Réveil FM, la première radio libre et citoyenne de Kinshasa en République démocratique du Congo !

G7: Repus, des tyrannosaures Joséphistes-Profito-Situationnistes s'agitent, sautent du radeau dictatorial d'alias Joseph Kabila à  la 25ème heure !

Le peuple congolais n'est ni dupe, ni amnésique. Le mercredi 22 avril 2015, Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard, grand requin et profito-situationniste faisait au Sénat la proposition de loi portant statut des anciens présidents de la République élus. Alias Joseph Kabila n'étant jamais élu. Modeste Mutinga Mutuishayi avec sa loi osée, insolite et inopportune, loi qui a qui a été votée au Sénat des godillots n'avait qu'un seul objectif "Sauver la tête de l'imposteur alias Joseph Kabila". Sous Mobutu Sese Seko et sous M'zée Laurent Désiré Kabila, Modeste Mutinga Mutuishayi n'avait rien. Il est le fruit d'alias Joseph Kabila. C'est ce dernier qui l'a fait sortir de la bicoque familiale de Ngaba !

Alias Joseph Kabila doit partir !

Devant l'ouragan de l'histoire de l'histoire mà»r ou pas le fruit tombe quand même. Le régime totalitaire de Kinshasa va tomber. "Congolais fungola miso Ba Ndoki ya Congo Basili Té". Des agitateurs actuels sont ceux-là  qui ont fait d'alias Joseph Kabila un dictateur totalitaire en République démocratique du Congo. Olivier Kamitatu, Modeste Mutinga Mutuishayi, Christophe Lutundula, José Endundu, Mwando Simba, Pierre Lumbi, Kyungu Wa Ku Mwanza sont mangeristes patentés. Dans le chaudron de la mangeoire d'alias Joseph Kabila depuis 14 ans, c'est seulement maintenant qu'ils s'agitent. Des politicailleurs corrompus, mangeurs à  tous rà¢teliers; experts en retournement de casaque. Mobutistes avec Mobutu, Joséphistes avec alias Joseph Kabila...demain ils reprendront le couleur de celui viendra. Réveil FM International avait fait des portraits de chacun des pseudo-démocrates de la 25ème heure que nous vous reproduisons

Olivier Kamitatu "L`Éternel Judas"

Transfuge du MLC, aux yeux de l'opinion congolaise Olivier Kamitatu apparaît toujours comme un Judas qui a trahi Jean Pierre Bemba qui avait fait de lui, le secrétaire général de son parti et président de l'Assemblée Nationale durant la transition "1+3=0". La raison de sa traîtrise, Olivier Kamitatu aurait voulu s'enrichir trop vite pour récupérer ses années engagées en rébellion. Avec l'appui de Louis Michel, Olivier Kamitatu va corrompre les députés de la transition en offrant à  chaque député (avant qu'il ne soit démis du perchoir, la précision est de taille) une Jeep X-trail pour voter à  l'avat-vite le projet de constitution de Liège qui devrait être soumis au référendum. Olivier Kamitatu sera présent au port de Boma dans le Bas-Congo lors du dédouanement(livraison gratuite à  chaque député) des jeeps.

Dans une interview accordée à  Marie France Cros de la libre Belgique en décembre 2005 lors de son passage à  Bruxelles. Le Président démissionnaire (viré du MLC pour sa traîtrise) de l'organe législatif national ne s'est pas gêné de déclarer qu'il y aurait eu un toilettage d'un texte législatif approuvé par l'Assemblée nationale, en dehors de cette institution. Cette opération s'était déroulée à  huis-clos entre individus non élus par le peuple congolais, qui s'étaient arrogé le droit de légiférer en modifiant des documents officiels dans leur salon. Toilettage? Est-ce une procédure ou une opération régie par des textes légaux ou bien une opération mafieuse en vue de satisfaire à  ses propres souhaits et caprices? de nombreux articles de la Constitution de Liège (au détriment de la riche potentialité nationale-projets et textes constitutionnels existants, expertise nationale en la matière, etc.) ont été contestés et critiqués par d`éminents spécialistes.

Des parlementaires avaient modifié à  l'insu de l'Assemblée des articles du projet de Constitution voté par le Parlement dans la version paraphée le 20 mai et publiée au ``Journal officiel». Cette version différait de la version votée et vulgarisée, par le pouvoir accru qu'elle accorde au chef de l'Etat.

