of Radio Universelle and JED correspondent Sosthène Kambidi as "agents of unrest," according to JED. The Security Council includes the governor and members of civilian and military security forces.

"We call on Governor André Claudel Lubaya to ensure an immediate halt to these outrageous abuses," CPJ Executive Director Ann Cooper said. "Journalists must be allowed to carry out their work without fear of reprisal during this crucial transition to democracy."

06 July 2005 Soldiers in the Democratic Republic of Congo (DRC) have arrested the manager of a local radio station in the central Kasai Oriental province, the head of a private radio association said on Wednesday.

"Fortunat Kasongo, manager of the 'Mon sillon de Boya' [literally, 'My furrow from Boya'] station in Boya was arrested by a dozen soldiers on Tuesday afternoon and neither his family nor the radio have heard anything since," Freddy Mulongo said.

Mulongo, who is president of the Association of Community and Local Radios (Arco) with a membership of 136 stations across the vast country, said: "We don't know the reasons for this arrest."

He added, however, that there was "an extremely tense climate in the [two] Kasai provinces, where the heads of community radios have for several weeks been harassed by the forces of law and order".

The vast DRC is emerging from a war that devastated the country between 1998 and 2003 and undergoing a complex political transition supervised by thousands of UN peacekeepers, which had been due to lead to democratic elections by the end of June, but the process has been extended for at least six months.

Mulongo gave no indication as to what may be troubling authorities at Kasongo's station, near the provincial capital Mbuji-Mayi, but said the National Intelligence Agency (ANR) had also on Tuesday called in the heads of five community stations in Kasai Occidental and told them to hand over their "documents and statutes".

Military and administrative authorities in Kasai were unavailable for comment on Wednesday.

"This is very perverse, since some radio stations don't have the all the official documents required and they [the authorities] know this, since we have for some years been waging a trade union struggle to have bring an end to the obligation to pay a broadcast authorisation fee with a receipt from the ANR for $5 000 (4 200 euros)".

This is a huge sum of money in one of Africa's many deeply impoverished countries, ravaged by years of political turmoil, infrastructure collapse and in which the last war brought in the armies of half a dozen other countries in part because the DRC has enormous potential mineral wealth.

"The authorities use the same criteria for us as they do commercial radio networks, but for the most part our journalists are volunteers, run stations in rural areas and don't have the means to pay that kind of sum."

Arco is in negotiations with the ministry of information about the transmission fee.

Mulongo said journalists had also been "harassed" after covering recent demonstrations called by the political opposition when the transition programme was prolonged, though all parties were signatories to a peace accord signed in South Africa in 2002 which allowed for two six-month delays.

One such rally in Tshikapa was severely repressed and three people were killed.

The main opposition Union for Democracy and Social Progress (UDPS) party on Tuesday lodged a formal request with the United Nations for an investigation into the violence of June 30 which left 10 dead across the country and 30 according to opposition sources.

The UDPS, led by veteran politician Etienne Tshisekedi, also called in the document addressed to UN Secretary General Kofi Annan for the "demilitarisation of the city of Kinshasa and the withdrawal of foreign troops".

These include Angolans and Zimbabweans, who backed Kinshasa during the war, according to the party.

On June 28, Arco denounced a "public fatwa" from Kasai Occidental governor Andre Lubaya, who had arrested the director of a Tshikapa radio station for allowing opposition activists on the airwaves.

"Mon sillon de Boya" was shut down at the end of May for three days by a local tribal chief displeased with its broadcasts about the electoral process. - Sapa-AFP

Congolese Community Radio Day of Silence

Author: Tom Tshibangu | Source: MONUC - United Nations Mission in the Democratic Republic of Congo | Date: 14-02-05

In the Democratic Republic Of Congo, community radio stations have called for a radio "day of silence" to be observed on 23 February 2005, in protest of a recent government circular forbidding them to air political programs and news. These requirements, according to the Central African Association of Community Radios (ARCO), an association of over 100 religious and non-religious radios, are from the Mobutu era and should no longer apply. ARCO denounces the government's decision as an attempt to gag the media. In the following interview, Freddy Mulongo, the president of ARCO, explains the reasons for this radio "day of silence" VOA: What does it consist of, this day of radio silence you plan to organise on 23 February 2005?

Freddy Mulongo: Our action is a peaceful one first. We want the Minister to understand that associative and community radios in the Democratic Republic of the Congo are primarily social service radios that try to give a voice to each citizen. We are the voice of the voiceless. Yet, in his circular note, the Minister classifies us as thematic radios, although we provide community-orientated information, produce educational and cultural programmes and give a voice to human rights NGOs. So we don't understand why the Minister classifies us as thematic and why he forbids us to give a voice to politicians and to air news. We should not be regarded as inferior media, because we are the only radios available to people in the remotest corners of the country.

VOA: In a VOA interview a few weeks ago, Information Minister Mova Sakani accused radio journalists of defamatory remarks?

Freddy Mulongo: No I think that's going too far. There have been offending remarks about the head of State, and these were broadcast not on any one of the associative and community radios but on Canal Congo TV which belongs to Jean-Pierre Bemba, the Vice President of the Republic. The Minister of Information seems to have issued his circular note based on the situation experienced in Kinshasa. But when he sent this note to the general prosecutor, the National Intelligence Agency and the Minister of Justice, he forgot that the authorities in the country's interior act like Ajatollah's slaves. As soon they received the circular note, they immediate banned any news broadcasts from all radio stations except for the Congolese National Radio Television (RTNC). But we are real alternative media. So I think the Minister went too far beyond what he should have done. The fault is of the individual but the Minister wanted to generalise it without taking into account the reality of the media in the Democratic Republic of the Congo. When he says in his circular note that we must respect our specifications, I wonder what he means by that. The document containing these specifications was signed on 27 February 1997 and meant to apply to all media without exception. Moreover, the RTNC never signed it. If this is being imposed on associative and community radios alone, then the Minister has double standards. And we no longer want to be marginalized and threatened media. So we refuse the Information Minister's attempt to silence us.

VOA: But shouldn't your decision to organise this day of radio silence be considered a disservice to the listeners rather, as the country nears the electoral period? Freddy Mulongo: But still more serious, I think, is what the Minister is trying to do. This year 2005 is one of all stakes and, at the same time, one of all dangers, given that we are going to have elections. But the question is who the voters are going to be. The answer is: these same listeners of associative and community radios. So, by observing this day of radio silence, we simply mean to say enough is enough.

VOA: And what will you do if the Minister ignores your demands?

Freddy Mulongo: We are doing this hoping the Minister will see reason and decide in favour of a peaceful dialogue in which to clear way this confusion. In the same way he issued the first circular note, he should now write another one to all services so they stop harassing us. But if by 23 February, after our day of radio silence, the Minister still doesn't act, we will then draw all the necessary consequences.

This article originally appeared on the MONUC website.

Il faut toujours défendre la liberté d'expression !

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