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Rivesaltes. Mémorial-Musée, Manuel Valls rend un hommage appuyé aux "indésirables" !

Le musée-mémorial de Rivesaltes. Photo Réveil FM International

Le Premier ministre Manuel Valls inaugure le musée-mémorial de Rivesaltes. Photo Réveil FM International

Le ruban de l'inauguration du musée-mémorial de Rivesaltes. Photo Réveil FM International

Vendredi 16 octobre, le Premier ministre Manuel Valls a inauguré le musée-mémorial de Rivesaltes. Dans son allocution, il a rendu un hommage appuyé aux "Indésirables" ceux que la France ne voulaient pas. Cinquante ans après sa fermeture, Rivesaltes que l'on nommera aussi "Le Drancy de la zone sud", dans les Pyrénées-Orientales où furent parqués dès 1939 des républicains espagnols, des juifs, des tziganes, des harkis et mêmes des Guinéens et Malgaches. Son discours était très fort ! "Tous les lieux de mémoires sont les postes avancés de cette reconquête des esprits que nous devons mener au nom de la République et de tous ceux qui se reconnaissent en elle. […] Je le dis: nous avons trop tardé. Le temps de la reconquête des cœ“urs et des esprits est venu […] Sommes nous une race où une idée», s`interroge-t-il avant de conclure ``La France est le seul pays au monde avec un Premier ministre né à  Barcelone et une ministre de l`Education née au Maroc".

J'ai eu l'opportunité de couvrir le déplacement du Premier ministre Manuel Valls à  Oradour, c'était le 10 juin 2014. Le Premier ministre participait aux commémorations du 70e anniversaire du massacre de 642 civils par les nazis dans ce village du Limousin. Manuel Valls, était venu commémorer le 70e anniversaire du massacre d`Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), il s`en était pris ``aux idéologies de mort» qui ``rà´dent» encore, dénonçant le terrorisme et les ``petits agitateurs de la mémoire» de l`extrême droite révisionniste. ``Oradour, c`est aussi une mise en garde. Pour combattre et ne jamais laisser prospérer les idéologies de mort», avait lancé le Premier ministre lors de son discours de commémoration dans le village martyr du Limousin, où 642 civils ont été massacrés le 10 juin 1944 par des troupes nazies. ``Nous le savons bien, nous le voyons trop : elles n`ont pas disparu. Elles sont là . Elles rà´dent. Elles embrigadent. Elles poussent des individus, parfois très jeunes, à  s`enrà´ler, à  prendre les armes, à  frapper au hasard, à  tuer», a déclaré Valls devant quelques centaines de personnes venues se recueillir. ``Les fanatismes, les radicalismes ont toujours leur chef, leur doctrine qui appellent à  semer la terreur, à  n`avoir aucune considération pour la vie humaine ou les populations civiles», avait-t-il fait valoir, appelant à  ``ne rien céder» et à  ``la vigilance absolue face au retour de la barbarie».

A Bogota en Colombie, dans ce mémorial pour les victimes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), enfoui sous terre, Manuel Valls qui parlaient avec la société civile colombienne n'a pas voulu quitter sità´t le lieu. Il écoutait et parlait en espagnol avec ces femmes et hommes qui ont connu les pires atrocités et qui s'engageaient dans un chemin de la réconciliation et du pardon. La guérilla des Farc en Amérique latine a fait en un demi-siècle au moins 220 000 morts.

L'inauguration du musée-mémorial de Rivesaltes par le Premier ministre Manuel Valls intervient à  peine un mois et demi après la publication de la photo du petit Aylan, enfant syrien retrouvé mort sur une plage turque, qui a secoué les consciences sur l'accueil des réfugiés du XXIe siècle.

"Le Syrien d'aujourd'hui n'est pas le juif d'hier, mais les réactions de peur, de rejet et de fermeture des Etats démocratiques, c'est le même mécanisme", estime Denis Peschanski, président du Conseil scientifique du camp de Rivesaltes. "L'Histoire convoque le présent et nous éclaire sur l'avenir".

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