Olivier Kamitatu, reconnaissait que le texte vulgarisé par la Commission électorale indépendante n'était pas celui qui, désormais, ``fait foi» ; il affirmait que seuls deux articles (78 et 139) ont été modifiés ``lors du toilettage» du texte qui précède la publication. En conséquence, l'article 78 prévoyait maintenant que le président ``nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation» et non plus ``après consultation de celle-ci». La modification de l'article 139, précisait M. Kamitatu, donnait au ``Premier ministre» et non plus au ``gouvernement» le pouvoir de saisir la Cour constitutionnelle pour déclarer une loi non conforme.

Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard, grand requin

Sous Mobutu Sese Seko et sous M'zée Laurent Désiré Kabila, Modeste Mutinga Mutuishayi n'avait rien. Il est le fruit d'alias Joseph Kabila. C'est ce dernier qui l'a fait sortir de la bicoque familiale de Ngaba ! C'est à  alias Joseph Kabila qui a nommé Modeste Mutinga Mutuishayi à  la Présidence de la Haute Autorité des Médias (HAM). Pour récompenser alias Joseph Kabila de sa nomination Modeste Mutinga Mutuishayi priva 70 millions de congolais du débat démocratique inscrit dans la Constitution de la Transition "1+3=0" de 2002 à  2006. C'est en accord et deal avec alias Joseph Kabila que Modeste Mutinga Mutuishayi fut nommé Rapporteur au Sénat. Modeste Mutinga Mutuishayi doit tout à  alias Joseph Kabila !

Sans vergogne, fît de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), un étouffoir de la liberté de la presse. Autocrate, arriviste et parvenu, Modeste Mutinga Mutuishayi devint un pitbull prédateur qui mordit la liberté d'expression en République démocratique du Congo. Juge et partie, président d'une instance de régulation des médias, il s'octroya Radio 7 et Télé 7, sans que cela ne gène sa petite conscience. La Haute Autorité des Médias se transforma en institution de censure à  tour de bras. Les journalistes furent muselés, les politiciens de l'opposition empêchés de s'exprimer librement et les médias fermés. Une pluie de sanctions s'abattit sur les journalistes qui ne tentaient que de faire leur travail. Ex-gendarme de Mobutu, censeur de surcroît, le chauve de la HAM, Modeste Mutinga Mutuishayi excella dans sa volonté de vouloir caporaliser les journalistes et médias. On se rappellera ses bras de fer reccurents avec le Ministère de la presse et information. Egalement ses conflits de compétence avec l'Observatoire des Médias Congolais (OMEC).

Modeste Mutinga Mutuishayi se voulait un "Bulldozer", il s'avère qu'il ne sera qu'un petit pitbull famélique, corrompu. Dans son autocratie avérée, Modeste Mutinga Mutuishayi ira jusqu'à  suspendre des émissions à  téléphones ouvert, ainsi que des reportages en direct et des faux directs des matches populaires ou toute autre manifestation publique à  caractère politique. Prédateur de l'expression, Modeste Mutinga Mutuishayi a cru qu'avec la HAM, il avait droit d'étouffer la liberté d'expression, en s'ingérant dans la manière de traiter l'information, mais aussi parce que dans sa caboche d'homme chauve, la période électorale est une période exceptionnelle qui méritait des mesures exceptionnelles de restriction des libertés constitutionnelles. Pour le sauver, ses mafieux parrains trouvèrent la parade: il fallait stigmatiser "La Congolité" pour tous les journalistes qui tentaient de savoir qui était vraiment alias Joseph Kabila ? D'où venait-il ? Quel était son parcours et cursus ? Modeste Mutinga Mutuishayi usa et abusa de l'expression "discours d'incitation à  la haine ou la violence" pour mieux activer la dérive répressive, la vague des sanctions, d'interdictions et de suspension des chaînes de télévision et stations de radios. Étouffoir de la liberté d'expression, la fameuse Haute Autorité des Médias avec Modeste Mutinga Mutuishayi a souvent péché par un excès d'autoritarisme et abus de pouvoir.

Où est le rapport Lutundula sur le pillage des ressources ?

Qu`il s`agisse du rapport Lutundula sur les contrats miniers signés entre 1996 et 2003 ou du rapport final de la commission mise en place par le gouvernement en vue de la révisitation des contrats et conventions minières, l`on se trouve devant deux grands dossiers classés jusque-là  `` secret défense ». Seule une frange des apparatchik, les privilégiés du pouvoir AMP-UDEMO-PALU y ont eu accès alors que le premier a été intégralement initié par le Parlement sans qu`il n`en ait débattu en plénière. Le deuxième, par contre, garde toujours jalousement son grand secret. Jamais la vérité n`a explosé sur des évidences de compromission avancées par divers commentateurs. Là  aussi , les Congolais ont droit de savoir.

Paris 21 avril 2006, dans le cadre du programme d`invitation des personnalités d`avenir du ministère des Affaires étrangères, Philippe Bastelica, directeur des relations internationales, avait reçu, M. Christophe Lutundula Pen'Apala, à  l'époque député et Secrétaire général du Mouvement Solidarité pour la Démocratie et le Développement. Récupéré, devenu membre influent de l'Alliance mouvance présidentielle (Amp), Christophe Lutundula a été 1e Vice-président de l`Assemblée nationale jusqu'à  l'éviction de Vital kamerhe le président du Bureau en février 2009.

Est-il vrai que le Congo a été vendu à  vil prix aux multinationaux ? Par qui? Comment?

Le nouveau code minier a, pratiquement, décrété que les mines congolaises sont des biens `` jetables ».

Selon cette loi, l`Etat, propriétaire du sous-sol, perçoit un loyer annuel par carré minier (équivalent à  une superficie de 84,955 hectares).

La taxe annuelle est de 2,55 à  124,03 dollars américains pour les permis de recherche. On paie 195 dollars par carré et par an pour la petite mine, 425 pour la mine industrielle et 680 pour les rejets miniers.

Ces taux représentent au mieux 1/15.000 ème de l`impà´t foncier le plus élevé.

Il n` y avait aucune urgence à  faire tourner la planche à  concessions minières. Cela n`a rien rapporté au financement de la période de Transition. Il en est de même des autorisations d`exporter les minerais qui s`arrachent à  3.000 dollars, comme si la République était dans le besoin d`investisseurs pour 3000 dollars.

Au Katanga, la firme Adastra Minerals a été présentée comme un modèle du succès du Code Minier. Il a été assuré que grà¢ce à  taxe superficiaire annuelle, la Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT) à  Kolwezi fournirait au Gouvernement des moyens importants pour financer le social et l` économie du Congo. Mais le gisement qui recouvre environ 20 carrés miniers, ne fournira qu` environ 15.000 dollars américains, en taxe superficiaire annuelle.

Les gîtes de Kingamyambo et de Musonoi contiennent 112,8 millions de tonnes de rejets de la raffinerie de la Gécamines avec une teneur de 1,49 % de cuivre et 0,32 % de cobalt permettant d`assurer pendant 50 ans, une production annuelle de 7.000 tonnes de cobalt et de 42.000 tonnes de cuivre. Adastra Minerals a décroché tout cela ainsi que 87,5 % du capital de KMT au moyen d` une promesse de payer 15 millions de dollars à  la Gécamines.

Ce montant de 15 millions correspond, en fait, à  une semaine et demi de production sur les 50 ans annoncés d`exploitation !

Les nouveaux investisseurs tiennent tous un langage qui déroute de la réalité qu`on leur a bel et bien vendu le Pays.

Chose plus grave, les 64 % des richesses minérales données gracieusement ne garantissent pas la durée de perception de ces taxes de misère.

La longévité d`une activité minière dépend des investissements et du professionnalisme des opérateurs, de leur discipline et des techniques d`exploitation utilisées.

Sur le terrain, les opérateurs miniers qui ont été investis par le CAMI n'élaborent pas de véritables études de faisabilité, tel que l'exige le Code Minier, pour garantir un minage professionnel, profitable et de longue durée.

Les études environnementales ne sont pratiquement jamais réalisées, et les populations ne sont pas consultées.

Ce qui prévaut actuellement, c`est de ramasser ou de racler les minerais pour exporter un maximum de produits avec un minimum de valeur ajoutée. Partout, c`est une exploitation sauvage et non professionnelle des filons les plus riches.

Au Katanga, par exemple, les minerais sont maintenant extraits avec des pelles et des pioches, lavés et écrasés à  la main alors qu`on y avait introduit des pelleteuses mécaniques depuis un siècle et qu` il y a des laveries, des concentrateurs et des raffineries.

A la place du cuivre et du cobalt qui titraient du 99 % en métal, on exporte des minerais bruts ou de grossiers alliages, concentrés ou sels minéraux de faible teneur. Les ponctions minérales désordonnées abrègent la durée de vie des gisements, elle diminue brutalement leur valeur avec une augmentation des coà»ts, voire l'impossibilité d'une exploitation industrielle future.

Au Katanga, l`entreprise Générale Malta Forrest avait épuisé sauvagement les mines de Kasombo (I) et de Kasombo (II), en prélevant les remblais et les filons les plus riches. La Ridgepointe Overseas Development Limited avait totalement anéanti l'exploitabilité de la mine de Kabambankola, la plus riche au Monde en cobalt. Kabambankola reste riche sur papier, mais inaccessible et inexploitable.

Ce gà¢chis national permet de dire que les richesses du pays ont été vendues. Et pour ajouter à  la désinformation, le directeur général du Cadastre minier (CAMI), Jean-Félix Mupande, a affirmé que 82 % des bénéficiaires de concessions minières sont des Congolais, parce que 82 % des titres miniers sont aux mains de sociétés de droit congolais, pour 464.542 km2. L` expert national compare ce pourcentage avec les 10 % allouées aux personnes physiques congolaises (35.022 km2), 6 % aux sociétés étrangères (58.723 km2) et 2 % aux personnes physiques étrangères (13.409 km2). Il conclut immédiatement que le pays n'a pas été vendu aux étrangers puisque les entités nationales s`arrogent 92 % de la superficie concédée en trois années de fonctionnement et de gouvernement de Transition.

Selon lui, toujours, le bruit selon lequel le pays serait vendu ne serait que folles rumeurs, et c` est à  tort que des voix crient encore au `` bradage » des concessions minières, notamment dans le Katanga.

La Gécamines au katanga Le Code Minier congolais éclaire cette question de la nationalité minière. La loi interdit l`acquisition de nouveaux certificats d`exploitation minière par des sociétés étrangères et immatriculées à  l` extérieur.

Les droits miniers sont l`apanage des seules sociétés locales, non pas sur la base de la nationalité congolaise de leurs actionnaires, gérants ou domiciliation fiscale, mais sur la base de leur forme juridique congolaise.

Les bénéficiaires des droits miniers peuvent être étrangers à  100 %, à  condition de créer une SPRL ou de SARL congolaise pour 3.000 dollars de frais de greffe, de notaire et d` avocat. Avec un tels critère, tous les étrangers ont crée des sociétés 100 % congolaises et le patron du Cadastre Minier les considère comme des congolais.

La vérité au CAMI est que les 6 % de sociétés officiellement étrangères, sont celles qui avaient déjà  des exploitations minières avant 2003, sous l` ancienne législation. Mais parmi les 82 % de sociétés dites congolaises, la quasi totalité sont aux mains des étrangers. Bien plus grave, la mode est aux sociétés off-shore et apatrides, domiciliées dans des paradis fiscaux (Iles Vierges Britanniques, Jersey, Luxembourg, etc.). Le cas typique du genre est celui de La Société pour le Traitement du Terril de Lubumbashi (STL), une SPRL congolaise qui ne compte que 1 % de capitaux congolais et 97 % revenant à  GTL, une off-shore. Les gisements les plus importants de la Gécamines ont été distribués à  des étrangers comme suit : 87,7 % d` étrangers dans la Kingamyambo Musonoi Tailings pilotée par Congo Minerals Developments (CMD) de Adastra Minerals, 82,5 % dans Tenke Fungurume Mining aux mains de Lundin Holdings Limited et de l'américaine Phelps Dodge, 80 % dans Comide, 80 % dans la Société Minière de Kolwezi de l'australienne Anvil Mining, 80 % dans Kababankola Mining Company de Tremalt, 80 % dans Boss Mining de Shafford Capital, 75 % dans DRC Copper Project de l'israélien Dan Gertler de la GEC, 75 % dans Kamoto Copper Company de Kinross Forrest Limited, etc.

Il aura suffi de trois petites années du couple formé par la Transition et le Nouveau Code Minier pour la distribution gratuite de 64 % des superficies minières les plus riches du pays.

L'Etat congolais ne peut donc pas refuser l'argent. Le plus grand mal congolais est un nationalisme épidermique, de façade, aveugle et improductif.

Transposé dans le Code Minier, le concept de `` la terre sacrée et inaliénable des ancêtres » a fait mettre hors commerce toutes les richesses minérales.

On ne les évalue pas du tout dans les transactions qui impliquent l`Etat. Ces mêmes richesses cédées gratuitement sont fortement valorisées par les bénéficiaires qui revendent leurs droits miniers ou encaissent des revenus boursiers vertigineux.

Illustration.

Le Zimbabwéen John Bredenkamp a revendu les avoirs de Tremalt à  la Gécamines à  Dan Gertler. En effet, Dan Gertler, 33 ans, cet Israélien décrié, aussi bien, par le Panel de l'ONU que par la Commission Lutundula pour n'avoir jamais investi, mais pillé impunément les richesses du phCongo, a, tour à  tour, obtenu des Kabila, père et fils, l'exclusivité de la vente des diamants dans la société IDI, puis le contrat EMAXON et la capture de 80 % de la production commercialisée de la MIBA.

Joseph Kabila l'a ensuite introduit dans le cuivre et le cobalt katangais avec la GEC (Global Entreprise Copper Limited devenue Dan Gertler International/Beny Steinmetz Global Resources), qui partage les gisements de Kolwezi avec Kinross Forrest Limited.

C'est le joséphiste et ancien ministre des mines M. Tuma Waku qui, après avoir négocié et conclu le marché, s'est bien servi en se faisant nommer Pdg de Copper Project Sprl à  Kolwezi, la joint-venture entre Gécamines 25 % et GEC Ltd 75 %.

Dan Gertler ne garderait que 5 % parce qu'il a aussità´t revendu ses droits aux Chinois de MCC Mineral Resources Development Co.

En 1966, Mobutu avait rectifié les fraudes de la Table Ronde Economique de 1960 en exigeant que désormais les sièges sociaux et d`exploitation seraient basés au Congo.

Cette loi est toujours en vigueur. Elle justifierait à  elle seule l`annulation de tous les contrats de joint-venture passés par la Gécamines et la Miba.

Le siège social d`une société a des répercussions directes sur la domiciliation fiscale. Le concept même de paradis fiscal des opérateurs miniers aboutit à  une exonération fiscale quasi-totale et à  un encouragement à  des opérations de blanchiment d`argent, car ces sociétés ne paient d‘ impà´ts sur les revenus congolais dans aucun autre pays sur Terre.

C`est tout le système minier congolais qui est vidé de sa substance. En effet, les mines sont données gratuitement et louées pour une taxe annuelle symbolique.

Selon le Code Minier, les ressources minérales sont rachetées au Congo en payant une redevance minière calculée sur le prix de vente de gré à  gré des produits miniers : à  savoir 1 % pour les minerais bruts, 2 % pour les produits transformés et les métaux et 4 % pour les matières précieuses.

Il est prévu que les activités minières rapportent également des impà´ts sur les profits au taux préférentiel de 30 %, en violation de l`égalité constitutionnelle devant la taxe ordinaire de 40 % à  laquelle s`ajoute une taxe sur les dividendes distribués.

Dans la réalité, les entreprises dites congolaises développent au Congo une activité minimale en valeur ajoutée locale, puis la grèvent de frais fictifs et de coà»ts miniers élevés. Dans le même temps, les véritables profits sont pompés à  l`extérieur sous couvert de services et de fournitures, avec des plus-values provenant de la tricherie sur les teneurs, et du jeu de variations des cours de métaux et de clauses commerciales pénalisantes.

Cette structure de pillage est renforcée par le fait que la plupart des ces investisseurs étrangers sont des sociétés off-shores.

Il y a des évasions fiscales, pas seulement au préjudice du Congo, mais même pour tout autre pays au Monde.

Citant le cas de la STL/GTL, le rapport Lutundula a noté comme valable la création de la off-shore GTL pour `` prévenir la double imposition ». Maintenant que ce projet a 5 années de fonctionnement, il faudrait que GTL justifie combien de bénéfices ont été réalisés et combien d` impà´ts ont été payés et dans quel pays au Monde.

Jamais la prévention de la double imposition ne pourrait signifier une exonération totale par absence totale d`imposition.

C` est ce scénario qui a été imaginé par le Code Minier. La réalité est que les véritables titulaires et bénéficiaires des 82 % des droits miniers ne paient pas d`impà´ts : ni au Congo, ni dans les paradis fiscaux, ni dans leurs propres pays d'origine.

Dans le cas de la Société pour le Traitement du Terril de Lubumbashi (STL), George Forrest n` apparaît pas dans la société congolaise, et pas davantage dans la société off-shore GTL qui ne paie rien au Congo ni à  Jersey où la firme est domiciliée.

Ensuite, la part de bénéfices de Forrest va directement à  sa société Groupe George Forrest qui est basée au Grand Duché du Luxembourg où aucun impà´t n'est payé. George Forrest est belge, mais il ne paie pas d'impà´ts en Belgique parce qu'il est domicilié au Congo.

Et au Congo, le même homme ne paie pas d'impà´ts parce qu` il n'est pas actionnaire apparent dans STL. Et ceci n'est qu'un exemple d'investisseur.

Le pays de mines "jetables" a bel et bien été vendu aux multinationaux ?

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